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Déclaration de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères, à la chaîne de télévision ERT, à l'issue des travaux du Conseil des Affaires étrangères (Bruxelles, 6 mars 2017)

mardi, 07 mars 2017

Déclaration de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères, à la chaîne de télévision ERT, à l'issue des travaux du Conseil des Affaires étrangères (Bruxelles, 6 mars 2017)JOURNALISTE: "Immigration, relations extérieures, Libye, Égypte, telles ont été les questions figurant à l'agenda du Conseil des ministres des Affaires étrangères".

N. KOTZIAS : "Balkans occidentaux ainsi que Moyen-Orient. Je pense que c'était un grand jour pour le Conseil car ce dernier a changé sa politique vis-à-vis l'Égypte et il est passé d'un agenda constamment négatif à un agenda positif.

Autrement dit, il s'est mis à explorer les moyens et les méthodes permettant de développer les relations entre l'UE et l'Égypte, pays qui constitue un pilier de stabilité et de sécurité dans la région. Nous avons eu un brève discussion sur le dossier de l'immigration et une discussion à fond sur la crise qui affecte les Balkans occidentaux où mes collègues ont exprimé leurs préoccupations à l'égard des développements notamment en Albanie et en ARYM. Ce que nous avons souligné de notre côté était la question concernant la façon dont le plus nombre de pays perçoivent l'UE, seulement en tant que donateur et perspective de participation à un centre de pouvoir. Nous avons souligné qu'il était nécessaire de faire comprendre à tous que l'UE est un système de valeurs avec une perception démocratique des choses et que la démocratie implique que l'on doive tous être pétris d'une culture de compromis et de consensus, comme on a coutume de l'appeler. Autrement dit, les pays situés au nord de la Grèce doivent absolument disposer d'un processus démocratique élémentaire. J'ai également invité les pays voisins de ceux qui se trouvent en crise dans les Balkans occidentaux à ne pas s'exprimer à l'égard des évolutions intérieures dans ces pays, pratique que nous suivons nous-mêmes et ces deux dernières années nous n'avons jamais exprimé d'opinion en public à l'égard des évolutions intérieures qui surviennent dans leurs pays".

JOURNALISTE : " Est-ce que cette préoccupation à l'égard des Balkans occidentaux est exprimée au sein de l'UE et quel est le rôle de la Grèce à cet égard ?".

N. KOTZIAS : "Cette préoccupation est exprimée mais de plusieurs façons. Certains pensent que nous devons faciliter ces pays et faire des concessions afin de nous montrer complaisants envers eux. J'ai expliqué que ce n'était pas ça le problème. Le problème est que ces pays doivent comprendre qu'il est de leur devoir de fonctionner de manière démocratique et cela signifie adopter une approche démocratique envers les minorités et même les minorités ethniques.