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Conférence de presse du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias lors de la deuxième Conférence de Rhodes sur la Sécurité et la Stabilité (Rhodes, 23.05.2017)

mercredi, 24 mai 2017

Conférence de presse du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias lors de la deuxième Conférence de Rhodes sur la Sécurité et la Stabilité (Rhodes, 23.05.2017)N. KOTZIAS : La 2e Conférence de Rhodes sur la Sécurité et la Stabilité en Méditerranée orientale s’est achevée avec succès.

L’année dernière, 11 Etats et délégations au total avaient participé à la Conférence, cette année il y a 20 délégations, 10 pays du Golfe – deux organisations internationales du monde arabe – ainsi que l’Indonésie en qualité d’observateur. Par ailleurs, nous avons eu la participation de 7 Etats membres de l’Union européenne et de l’Europe en général.

La Conférence de Rhodes est une autre initiative que nous avons développée en tant que ministère des Affaires étrangères et compte parmi les 14 nouvelles actions institutionnelles internationales que nous avons entreprises. Elle est l’une des trois initiatives qui sortent de l’espace de l’Union européenne et des modèles de coopération tripartites existants.

Récemment, nous avons organisé à Athènes le Forum des anciennes civilisations avec la participation de 9 Etats : de la Chine jusqu’à la Bolivie et le Pérou. Lors de la rencontre qui s’est tenue, nous avons eu des contacts bilatéraux avec toute une série d’Etats  - notamment l’Egypte et la Bulgarie – et avons décidé avec la Bulgarie de promouvoir deux nouveaux modèles de coopération tripartites : le premier comprend la Grèce – la Bulgarie – l’Arménie  et le deuxième la Grèce – la Bulgarie – la Géorgie.

Par ailleurs, nous sommes convenus de promouvoir une idée que j’ai eue depuis quelque temps sur la coopération des quatre Etats membres balkaniques de l’Union européenne avec les quatre pays de Višegrad. Autrement dit, d’avoir des contacts réguliers sur l’avenir de l’Europe entre les pays de Višegrad et les Etats des Balkans.

Bien entendu, le principal thème de la Conférence était la sécurité et la stabilité en Méditerranée orientale. La sécurité nous ne l’entendons pas seulement dans son sens strict. Nous l’entendons sous toutes ses formes, la sécurité des mers, la sécurité de l’environnement, des transports ainsi que la création de nouveaux réseaux de coopération.

En général, Rhodes, comme d’autres initiatives que nous avons prises en politique internationale, est axé sur un agenda positif. Comment nous pourrons développer la coopération et les réseaux entre ces 20 pays et organisations participantes.

Nous sommes convenus que la 3e Conférence de Rhodes, qui se tiendra à la fin du mois de juin 2018, soit axée sur la création d’un cadre et d’une structure de sécurité en Méditerranée orientale, à l’instar de la CSCE et l’OSCE que nous avons en Europe.

Afin que nous valorisions notre expérience authentique et que nous développions cette coopération.

Dans le cadre de cette conférence, nous nous sommes intéressés aux questions que nous prénommons « force douce » et « sécurité douce », une sécurité intelligente et une force intelligente. Nous avons inclus deux éléments : le premier est la préparation de l’OSCE de la Méditerranée orientale et le deuxième était la promotion de coopérations bien précises. Dans le cadre de ces coopérations bien précises, nous avons pris toute une série de décisions : premièrement, créer un groupe de diplomates expérimentés qui nous guidera dans notre travail jusqu’en été 2018.

Deuxièmement, créer un groupe directeur de jeunes diplomates qui s’occupera des différents projets que nous sommes convenus de mettre en œuvre. Ces projets incluent la coopération des universités et des centres de recherche des Etats membres qui participent à cette initiative. C’est la coopération dans le domaine économique, notamment le tourisme, les transports et aussi le soutien des PME. Nous choisirons peut-être les nouvelles technologies et l’industrie pharmaceutique. Il  y a aussi la coopération dans le domaine de la culture et à ce titre nous soutenons l’initiative de l’Egypte, pour le compte de nous tous, d’organiser un festival sur le cinéma méditerranéen avec, à sa tête, une commission composée d’Etats qui participeront à cette initiative.

Nous sommes par ailleurs convenus d’avoir une coopération sur le thème de l’immigration et d’organiser un forum au Liban sur le thème de l’immigration et des réfugiés.

