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Déclarations conjointes du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias et de son homologue géorgien, M. Janelidze, à l’issue de leur rencontre (Tbilissi, 07.03.2017)

mercredi, 08 mars 2017

Déclarations conjointes du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias et de son homologue géorgien, M. Janelidze, à l’issue de leur rencontre (Tbilissi, 07.03.2017)N. KOTZIAS: Merci beaucoup mon cher Mikheil de votre accueil. Merci pour ce climat positif qui a prévalu lors de notre rencontre. La Géorgie est fortement appréciée du peuple grec. Comme tu as pu le constater, j’ai dans ma délégation deux diplomates qui se prénomment Georgia et Georgios. Ce qui montre les liens étroits qui nous unissent.

Je pense que ce dont nous avons convenu est très important et nous avons confirmé que les relations entre la Grèce et la Géorgie sont stratégiques. Des relations stratégiques signifient que nous essayons de développer notre relation dans tous les domaines : l’économie, l’éducation, la recherche, l’énergie et autres domaines. Une relation stratégique signifie que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que la Géorgie se rapproche davantage de l’Union européenne et que nous vous transmettions notre expérience et notre savoir-faire, en tant qu’ancien membre de l’Union européenne, et que bien sûr nous apprenions de vos propres expériences.

Je t’attends avec tes collaborateurs à Athènes, puisque je t’ai déjà adressé une invitation officielle. J’espère, jusqu’alors, développer notre coopération entre les différents ministères et les différentes directions de nos ministères. Nous sommes convaincus que la Géorgie et son peuple appartiennent à l’Europe et comme je l’ai dit, lors de nos discussions, pour plaisanter, lorsque nous dérobions le feu du Caucase, nous n’avions besoin ni de visa, ni de passer les contrôles.

Les relations entre nos deux pays remontent à des milliers d’années, ce sont des relations anciennes et comme l’attestent les dernières révélations scientifiques, ces relations remontent à la préhistoire. Par ailleurs, la Grèce, qui est un pays avec une grande histoire, un pays qui a tiré des enseignements aussi bien positifs que négatifs du système international, entretient de bonnes relations et apprécie bon nombre de ses voisins. Mais avant toute chose, nous aimons le droit et notamment le droit international. Nous sommes un pays dont la politique est fondée sur le droit international et qui, dans le même temps, le soutient. Par conséquent, nous soutenons nos droits souverains, notre intégrité et notre indépendance. Nous voulons mieux connaître les grands exploits culturels de votre pays et d'ailleurs, nous sommes convenus d'organiser - dès cette année si nous le pouvons- les semaines culturelles et notamment des manifestations cinématographiques ici, mais aussi en Grèce.

Je voulais vous féliciter - même si un petit pas a été fait, il n'en demeure pas moins que c'est un pas en avant - pour la suppression de l'obligation de visas d'entrée de courte durée dans l'espace Schengen pour les ressortissants géorgiens. Nous espérons que cette initiative donnera une impulsion au tourisme entre nos deux pays, car il y a de très belles choses et de très belles personnes, aussi bien en Géorgie, qu'en Grèce.

Je vous remercie encore une fois pour votre accueil et pour la discussion aussi productive que constructive que nous avons eue et qui, j'espère, se poursuivra pendant le séjour de deux jours de la délégation grecque, ici, dans ce beau pays qu'est la Géorgie.

M. JANELIDZE : Nos relations aujourd'hui reposent sur des liens historiques remontant à des milliers d'années.

Aujourd'hui, nous avons discuté de notre coopération qui revêt plusieurs facettes et sommes convenus que toutes les questions ayant trait à ces relations dans les domaines de la culture, de l'économie, de l'énergie, des transports, des sciences et de l'éducation, seront abordées aussi bien au niveau des instances compétentes, qu'au niveau des ministères des Affaires étrangères de la Géorgie et de la Grèce. Par ailleurs, nous avons discuté de nos coopérations bilatérales et trilatérales qui peuvent être créées entre la Géorgie, la Grèce et d'autres pays.

Dans le cadre de notre cheminement vers l'adhésion à l'Union européenne, nous sommes très satisfaits de l'aide que nous avons reçue de la part de la Grèce. Aujourd'hui, nous avons discuté des prochains pas à entreprendre dans le cadre de cette adhésion, de la libéralisation du régime des visas Schengen de courte durée des ressortissants géorgiens. Le fait que le commissaire européen, M. Avramopoulos, qui a félicité la Géorgie, soit grec est très important. Et Nikos a beaucoup aidé sur ce plan.

Nous avons abordé d'autres sujets, nous avons vu les moyens d’approfondir nos relations, d’importer les bonnes pratiques de Grèce, afin que nos citoyens puissent tirer profit de notre coopération.

Nous avons également discuté des problèmes qui existent dans des régions de la Géorgie, qui sont sous occupation. Nous avons parlé de l'intégrité des territoires de la Géorgie, mais aussi de la nécessité de régler ces problèmes de façon pacifique et, bien entendu, dans le cadre du droit international. La Grèce et la Géorgie feront tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir plus de possibilités de coopération, la paix, la stabilité, mais aussi maintenir le niveau de nos relations bilatérales et multilatérales.

Je vous remercie encore une fois pour votre visite en Géorgie. C'est un grand honneur pour nous et je suis certain que votre visite donnera une nouvelle impulsion à l'approfondissement des relations entre les deux pays.

Enfin, j'invite les hommes d'affaires grecs et déclare que nous sommes prêts à les soutenir dans différents domaines, comme l'énergie, le tourisme et les communications. Nous sommes prêts à créer des coopérations entre les sociétés géorgiennes et grecques, à renforcer les relations commerciales entre les deux pays et à mettre sur pieds des représentations des sociétés géorgiennes en Grèce et des sociétés grecques en Géorgie.