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Conférence de presse conjointe du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias et du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, à l’issue de leur rencontre (MFA, 25 octobre 2016)

mardi, 25 octobre 2016

Conférence de presse conjointe du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias et du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, à l’issue de leur rencontre (MFA, 25 octobre 2016)N. KOTZIAS : Bonjour à tous. Je voudrais remercier les deux interprètes qui vont nous accompagner lors de notre discussion.

C’est un grand plaisir pour moi d’accueillir aujourd’hui à Athènes mon ami Jean-Marc, une personnalité éminente de la scène politique française qui a contribué, depuis les importants postes qu’il a occupés,  à l’intégration européenne et à la bonne coopération avec la Grèce. Il est un homme inquiet, un homme sage dont les réflexions sont nombreuses et riches en leçons. Je le remercie donc d’être venu et de la discussion que nous avons eue et qui vient juste de s’achever. 

Je voudrais tout d’abord lui exprimer ma tristesse et lui présenter mes condoléances pour les cinq ressortissants français qui sont morts hier dans le crash d’un avion en Méditerranée. Même en période de paix pour assurer la paix, des vies sont perdues et sacrifiées.

Suite à la visite du Président de la France, M. Hollande en été 2016, nos deux ministères, le ministère français et le ministère grec des Affaires étrangères, ont façonné de concert une feuille de route extrêmement productive laquelle, trois mois après son élaboration, est d’ores et déjà pleinement opérationnelle, tandis que de nombreux volets de cette dernière ont été mis en œuvre.

Nous partageons avec la France des visions communes pour l’Europe. Nous voulons une Europe qui assurera à ses citoyens la prospérité et le développement et qui jouera un rôle majeur sur la scène politique internationale. La Grèce soutient avant tout la proposition formulée par la France sur la recherche et la promotion d’une solution à la question du Moyen-Orient. L’initiative prise par la France concernant la question palestinienne est, dirais-je, la dernière lueur d’espoir pour le règlement d’une question majeure. Je tiens encore une fois à exprimer notre soutien au plan français. C’est un soutien à la recherche d’une solution et j’espère que toutes les parties comprendront que tant que les problèmes ne sont pas réglés, ils s’amplifient. Par conséquent, il est très important de parvenir sans retard à une solution à travers le dialogue et l’échange de vues.

Nous partageons avec la France les mêmes préoccupations à l’égard de la guerre en Syrie. C’est une guerre menée depuis plus de cinq ans et qui s’est intensifiée depuis l’année dernière.  L’Europe est actuellement confrontée à une catastrophe humanitaire majeure.

Au lieu de garantir les droits de l’homme, comme nous le souhaitons, 400 000 personnes ont perdu leur vie, et dans le même temps, 12 à 14 millions de personnes – selon estimations – ont perdu leurs foyers et des familles entières ont été déracinées. Il n’y a pas de bonnes guerres dans la région. Elles sont toutes douloureuses et derrière elles se cachent des histoires tragiques.

Ce sont des guerres qui génèrent le grand flux des réfugiés qui est venu s’ajouter à celui de l’immigration économique. L’Europe voit bien les conséquences de ces phénomènes depuis plus d’un an, des conséquences qui sont vivement ressenties dans nos îles, les îles grecques.

C’est pourquoi, avec mon homologue français nous sommes bien d’accord que la solution à la question des réfugiés est la lutte contre la guerre elle-même.
Nous sommes convenus avec mon homologue français de l’importance que revêt l’initiative de la France sur la Libye. Nous soutenons le gouvernement d’unité nationale en Libye. Nous voulons la stabilisation de la Libye. A la fin du mois prochain, nous nous rendrons en Libye. Nous avons l’intention de renouer nos relations diplomatiques avec le pays et nous soutenons la nécessité d’intégrer dans ce gouvernement toutes les forces qui sont contre le terrorisme en Libye, des forces se trouvant soit à l’est, soit à l’ouest du pays.

