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Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Nikos Kotzias lors de la réunion informelle « Gymnich » des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’UE (Bratislava, 03.09.2016)

samedi, 03 septembre 2016

Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Nikos Kotzias lors de la réunion informelle « Gymnich » des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’UE (Bratislava, 03.09.2016)« Hier et aujourd’hui nous avons abordé la question de la Turquie. Le ministre des Affaires européennes de la Turquie était également présent aujourd’hui. Nous avons exprimé notre solidarité au peuple ami de la Turquie. J’ai analysé les conséquences qu’aurait eues, en cas de succès, le coup d’Etat. Dans le même temps, j’ai souligné, sur la base de notre expérience, que quel que soit le degré de colère que quelqu’un puisse avoir, il se révolte, fait face aux coups d’Etat et aux putschistes avec le sérieux qui s’impose dans de telles circonstances et ce que nous a enseigné le cas de la Grèce en 1974, c’est que nous devons faire face aux putschistes avec modération et sang froid. En utilisant la démocratie, les règles de droits et non pas en créant de nouvelles blessures. Je comprends bien les passions que déchaînent les terroristes et les putschistes en Turquie, mais la démocratie a toujours une grandeur d’âme et traite les putschistes en utilisant des moyens démocratiques.

Je salue certaines réformes qui ont été faites concernant la gendarmerie, mais aussi les efforts consentis en vue de frapper en général le rôle de l’armée en Turquie afin d’éviter que nouveaux coups d’Etat ne se reproduisent. Et en la personne de Gülen, les efforts visant à imposer des croyances religieuses à l’Etat ont probablement échoué dans une certaine mesure.

Ce qui est nécessaire, lorsqu’un coup d’Etat a lieu, est de l’envisager du point de vue de la défense de la démocratie, des institutions démocratiques et du développement des droits de la population et non du point de vue de la punition et du maintien du pouvoir car cela peut conduire aux méthodes autoritaires choisies par les putschistes. Mais le problème de l’UE est que nous ne discutons pas toujours des informations et des données dont nous disposons car c’est un peu le tournant qu’a pris la discussion lors de la réunion. Il ne suffit pas d’analyser, nous devons avoir une stratégie axée sur l’optimisation de la démocratie dans la région tout entière.

J’ai par ailleurs souligné qu’aussi bien les événements en Turquie, qu’en Egypte attestent de l’existence d’une question générale de dissémination de la démocratie d’une part, mais aussi de l’importance que revêt la stabilité et la sécurité de la région d’autre part. C’est pour cette raison, d’ailleurs, que nous organisons la conférence de Rhodes sur la sécurité et la stabilité.

Enfin, j’ai discuté de la Syrie, mais aussi des problèmes de nos frontières qui sont liées à la Syrie. Nous avons une discussion avec les pays du partenariat oriental, qui ont rapport avec les élargissements futurs de l’UE – si et lorsque ceux-ci auront lieu ».