Chypre s’est chargée d’organiser une rencontre sur l’économie bleue, à savoir l’économie maritime et une réunion entre des jeunes personnes. Dans le même temps, il y a toute une série d’autres initiatives.

Notre esprit – et je pense que c’est le point essentiel qui doit être compris – est que cet élément constitutionnel que nous formons, ne constitue pas une autre rencontre entre des pays arabes et européens. Ce n’est pas une rencontre entre l’UE et la Ligue arabe. Au contraire, c’est une formation unique de pays arabes et européens. Et cette formation est fondée sur le grand espace traditionnel de l’Europe du sud-est, de l’Afrique du Nord et de la Méditerranée orientale, où des contacts culturels et économiques étaient établis depuis 4-5000 ans. Des contacts qui, s’ils étaient possibles à l’époque marquée par de grands problèmes de transport, de culture et d’économie par rapport à aujourd’hui, aujourd’hui nous devons développer ces nouvelles structures, ces nouveaux réseaux de transports, de civilisation, d’économie et de lutte contre le terrorisme.

La question de la sécurité, dès lors que nous entendons stabiliser la région de la Méditerranée orientale, nous voudrions à l’avenir l’étendre au sud et à l’est.

Nous avons fait un pas sérieux en avant. Nous créons une autre organisation internationale suite à l’initiative de la Grèce qui trouve un écho plus que jamais positif. Cet écho montre que le prestige de notre pays et la reconnaissance de son rôle sont plus importants que jamais. Je vous remercie.

PORTE-PAROLE DU MINISTERE : Donnons la parole aux médias locaux qui ont d’emblée embrassé cette initiative et pour qui aujourd’hui est un jour faste.

JOURNALISTE : (question hors micro).

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Rhodes a une tradition d’union de l’espace européen ave le monde arabe. Je vous rappelle que le splendide bâtiment qui a abrité les négociations sur la création d’un Etat d’Israël et de Palestine en 1948 existe toujours. Par ailleurs, Rhodes est un espace et un point de l’horizon qui permet la rencontre de civilisations différentes qui coexistent dans la formation de cette conférence. Rhodes, du point de vue géographique, est l’étoile qui unit toutes les autres régions et les Etats. J’espère qu’il y aura une liaison aérienne plus fréquente l’année prochaine et à l’avenir entre Rhodes et les pays participants, afin de rendre l’accès plus facile.

En ce qui concerne la question des migrants et des réfugiés, comme je vous l’ai déjà dit, nous avons décidé d’organiser un Forum spécial au Liban qui comptera parmi les nombreuses réunions de préparations de notre prochaine conférence en 2018.

Autrement dit, notre décision est – entre les deux conférences – d’organiser une série de réunions préparatoires, qui faciliteront l’objectif que nous nous sommes fixés pour 2018. J’espère que nous pourrons stabiliser et promouvoir à l’avenir cette initiative de paix, de stabilité et de sécurité.

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, est-il facile pour les deux mondes, le monde arabe et européen, de coopérer et de discuter ? Quels problèmes avez-vous rencontré lors de ces initiatives qui sont les vôtres ?

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : La différence de ces rencontres est que ce ne sont pas des Européens qui rencontrent des Arabes. C’est le voisinage de la Méditerranée orientale dans lequel nous avons coexisté et continuons de coexister depuis des milliers d’années.

J’aimerais dire qu’au début – lorsque nous avons amorcé cette initiative – il y avait une difficulté, le risque de ne pas savoir si les autres Etats allaient répondre positivement. Cette année, nous avons le double de participation par rapport à l’année dernière et ce, en dépit du fait que la plupart des ministres des Affaires étrangères du monde arabe étaient la veille à Ryad, où s’est tenue une rencontre avec le Président américain, D. Trump. Malgré cela, ils sont venus et vous avez sans doute vu que ce matin est arrivé le représentant de la Libye qui devait partir de Ryad pour aller à Tripoli et venir à Rhodes via Athènes.

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, pourquoi considérez-vous que cette initiative est indispensable pour une proposition, une nouvelle structure de sécurité dans la région et comment envisagez-vous cette participation à l’avenir dans cette nouvelle structure de sécurité de pays jouant un rôle clé dans la stabilité de la région, comme la Palestine et Israël ?

