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Conférence de presse conjointe du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias et du ministre des Affaires étrangères de la Bosnie-Herzégovine, I. Crnadak à l'issue de leur rencontre (MAE, 1er avril 2016)

vendredi, 01 avril 2016

Conférence de presse conjointe du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias et du ministre des Affaires étrangères de la Bosnie-Herzégovine, I. Crnadak à l'issue de leur rencontre (MAE, 1er avril 2016)Ν. KOTZIAS : Bonjour. Je voudrais souhaiter la bienvenue à mon cher ami Igor, ministre des Affaires étrangères d'un pays ami, de la Bosnie-Herzégovine qui, au prix de nombreuses difficultés, a trouvé le chemin de la paix et du développement.

La Bosnie-Herzégovine constitue un exemple positif pour notre région et nous devons tous la soutenir dans son parcours vers les institutions européennes. Nous avons discuté avec mon collègue et ami Igor des perspectives de notre coopération et avons décidé d'intensifier notre coopération au niveau institutionnel mais aussi de nos ministères des Affaires étrangères et dans une série d'autres domaines.

Nous sommes convenus de mettre de nouveau en route l'accord de 2003 qui porte sur la science, les arts et l'éducation. De développer nos relations économiques, le commerce, le tourisme et tous les autres aspects. Nos relations économiques ont fait l'objet, il y a deux semaines, du Comité interministériel mixte qui s'est réuni à Sarajevo et auquel a assisté le Secrétaire d'Etat aux Affaires économiques internationales, M. Mardas.

Nous avons parlé de notre coopération au niveau politique, de la façon dont la Grèce pourrait contribuer au parcours européen de la Bosnie et nous avons constaté les possibilités existantes dans ce sens, le soutien institutionnel ainsi que notre soutien à ce parcours.

Avec le ministre nous avons débattu des évolutions à l'intérieur de la Bosnie-Herzégovine. Le ministre est une personne optimiste. Il a une attitude optimiste à l'égard de l'avenir de ce pays et je dis toujours, en plaisantant, que la structure de ce pays est si complexe qu'elle nous rappelle celle de l'Union européenne elle-même et par ce fait seulement elle devrait devenir membre de l'Union européenne.

En outre, nous avons parlé des problèmes liés à la question des réfugiés, de la nécessité d'intensifier la coopération entre les deux Etats et entre tous les Etats balkaniques. Permettez-moi de vous donner une information. Nous sommes en train de préparer une conférence à Thessalonique qui se tiendra vers la fin du mois d'avril avec les pays voisins, l'Albanie, l'ARYM et la Bulgarie en vue de discuter de la question des réfugiés.

Cette réunion internationale sera la phase préparatoire d'une conférence plus élargie de la région à laquelle la Bosnie sera la bienvenue car c'est un pays stable ayant la volonté de donner des solutions aux problèmes contemporains.
Je voudrais encore une fois Igor te souhaiter la bienvenue dans notre ville ensoleillée. Je sais que tu connais bien notre pays mais aujourd'hui c'est la première fois qui tu viens ici en ta qualité officielle de ministre. Bienvenu et c'était pour nous un grand plaisir de discuter avec toi.

I. CRNADAK : Bonjour à tous les représentants des médias. Je tiens encore une fois à remercier M. Kotzias. Je me réjouis de la rencontre que nous avons eue l'été dernier et que nous poursuivons maintenant à Athènes.

J'aimerais signaler deux choses. Premièrement, aujourd'hui nous avons constaté que les relations entre la Bosnie et la Grèce sont bonnes et ce, non seulement en apparence mais aussi dans le fond. Il n'y a aucune question exerçant une influence négative sur nos relations. Cela tient au fait que la Grèce a été d'emblée un important partenaire pour nous au sein de l'Union européenne. Elle a compris nos problèmes, les nécessités des trois peuples, de deux entités. Son soutien était sincère et c'est pourquoi nous avons aujourd'hui une coopération aussi bonne.

Nous voulons poursuivre nos relations politiques au niveau des ministères des Affaires étrangères et avoir des contacts actifs et constructifs une fois par an au moins. Nous nous sommes mis d'accord sur la nécessité de promouvoir la coopération avec d'autres ministères et nous sommes convenus, comme vous l'avez entendu, de renouveler notre accord visant à une coopération plus étroite dans le domaine de la culture, de l'éducation et notamment au niveau des établissements universitaires, ce qui insufflera un élan encore plus important aux contacts entre nos pays.