Avec mon homologue nous avons abordé en détail la question chypriote. La France est le pays des Lumières et de la démocratie et elle comprend qu’il est nécessaire pour Chypre d’être un pays véritablement souverain et indépendant, un Etat membre de l’Union européenne. Il n’est pas nécessaire que nous l’expliquions aux Français, car leur histoire en dit long. 

J’ai expliqué ce qui est décrit – vous avez probablement vu la première partie – dans mon texte sur les questions de la suppression du régime des garanties et du retrait de l’armée d’occupation de Chypre, tout en assurant dans le même temps, les droits de tous les citoyens et en prenant en considération la nécessité pour tous les citoyens Chypriotes de se sentir en sécurité sur leur île. Afin que tous les citoyens chypriotes puissent rêver d’un avenir pour leurs enfants sur cette île, sur la Megalonissos.

Nous entretenons de longue date une relation stratégique très importante avec la France. La  France a toujours été aux côtés de la Grèce, que ce soit à l’époque de la dictature avec la démocratisation française ou encore pendant la période des négociations dures au sein de l’Union européenne sur les programmes qui concernent notre pays.

La France et la Grèce sont des partenaires, des amis  au sein de l’Union européenne qui partagent les mêmes préoccupations. Et je voudrais encore une fois remercier mon ami, le ministre des Affaires étrangères de la France tant de cette visite que des discussions que nous tenons et que nous avons tenues à Paris et à Bruxelles et ailleurs lorsque cela est nécessaire.

Je te souhaite la bienvenue dans notre pays et un bon voyage à Chypre où tu te rendras cet après-midi. Je te remercie encore une fois Jean-Marc.

JEAN-MARC AYRAULT: Merci Nikos, merci Monsieur le ministre. J’ai été très heureux de m’entretenir avec le ministre des Affaires étrangères de la Grèce mon ami Nikos Kotzias. Nous nous voyons souvent à Paris et aujourd’hui à Athènes. Mais beaucoup de réunions que nous avons en commun en particulier au Conseil européen des affaires étrangères.

Aujourd’hui je suis venu ici voir des amis pour profiter de leur hospitalité et celle que la Grèce nous apporte. Vous savez qu’elle est toujours conforme à sa réputation donc j’ai vu le Président de la République, entretien très chaleureux, à l’image de la qualité et de la force de l’amitié entre la France et la Grèce, mais aussi avec le premier ministre Tsipras et là un entretien en tête à tête avec Nikos.

Il arrive d’ailleurs, comme nous avons ce point commun, que nous parlions en allemand lui et moi, mais aujourd’hui nous avons fait un effort exceptionnel, nous avons parlé chacun dans notre langue pour aborder des sujets particulièrement importants pour poursuivre le dialogue approfondi que nous avons constamment.

Nous partageons en effet une longue histoire et une longue amitié, que le slogan historique que vous connaissez sûrement Grèce-France alliance, symbolise parfaitement. Et ce slogan, il avait été aussi celui de la saison culturelle de la France en Grèce en 2014, plus que jamais, il est d’actualité pour la relation entre nos deux pays.

Ce n’est pas seulement un clin d’œil au passé que je fais là, mais c’est surtout la promesse de coopération fructueuse pour l’avenir dans l’esprit du partenariat stratégique que tu viens d’évoquer Nikos et qui a été conclu en octobre dernier à l’occasion de la visite du Président de la République française François Hollande en Grèce.

Bien sûr nous avons abordé beaucoup de questions qui sont des préoccupations communes qui nous mobilisent totalement.

L’afflux massif des réfugiés et de migrants, c’est le premier point que nous avons abordé. Nous avons évoqué la mise en œuvre nécessaire de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie. Cet accord a permis de sauver des vies, de lutter contre les réseaux de passeurs. Ces passeurs qui prospèrent sur la misère des personnes qui sont jetées sur les routes, souvent à cause de la guerre mais aussi à cause de la pauvreté.