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : La raison pour laquelle cette rencontre est appelée rencontre de la « Méditerranée orientale » est parce que ces deux pays ne sont pas invités. La raison est que nous voulions mettre sur pied un agenda positif. Il est bien connu que lorsque des Etats européens et arabes se rencontrent sur le Moyen-Orient, nous en venons toujours à discuter des conflits au Moyen-Orient, de la guerre de Syrie, de l’Irak.

Il y a des centaines de manifestations internationales avec le même contenu et visant le même objectif. Nous voulions enfin renverser l’agenda et discuter des points positifs. Comment nous pouvons développer des réseaux de coopération dans le domaine de la recherche, de la civilisation, de l’éducation, entre nos universités. Comment nous pouvons offrir des bourses et promouvoir des programmes de recherche uniques.

Comment pouvons-nous développer les transports ? Dans cette région s’était développé un réseau de transports, il y a 4 000 ans, lorsque ce réseau était, à certaines périodes, plus dense qu’il ne l’est maintenant. Nous aspirons donc à rétablir un espace historique, géographique, social et culturel avec de grandes traditions qui a perdu de sa force à travers la distinction « Monde arabe – Union européenne ».

Nous devons redonner cette dynamique. Et permettez-moi de vous faire part d’une pensée générale. La Grèce a vécu des années difficiles du point de vue économique. Ces années n’ont pas seulement à voir avec l’Union européenne ou avec notre politique intérieure seulement.

A mon sens, elles ont à faire avec l’environnement dans lequel s’est trouvé le pays. Nos trois voisins du nord, étaient dans une situation d’instabilité politique. Heureusement, maintenant ils vont vers la stabilité. La Bulgarie a un nouveau gouvernement, l’Albanie aura des élections dans un mois. Notre voisin au nord, Skopje a déjà eu deux élections. Nous espérons donc une stabilité.

Nous avons aussi un voisin nerveux qui a passé l’épreuve d’un coup d’Etat anti-démocratique et nous avons, plus généralement parlant, les conflits en Ukraine et à côté de nous, les guerres en Syrie et en Irak, les conflits au Yémen et en Libye.

Il est évident que cet environnement ne nous pousse pas dans le sens de plus de coopération et de croissance de notre économie. Donc nous devons mettre activement en œuvre l’agenda. Mettre des éléments positifs de synergies économiques, sociales, culturelles afin de créer un meilleur environnement pour notre économie.

Outre la thématique de la paix, de la sécurité et des relations avec les autres Etats, il y a une question d’intérêt grec : dans quel environnement se développent l’économie et la société grecques. Et nous devons l’améliorer. Nous sommes en mesure d’aider consciemment dans ce sens.

JOURNALISTE : Dans le cadre de cette conférence, vous avez eu certains contacts bilatéraux. Pourriez-vous nous donner quelques informations sur les contacts bilatéraux que vous avez eus ?

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Nous avons été très heureux de rencontrer la nouvelle direction du ministère bulgare des Affaires étrangères et qu’après Bruxelles, où la ministre de la Bulgarie a effectué une visite non officielle, sa première visite officielle a été associée à la Conférence de Rhodes.

Nous avons eu une rencontre de plusieurs heures avec la délégation bulgare, je leur ai dit ce que nous avons fait jusqu’à aujourd’hui, comment nous devons continuer ce que nous avons fait avec la direction précédente sur la stabilité et le développement de la région, tandis que je leur ai décliné les nouvelles propositions qui ont émané de mes voyages de ces derniers mois, qui étaient le modèle de coopération tripartite avec l’Arménie, le modèle de coopération tripartite avec la Géorgie et la rencontre avec les pays de Višegrad. Je pense que la direction bulgare a répondu très positivement et nous irons vers une coopération plus étroite et intense entre les deux pays.

Permettez-moi de faire une remarque de nature historique. Souvent en Europe, ils parlent de la bonne coopération entre la France et l’Allemagne, où grâce à l’UE, 150 ans, voire 200 pour certains, de conflits et de tensions entre les deux pays ont été surmontés.

Ici, je souligne que s’il y a un exemple de changement du cours de l’histoire à citer, des conflits qui sont devenus une amitié profonde, c’est le cas de la Grèce et de la Bulgarie. Depuis l’occupation bulgare pendant la 2e guerre mondiale jusqu’au fait que pour devenir empereur de Byzance, il fallait s’appeler « Bulgaroctone », qui signifie le « tueur de Bulgares ».

