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Déclarations de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères, à l’issue de sa rencontre avec son homologue letton, Edgars Rinkēvičs (Riga, 6 septembre 2017)

vendredi, 08 septembre 2017

Déclarations de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères, à l’issue de sa rencontre avec son homologue letton, Edgars Rinkēvičs (Riga, 6 septembre 2017)N. ΚΟΤΖΙΑS : Merci Edgars. Aujourd’hui, nous avons constaté que nos points de vue ne sont pas aussi éloignés que le sont nos deux pays sur le plan géographique. Nous sommes en effet très proches les uns des autres et nous avons des intérêts communs. Nous sommes deux Etats membres de l’UE et de l’OTAN qui sont situés aux frontières extérieures. Nous avons un intérêt commun à l’égard de la défense des frontières de l’UE et du développement de sa politique de sécurité et de défense. Par ailleurs, nous appartenons tous les deux au groupe de pays de taille moyenne de l’OTAN et de l’UE. Assurer l’avenir de l’UE est dans notre intérêt commun et c’est pourquoi nous devons œuvrer à ce que le système institutionnel de l’UE demeure opérationnel.

Nous avons également discuté, comme Edgars l’a d’ores et déjà affirmé, des moyens permettant de renforcer notre coopération politique bilatérale dans un bon nombre de domaines de nos régions immédiates et élargies, telles que les Balkans occidentaux, le Moyen-Orient ainsi que la région du Partenariat oriental. En outre, nous avons débattu de la question du Brexit. Aucun d’entre nous ne salue le Brexit mais nous devons toutefois examiner les problèmes qui pourraient en découler, pour ce qui est notamment des questions relatives au budget communautaire, aux droits des ressortissants communautaires qui travaillent au Royaume-Uni, etc. Nous avons, par ailleurs, discuté de la coopération en matière de cyber-sécurité et je pense que nous aurons à l’avenir une coopération plus étroite dans ce domaine.

Nous avons invité en Grèce le Premier ministre de la Lettonie avec lequel je me suis entretenu il y a deux heures. Nous avons également invité en Grèce le Président et le vice-Président du Parlement. Et, bien entendu, l’invitation est aussi valable pour Edgars. Nous avons exploré les moyens permettant de promouvoir la coopération entre les pays des Balkans et  les pays baltes, les pays de la Méditerranée et ceux du nord. Je pense que nous avons pu constater un bon nombre d’intérêts  et d’opportunités communs, ce qui nous permettra éventuellement de forger des synergies dans le futur.

Je voudrais remercier le gouvernement de la Lettonie de son hospitalité et exprimer ma satisfaction pour la discussion très constructive que j’ai eue avec Edgars. Nous nous rencontrerons de nouveau demain.

JOURNALISTE : Les deux  pays font preuve de leur volonté commune de renforcer leurs relations bilatérales. Quels sont les domaines les plus prometteurs pour la promotion de cette coopération ?

N. ΚΟΤΖΙΑS : Tout d’abord, nous avons discuté des moyens permettant d’établir une coopération entre nos deux ministères. Nous savons tous les deux que lorsque deux ministres des Affaires étrangères parlent de coopération, ils pensent premièrement à des domaines  autres que ceux relevant directement de la compétence de leurs ministères.

La Lettonie a une grande expérience dans certains domaines, tandis que nous, avons des connaissances spécialisées et une grande expérience dans d’autres, tels que le Moyen-Orient, les Balkans – notamment les Balkans occidentaux – et le Partenariat oriental. Comme Edgars l’a affirmé, nous sommes convenus d’un programme de rencontres au niveau des directeurs politiques et des chefs des directions de nos ministères. Deuxièmement, nous avons exploré les moyens de coopération dans d’autres domaines très importants, tels que l’économie, la culture, la coopération entre les universités ainsi que la recherche et l’éducation. Nous avons également eu une discussion approfondie sur l’énergie et les transports. Pour ma part, j’ai été vraiment impressionné par le très grand nombre de domaines de coopération potentielle que nous avons identifiés. ainsi que par les possibilités offertes en la matière.

JOURNALISTE : Etes-vous satisfait du soutien accordé à la Grèce par des pays tels que la Lettonie et les pays de l’Europe du nord à l’égard de la question des migrants et des réfugiés ou pensez-vous qu’ils pourraient mieux faire ?

N. ΚΟΤΖΙΑS : Je suis satisfait du soutien de la Lettonie mais pas de celui des autres pays que vous avez évoqués.