Cet accord a permis de mettre en place une gestion commune de la crise, dans l’intérêt de tous, les réfugiés, la Turquie et les États membres de l’Union européenne. Les résultats sont là mais bien sûr ils ne sont pas suffisants, les efforts doivent être poursuivis, nos efforts communs et cela dans le cadre des engagements qui ont été pris. La France a pris des engagements, elle les a pris notamment vis à vis de la Grèce, en matière d’aide notamment pour les frontières mais en aussi en matière d’engagement concernant la relocalisation de réfugiés en France.

Ces engagements nous les tenons et nous allons continuer à les tenir, comme nous avons pris des engagements par rapport à l’accord Union européenne-Turquie concernant les réinstallations en France et ces engagements nous les tenons.

Nous allons donc inscrire notre soutien à la Grèce dans la durée. Nous avons bien sûr abordé les crises majeures que connaît aujourd’hui l’humanité depuis la Seconde Guerre mondiale, les crises les plus terribles dont la première évidemment est la guerre en Syrie et qui fait tant de malheurs, plus de 300 000 morts, 10 millions de personnes déplacées et beaucoup de réfugiés. Donc notre objectif c’est l’arrêt des bombardements, c’est la reprise du processus de paix. Nous avons partagé cet objectif.

Nous avons évoqué bien sûr la lutte contre le terrorisme, en Syrie, en Irak. Nous avons abordé aussi la question libyenne. Tout cela, ce sont des défis considérables pour l’Europe et la condition pour les traiter c’est que l’Europe soit plus unie et qu’elle soit plus solidaire. Et justement c’est important de rappeler cette exigence au moment où le projet européen se trouve à un tournant, depuis le Brexit en particulier et donc nous avons parlé de l’avenir de l’Europe.

Les efforts fournis par la Grèce et le peuple grec au cours des dernières années sont considérables. Nous avons la conviction, la France, que l’Europe a besoin de la Grèce comme la Grèce a besoin de l’Europe. C’est ce qu’avait dit le Président Hollande le 9 septembre dernier lorsqu’il était venu à cette réunion ici à Athènes.
Je le disais, le gouvernement, le peuple grec ont fourni des efforts considérables, des sacrifices aussi. La France en est parfaitement consciente et ces efforts étaient nécessaires. Ils ont été décidés par les autorités grecques d’un pays souverain. Car il s’agissait de conditions prévues dans des accords qui ont été signés avec les institutions européennes.

Il faut que les engagements avec les institutions européennes soient tenus et ils le sont, on l’a vu lors du sommet de l’Eurogroupe le 10 octobre dernier avec l’annonce d’un accord de principe sur le décaissement d’une partie des 2,8 milliards d’euros prévus et ces efforts doivent se poursuivre dans le cadre de la deuxième revue de programme d’aide qui va débuter. Les autorités grecques ont fait état de leur volonté de conclure cette revue rapidement d’ici quelques semaines.

C’est une détermination sur laquelle nous allons nous appuyer pour travailler tous ensemble dans cette direction. Et dans le même temps la France est, avec d’autres états membres, engagée dans une assistance technique auprès de l’État grec à sa demande, qui lui permettra aussi de retrouver les moyens nécessaires à des politiques publiques ambitieuses au service de sa population.

Et puis je sais, nous en avons parlé avec le premier ministre et avec Nikos, je sais qu’un règlement rapide de la question de la dette est important pour la Grèce, pour les autorités grecques. Parce qu’il conditionne leur retour sur les marchés, c’est en tous cas ce que dit la Banque centrale européenne et donc il faut y être attentifs encore beaucoup de travail vous le savez mais la France souhaite non seulement que les engagements soient tenus mais que le peuple grec soit conscient que nous sommes solidaires du peuple grec dans tous les efforts qu’il entreprend pour permettre à la Grèce de réussir le redressement qu’elle a engagé avec des premiers résultats qui sont tout à fait encourageants.
Je le disais le projet européen conserve toute sa pertinence, il faut donc travailler à son renforcement en mettant en œuvre des décisions qui ont déjà été prises. J’ai évoqué la question des réfugiés, il ne faut pas seulement parler, il faut décider et il faut ensuite agir. C’est la base de la confiance.