Nous sommes convenus d'établir de bonnes relations politiques et de faire tout ce qui est en notre pouvoir dans le domaine de l'économie. Nous avons des échanges commerciaux qui pourraient être plus importants, vu les possibilités offertes par les deux pays. Nous sommes convenus d'organiser une réunion du Comité des affaires économiques commun entre la Grèce et la Bosnie puisque les deux pays ont élaboré un plan d'action dans ce domaine.

Vu donc la coopération politique et économique à laquelle vient également s'ajouter le tourisme, la culture et les sciences, je pourrais dire que nous allons dans le bon sens.

Je voudrais maintenant aborder une autre question, celle du soutien accordé par la Grèce à l'intégration européenne de la Bosnie depuis que cette dernière a soumis sa demande d'adhésion à l'Union européenne. J'ai fait part à M. Kotzias de notre intention de poursuivre les réformes, de lutter de manière plus décisive contre la corruption, d'œuvrer et de faire tout ce qui est en notre pouvoir en vue de stabiliser notre pays conformément aux structures européennes. C'est pourquoi nous demandons le soutien de la Grèce et nous voulons essayer de recevoir en 2017 le statut de pays candidat à l'adhésion à l'Union européenne.
Le soutien de la Grèce a été de nouveau renouvelé. Et, en tant que ministre des Affaires étrangères de la Bosnie-Herzégovine, j'ai le sentiment qu'au sein de l'Union européenne nous avons un très bon ami qui est la Grèce.

Nous avons également discuté d'autres questions et notamment de la question migratoire. Nous voulons que l'accord avec la Turquie soit couronné de succès et j'espère que l'application de cet accord commencera comme il a été convenu le 4 avril, c'est-à-dire lundi prochain.

Nous nous sommes également mis d'accord sur l'interconnexion des réseaux de télévision et en général sur une coopération plus étroite des deux pays dans le domaine de l'information.

Enfin, je voudrais encore une fois signaler l'hospitalité de la Grèce car nous avons également eu une rencontre avec le Président du Parlement hellénique. Je tiens à souligner que les contacts entre les deux pays revêtent une importance majeure et nous nous attendons à ce que ces contacts se poursuivent dans l’avenir proche y compris au niveau présidentiel et parlementaire.

J'aimerais encore une fois vous remercier de votre hospitalité et de l'accueil que vous nous avez réservé.

JOURNALISTE : («Station radio ERT») : Ma question concerne le ministre des Affaires étrangères de la Bosnie-Herzégovine. Vous avez parlé du problème des réfugiés et des migrants, j’aimerais votre avis sur la politique des frontières fermées suivie par certains pays des Balkans.

I. CRNADAK : La Bosnie-Herzégovine n’était pas au cœur dudit couloir balkanique, toutefois nous entretenions des contacts étroits avec tout le monde, nous discutions et suivions la situation tandis que le ministère des Affaires étrangères était prêt à réagir en cas de problèmes plus importants. Nous n’avons pas participé aux altercations. Certains pays de notre région sont arrivés au niveau le plus bas de leurs relations pour un certain temps car certains pensaient qu’ils avaient quelque chose à tirer de cette question. Ce qu’il est important de dire est que tout le monde dans notre région a compris que nous devons résoudre ce problème ensemble et qu’aucun pays ne peut faire cavalier seul et porter préjudice à un autre pays. Nous devons nous pencher sur le problème tous ensemble.

JOURNALISTE : S’agissant du parcours d’adhésion de la Bosnie-Herzégovine, la Grèce a toujours soutenu votre pays et ses efforts. Il y a un ancien accord portant sur le transfert de savoir-faire et autres détails. Pourriez-vous nous dire comment avance cet accord ?

I. CRNADAK : Notre accord et le soutien de la Bosnie-Herzégovine inclura la question du savoir-faire concernant l’intégration européenne. Nous l’avons réaffirmé aujourd’hui lors de nos discussions. Le soutien ne sera pas seulement politique, mais il concernera ce domaine particulier. J’espère que lors de notre cheminement vers l’Europe nous tirerons autant que possible profit des avantages que nous procure cet accord.

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Par exemple, deux experts de la Bosnie viennent discuter avec notre ministère de questions relatives à la politique agricole de l’Union européenne. Par ailleurs, nous sommes convenus de faire, lorsqu’ils le voudront, des séminaires sur des questions spécifiques de l’Union européenne et d’assister, par des moyens précis que je ne vais pas mentionner ici, à tout besoin pouvant émaner lors de leurs négociations avec l’Union européenne.

Je vous remercie encore, merci Igor.

I. CRNADAK : Je vous remercie également.