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Déclarations de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères, à l’issue de sa rencontre avec M. E. B. Eide, conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la question chypriote

jeudi, 05 janvier 2017

Déclarations de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères, à l’issue de sa rencontre avec M. E. B. Eide, conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la question chyprioteΝ. ΚΟΤΖΙΑS: Je me suis entretenu aujourd’hui avec le représentant de l’ONU, M. Espen Barth Eide. Nous avons discuté de l’état d’avancement du dossier chypriote et dans quelques jours nous nous rencontrerons de nouveau à Genève en vue de soutenir la négociation menée entre les deux communautés et dans le même temps nous nous préparons pour la conférence internationale sur la question chypriote.

JOURNALISTE: M. Eide a affirmé que si la question chypriote dépendait des deux dirigeants à Chypre, elle aurait été réglée, en insinuant que les progrès attendus n’ont pas été réalisés pour ce qui est de la question de la sécurité et des garanties.
Ν. ΚΟΤΖΙΑS: Il faudrait adresser cette question à ceux qui entravent les progrès à cet égard.

JOURNALISTE: Est-ce que vous vous préparez afin de parer à toute éventualité? Etes-vous préoccupés par quelque chose en vue de la conférence à Genève? Y a-t-il quelque chose qui vous préoccupe?
Ν. ΚΟΤΖΙΑS: Non, je pense que le devoir du ministère des Affaires étrangères et de notre gouvernement est de se préparer pour parer à toute éventualité et être en mesure de formuler des solutions alternatives.

JOURNALISTE: De quelle éventualité parlez-vous? D’un éventuel échec de la négociation?
Ν. ΚΟΤΖΙΑS: Il n’est pas question que la négociation se solde par un échec. Ce qui pourrait arriver est un retard ou un report à une date ultérieure. Cela est tout à fait différent comme vous le voyez… L’échec signifie qu’une négociation s’achève sans résultat. L’ONU nous a assuré que la négociation aura la forme d’une discussion internationale de type « open –ended », c’est-à-dire que même dans le cas de la suspension de la discussion, cette dernière ne sera pas considérée comme un échec mais elle pourra être poursuivie à l’avenir avec une meilleure préparation.

JOURNALISTE: Est-ce que la Grèce et Chypre, monsieur le ministre, forment un front commun et ont une position commune en vue de la conférence à Genève?
Ν. ΚΟΤΖΙΑS: Nous formons un front commun.

JOURNALISTE: ...est-ce qu’il y a un front commun à l’intérieur de la Grèce aussi?
N. ΚΟΤΖΙΑS: Je pense qu’en Grèce nous avons réussi – comme l’a montré le dernier conseil national sur la politique étrangère – à adopter une position commune, sur la base de laquelle nous soutenons Chypre et la position en faveur de la suppression des garanties, des droits d’intervention de n’importe quel pays à l’intérieur de Chypre ainsi que la position en faveur du retrait de l’armée d’occupation.

JOURNALISTE: Autrement dit ce que vous dites monsieur le ministre – cela est notre propre appréciation – est que la conférence internationale pourrait être annulée?
N. ΚΟΤΖΙΑS: Non, la conférence internationale aura lieu, mais elle pourrait à un certain stade être interrompue et être poursuivie ultérieurement. Cette interruption ne sera pas un désastre mais une étape dans le cadre du processus suivi. Autrement dit, les trois dirigeants pourraient peut-être discuter et donner une orientation générale et par la suite la discussion sera poursuivie au niveau des experts. Il peut arriver aussi que les trois dirigeants se mettent d’accord dès le départ. On verra. Toutefois, je voudrais souligner que si la négociation est suspendue et est poursuivie sous une autre forme, cela ne veut pas dire que la conférence a échoué. Nous voudrions assurer cela afin d’éviter que les phénomènes survenus il y a longtemps en Suisse ne se répètent.

JOURNALISTE: Avez-vous l’assurance que tous les grands acteurs, à savoir Mme Mei et M. Erdogan assisteront à la conférence?
N. ΚΟΤΖΙΑS: Pour ce qui est de Mme Mei, je pense qu’elle y assistera, mais je serai sûr demain lorsque je rencontrerai le ministre d’Etat en charge des Affaires européennes et de l’Amérique du Royaume-Uni qui est responsable de la gestion de la question chypriote de la part du gouvernement britannique. En outre, je voudrais signaler que le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni m’a demandé de dîner avec lui à Londres, entre mon déplacement à New York et à Genève.

JOURNALISTE: Est-ce que M. Erdogan participera à la conférence?
N. ΚΟΤΖΙΑS: M. Cavusoglu a publiquement confirmé que M. Erdogan assistera à la conférence de Genève.

JOURNALISTE: Est-ce que la rencontre entre M. Tsipras et M. Erdogan aura lieu finalement?
N. ΚΟΤΖΙΑS: Un grand nombre de rencontres ont lieu actuellement pour préparer le débat qui sera engagé au niveau des dirigeants, soit avant soit au cours de la conférence de Genève.