Pour l’avenir en tous cas, l’Union européenne doit apporter des réponses concrètes aux citoyens européens pour qu’ils ne soient pas tentés par l’euroscepticisme, que leurs problèmes soient traités, réglés, entendus. Une Europe qui les protège, une Europe qui favorise la prospérité, une Europe qui ouvre des perspectives à sa jeunesse. En tous cas nous avons, la Grèce et la France, la volonté d’y contribuer ensemble, nous avons abordé la question chypriote, j’ai redit mon soutien aux pourparlers en cours, la réunification serait un formidable message d’espoir, de confiance aussi dans la capacité des deux communautés à s’entendre, dans le rôle que les pays de la région peuvent jouer mais aussi un acte majeur de confiance dans l’Union européenne avec ses valeurs et sa conception de la vie en commun.

Nous avons évoqué des pistes de coopération nouvelle notamment dans le domaine économique. Nous avons aussi abordé, rapidement c’est vrai car nous avons manqué de temps, les coopérations dans le domaine de la culture, de l’éducation, de la recherche, de l’innovation, car nous sommes convaincus que la jeunesse est un formidable atout pour nos deux pays.

C’est en tous cas l’impression que j’ai eue lors de mes rencontres avec les représentants de la société civile hier soir par l’initiative de l’Ambassadeur. J’ai rencontré les acteurs de la vie culturelle et scientifique, économique. Il faut renforcer les échanges entre étudiants, renforcer la coopération en matière d’innovation. La Grèce est l’un des pays d’Europe qui a la plus forte concentration de start-up et cela ne se sait pas assez, et il faut le dire, le répéter, et se mobiliser encore davantage.

Notre ambassade organise bientôt un Forum qui va concerner les entreprises françaises et grecques qui peuvent travailler ensemble notamment dans le domaine de l’énergie, dans le domaine du développement durable et je crois que c’est vraiment des signes très importants que la coopération entre la Grèce et la France non seulement existe mais va se renforcer pour l’intérêt de chacun de nos pays. Encore merci Nikos de ton accueil, encore une fois j’ai été heureux de venir chez toi à Athènes et pour continuer à renforcer une amitié sincère et forte.

JOURNALISTE : Une question pour M. Ayrault. M. Kotzias a affirmé qu’il avait décliné à son homologue les positions de la partie grecque à l’égard de la question chypriote concernant le régime des garanties et la question de la sécurité. Je voudrais entendre la position de la partie française à cet égard.

JEAN-MARC AYRAULT: Je l’ai dit brièvement, la France est bien sûr très attentive aux évolutions récentes, mais aussi rapides de la question chypriote. C’est un signe d’espoir depuis si longtemps.

Donc je voudrais saluer ce qui a été entrepris, qui est je crois le reflet d’un dialogue profond, sincère des dirigeants des deux communautés avec un objectif qui est de trouver une solution. C’est d’autant plus nécessaire que cette plaie qui est ouverte déchire le pays depuis 1974.

Vous savez que la France est membre du P5, membre permanent du conseil de sécurité mais aussi bien sûr de l’Union européenne et elle soutient les négociations inter-chypriotes en faveur d’une solution qui est fondée à nos yeux sur les paramètres onusiens de bi-zonalité, de bi-communalité, avec une égalité politique mais également pleinement compatible avec l’acquis européen.

La France n’est pas une puissance garante, elle ne veut pas intervenir, elle ne peut pas intervenir directement dans le processus de négociations donc je ne vais pas à Nicosie pour participer aux négociations, je vais d’abord pour rencontrer les différents responsables et les écouter. Mais aussi participer à une réflexion commune, nous y sommes prêts, la réunification de Chypre se serait un message fort en faveur de la paix et de l’unité dans une région troublée.