De tout cela il ne reste plus rien dans nos relations et c’est pourquoi je pense que la Grèce et la Bulgarie sont un exemple plus pertinent et avec une profondeur historique plus grande, d’une durée de 1 500 ans, comparé à la France et à l’Allemagne.

Par ailleurs, il y a la rencontre tripartite que nous avons eue avec l’Egypte – et que je poursuivrais après la conférence de presse – avec laquelle nous avons des relations économiques développées. Pour la première fois, nous avons eu des rencontres avec Oman qui souhaite que nos relations soient intensifiées. Nous avons eu une rencontre élargie avec l’Indonésie, qui a demandé à avoir, à l’avenir, une présence plus marquée dans cette conférence.

Je vous rappelle que l’Indonésie est le plus grand pays musulman au monde avec 280 millions d’habitants et constitue un « tigre » émergent. Il est l’un des pays – comme le Vietnam où j’étais récemment – auquel nous devons accorder une grande attention à nos fins économiques spécifiques.

Nous avons également eu une rencontre avec le Qatar, le Kuweit et l’Arabie Saoudite. Je dois vous dire que ce qui intéresse particulièrement est leur très bonne préparation en vue de leur participation à la prochaine conférence internationale que nous organiserons suite à l’initiative de la Grèce, les 1 -2 novembre de cette année, et qui concernera – c’est la deuxième en son genre – la protection des communautés culturelles et religieuses au Moyen-Orient.

Car comme chacun sait, avec les guerres en Syrie et en Irak, des communautés religieuses et culturelles exceptionnelles sont perdues et notamment les populations chrétiennes des régions, que nous devons protéger et à qui nous devons offrir un avenir dans la région.

JOURNALISTE : Il y a quelques mois, ma préoccupation était de savoir si vous réussiriez à vous départir des promesses fermes des politiciens et appliquer ce que vous vouliez dès le départ : cette Conférence sur la stabilité et la sécurité en Méditerranée orientale. Vous nous prouvez quelques mois plus tard – huit mois – que vous avez réalisé l’objectif que vous vous étiez fixé. Le prochain objectif au ministère des Affaires étrangères quel est-il, compte tenu du fait que vous coopérez avec un cadre de pays pour lesquels le code la démocratie en tant que valeur n’est pas très clair ? Autrement dit, vous devez négocier cette question politique très sensible de la démocratie de ces pays. Je vous remercie.

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Chacun sait que s’agissant de notre politique étrangère, la démocratie nous intéresse beaucoup, nos visions démocratiques, les valeurs que nous avons et nos principes qui comprennent les droits de l’homme. Et chacun sait que si l’on considère les nombreuses sociétés situées plus au sud de la Grèce, on constatera qu’elles ne répondent pas à nos normes.

J’ai toutefois deux choses à dire à ce sujet. Premièrement, ces sociétés sont des sociétés ouvertes, autrement dit des sociétés dans lesquelles de grands changements se produisent. La dernière fois que j’étais aux Emirats j’ai été surpris de voir des femmes pilotes d’avions de chasse. Cela est un exemple de société ouverte.

Et la deuxième chose que je dois souligner – je le dis à la fois avec un sentiment d’amertume et pour plaisanter – est que la défense des droits de l’homme doit avant tout garantir les vies humaines. S’il n’y a pas de personnes, alors il est superflu de parler de droits.

Et pourquoi je vous le dis, parce que certains pays occidentaux ont fait des interventions militaires en Syrie. En Syrie, 500 000 personnes ont perdu la vie, 12 à 14 millions ont été déracinées, n’ont plus de foyer, ne peuvent plus fournir de la nourriture à leur famille et un avenir pour leurs enfants et je me demande dans quelle mesure nous – pas la Grèce, mais l’Occident – avons défendu les droits de l’homme à travers cette catastrophe.

C’est pourquoi je continue de dire que notre objectif initial est la vie humaine, le respect de la vie humaine. Et pour que la vie humaine et le respect soient possibles, la stabilité et la sécurité dans la région sont très importantes.

