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Déclaration de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères, à l’issue de sa rencontre avec A. Guterres, Secrétaire général de l’ONU (New York, 17 septembre 2017)

lundi, 18 septembre 2017

Déclaration de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères, à l’issue de sa rencontre avec A. Guterres, Secrétaire général de l’ONU (New York, 17 septembre 2017)Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Bonjour. Nous avons eu une discussion intéressante avec le Secrétaire général de l’ONU, M. Guterres, lequel a encore une fois exprimé sa solidarité à l’égard de la Grèce pour ce qui est de l’attitude dont cette dernière a fait preuve vis-à-vis de la question migratoire.

Nous avons débattu de trois questions. La première porte sur les réformes au sein de l’ONU et, à l’égard de ce point, la Grèce soutient pleinement les propositions du Secrétaire général. De plus, j’ai fait également part de notre proposition concernant la mise en place d’une instance parlementaire mondiale qui pourra rendre l’ONU plus attrayante et plus proche des citoyens. C'est une question qui demande beaucoup de travail, mais j’ai l’impression que le Secrétaire général lui-même tient aussi à ce projet.

La deuxième question porte sur l'ARYM. M. Nimetz était aussi présent. Ce dernier a rencontré, avant-hier, à Londres, M. Vassilakis pour s’entretenir de l’état d’avancement des discussions. Comme vous le savez, le pays voisin sera occupé, d’ici à octobre, avec des questions liées aux élections régionales. Après la tenue des élections, je pense que nous aurons la possibilité, à condition que l’irrédentisme sera éradiqué, d’aborder aussi la question du nom.

La troisième question était le dossier chypriote. Nous avons exprimé notre volonté de poursuivre les discussions que nous avons engagées à Crans-Montana, en nous penchant notamment sur les propositions formulées, vers la fin de la conférence, par le Secrétaire général, des propositions avec lesquelles nous étions d’accord. Par ailleurs, j’ai souligné la nécessité de maintenir également l’acquis de l’unique document de l’ONU, soumis dans la nuit du dernier jour des négociations, portant sur le cadre dans lequel seraient mises en œuvre les décisions relatives à la suppression du Traité des garanties, des droits d’intervention etc. Malheureusement, les autres parties, à l’exception de moi-même et en partie de Chypre, n’ont pas débattu dudit document. Les Britanniques l’ont en quelque sorte saboté. Toutefois, ce texte a été soumis à la table des négociations par le Secrétaire général lui-même et il constitue une bonne base pour la poursuite de nos discussions.

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, en défendant ses choix concernant l’achat de systèmes de défense antiaérienne S-400 et voulant dissiper les impressions produites par les réactions des Etats-Unis et de l’Alliance atlantique, le Président Erdogan a affirmé dans une interview que, lorsque la Grèce avait acheté les missiles S-300, il n’y avait eu aucune réaction…Voudriez-vous faire un commentaire à cet égard ?

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : On doit étudier l’histoire d’une manière plus approfondie et chercher à identifier des analogies d’une manière plus correcte. Malheureusement, je n’ai pas en ce moment le temps d’apporter des clarifications concernant les questions historiques, mais je le ferai.

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, je vous souhaite tout d’abord la bienvenue. Concernant la question chypriote, alors que l’ONU s’est intensément interrogée sur ce qui va se passer après la Conférence sur Chypre à Crans-Montana, celle-ci ne cesse de prôner la réflexion. A votre sens, comment les Nations Unies perçoivent-elles cette réflexion, vu que tout le monde sait la façon dont la Turquie se comporte, avec des violations…(?)

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : On doit retenir deux choses. La première est – et cela est à mon sens une réussite de la diplomatie grecque – que dès le début des négociations – en 2016 – tous les participants ont accepté le principe d’une négociation ouverte. C’est une négociation continue, ce que nous appelons une négociation « open ended ». Par conséquent, si toutes les parties le veulent, nous poursuivrons les pourparlers entamés dans le cadre de Genève I et Genève II à Crans-Montana. Actuellement, l’une des parties ne semble pas disposée à engager une discussion substantielle, ce qu’elle a par ailleurs aussi fait à Crans-Montana. Je pense qu’il est de notre devoir à tous d’aider, de contribuer au règlement de la question chypriote, dans l’intérêt de toute la population de Chypre – des deux communautés et des trois petites minorités – et non pas dans l’intérêt d’un pays tiers. Je vous remercie.