Nous avons besoin de ce type de message pour bâtir un avenir meilleur et je crois que cela serait formidable si nous pouvions faire la démonstration que Chypre devienne un membre à part entière de l’Union européenne.

JOURNALISTE : Une question pour M. Ayrault, vous avez évoqué la nécessité d’un règlement rapide sur la question de la dette grecque, M. Tsipras le premier ministre grec souhaiterait pour sa part un règlement avant fin 2016, mais l’Allemagne pour le moment et notamment son ministre des Finances renvoie tout éventuel règlement après fin 2017. Alors est-ce que la France a une possibilité de faire bouger la ligne allemande là-dessus, est- ce qu’elle en a la volonté et selon vous quel serait un calendrier idéal pour un aménagement substantiel de la dette grecque?

JEAN-MARC AYRAULT : Les discussions ont déjà commencé, simplement il faut aller vers des réponses plus concrètes plus ambitieuses, on sait que cette question existe et il faut la traiter.

Alors après le calendrier, bien sûr le premier ministre grec souhaite avancer vite, je le comprends, vous avez évoqué les déclarations du ministre des finances allemand qui évoque un autre calendrier.

Mais si ce calendrier est lié à une échéance électorale ce n’est pas forcément un argument suffisamment convaincant donc il faut avoir une approche rationnelle.
J’ai évoqué les différentes étapes des engagements européens et de la Grèce notamment les négociations, la deuxième revue de programme d’aide et il faut que les choses s’emboîtent au fur et à mesure et nous savons qu’il y a une question liée à la dette grecque et d’un commun accord tout le monde l’a admis et la Banque centrale européenne d’ailleurs évoque elle-même la nécessité de traiter cette question si on veut que la Grèce puisse bénéficier des marchés financiers et des aides que la Banque centrale européenne apporte à tous les pays concernés.

Je crois qu’effectivement cette question doit être abordée. Plus tôt on l’abordera, cela ne veut pas dire que l’on aura la solution, mais mieux cela sera, il ne faut pas laisser de doute sur la bonne volonté des uns et des autres de travailler ensemble.

Donc c’est une discussion, il faut l’avoir sereinement, ne pas s’envoyer des formules à travers les médias. Je sais que les uns et les autres sont conscients des efforts qui ont été faits par la Grèce, il faut en tenir compte, il faut aider la Grèce à réussir et la Grèce est en train de réussir. Il ne faut pas perdre de temps pour consolider ce qui a été entrepris ici.

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : En conclusion, je voudrais encore une fois remercier mon ami, le ministre des Affaires étrangères de la France pour sa présence ici. Je voudrais remercier la France de son soutien – tant au niveau bilatéral qu’au niveau de l’Union européenne – aux questions ayant trait à la position de la Grèce concernant le programme financier et la dette.

Je voudrais seulement faire deux remarques. La première est qu’en Europe, toutes les parties doivent honorer leurs engagements. Il n’y pas d’accord qui ne concerne qu’un seul pays, tel que la Grèce. L’accord nous concerne tous et il est nécessaire que les exemples historiques soient pris en considération dans la mise en œuvre de ce qui a été convenu. Il ne faut pas adopter à l’égard de la Grèce un comportement plus dur que celui qu’ont adopté les alliés vainqueurs en 1953 à Londres, à l’égard d’un pays qui a déclenché la Seconde guerre mondiale et qui n’a pas remboursé deux prêts datant des années 20’.

Ma deuxième remarque est que la solution  à la question Chypriote doit être une solution juste. Une solution européenne qui sera au service de Chypre, du peuple chypriote – de tous les citoyens de Chypre – et cela doit être le seul critère. Les intérêts des tiers ne peuvent pas être le principal critère.

Je vous remercie de votre  présence. Bonne continuation et bon voyage à la délégation française qui se rend à Chypre.