Si quelqu’un essaie – nous ne le lui permettrons pas bien sûr – de déstabiliser l’Egypte et le Soudan qui traverse un conflit civil et plus bas la Somalie etc., il provoquera une mobilité de 150 à 200 millions de personnes. Et nous n’aurons pas à faire aux réfugiés de Syrie ou d’autres pays musulmans, mais au déplacement de dizaines de millions de personnes.

Je recommande à tous nos partenaires en Occident de ne pas l’essayer. Il est préférable de contribuer à la stabilité et la sécurité, à la bonne coopération et que tout aspect démocratique puisse bénéficier de notre soutien. Et pas le contraire. Et non pas détruire des vies humaines au nom de la démocratie, car 500 000 hommes qui se sont perdus pendant les guerres civiles et les interventions en Syrie ne jouissent plus d’aucun droit.

J’aimerais dire à cette occasion une autre chose : notre pensée en faveur du développement de la coopération en Méditerranée orientale est liée à un principe. Nous ne devons pas à l’avenir permettre à des facteurs exogènes d’intervenir dans notre région pour en faire un laboratoire d’idées et de guerres.

JOURNALISTE : Pouvez-vous nous dire deux mots sur ceux qui ont aidé à l’organisation de cette Conférence ?

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Je vous remercie beaucoup. J’aimerais avant tout remercier le ministère des Affaires étrangères et ceux qui ont travaillé d’arrache-pied à ce projet.

Deuxièmement, je voudrais remercier la Région de Rhodes et le Gouverneur de Rhodes qui nous a d’ailleurs accueillis hier dans le beau château fort de Rhodes.

J’aimerais remercier la poste hellénique (ELTA) qui nous a fait honneur en éditant un nouveau timbre. J’aimerais les remercier car ces timbres transmettent l’esprit de Rhodes – comme l’appellent mes amis et collègues arabes – dans le monde entier, où arrivent les lettres grecques. Il s’agit de notre deuxième coopération avec la poste, car il  y avait au préalable eu une impression et production de timbres spéciaux à l’occasion du forum mondial des civilisations anciennes organisé par la Grèce et la République populaire de Chine.

J’aimerais remercier tout spécialement le Secrétariat général de l’Information et la TV ERT qui ont transmis notre message dans tous les coins de Grèce. Et bien entendu merci à l’hôtel RODOS PALACE qui nous a accueillis et aura réussi à satisfaire notre très exigeante direction du Protocole que j’aimerais remercier tout spécialement. Merci à Mme Balta  notre ambassadeur et à Mme Vagena pour leur excellent travail en ce qui concerne le Protocole.

Je remercie les diplomates et nos experts qui ont préparé les textes et les documents de cette conférence. Encore une fois, il a été prouvé que pour concrétiser les bonnes idées, il faut des gens bons et authentiques.

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, je vais reprendre la parole, si vous le permettez, car hier soir il y a eu un attentat terroriste à Manchester. Vos commentaires.

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Ce matin, j’ai fait une déclaration aux journalistes qui ont eu l’amabilité de m’attendre à l’entrée de cette salle. Je suis entré, j’ai fait une déclaration à la réunion et nous avons observer une minute de silence. Et cette minute de silence, ce n’est pas seulement parce que nous avons à faire aux victimes d’un attentat terroriste, mais nous avons à faire à des enfants.

Et je me dis – étant moi-même père – qu’il n’est pire chose au monde pour un parent que de perdre son enfant. Car la perte d’une jeune personne est insensée, elle n’entre pas dans la sphère de la logique et elle est anormale. Elle n’est pas naturelle.

Ce sont nous qui devons partir en premier et nos enfants après. Les terroristes ne comptent pas les vies, ils ne comptent même pas les vies des jeunes personnes. Et dans ce sens, Manchester nous a profondément choqués. Cela m’a choqué personnellement et j’estime que le terrorisme qui est utilisé pour enlever des vies lorsque certains croyants feignent d’être la main de Dieux, est tout ce qui a de plus terrifiant et effroyable dans la vie des hommes.

Je pense que personne n’a le droit d’enlever la vie d’autrui. Personne ne peut décider de la vie des autres. Dans ce sens, notre ministère fait toujours preuve de sa solidarité aux pays, aux peuples, aux familles de ceux qui connaissent de telles pertes.

Je ne peux que réitérer ma tristesse, notre tristesse, notre douleur à tous face à des événements aussi abominables.

Je vous remercie.