Jeudi, 19 Octobre 2017
greek english french
Accueil arrow Actualité arrow A la Une arrow Déclarations à la presse du ministre des Affaires étrangères, Nikos Kotzias (Crète, 28.08.2016)

Déclarations à la presse du ministre des Affaires étrangères, Nikos Kotzias (Crète, 28.08.2016)

lundi, 29 août 2016

Déclarations à la presse du ministre des Affaires étrangères, Nikos Kotzias (Crète, 28.08.2016)Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Je pense que c’était une très bonne journée. Nous avons accueilli en Crète le ministre des Affaires étrangères de la Turquie. Nous nous sommes entretenus sur les dernières évolutions dans la région, la guerre au Moyen-Orient et la question des réfugiés ainsi que sur la coopération bilatérale entre la Grèce et la Turquie. Mais encore sur les relations UE – Turquie, telles qu’elles se façonnent après l’échec du coup d’Etat en Turquie que nous avons à maintes reprises condamné. Et j’ai estimé juste, puisque la rencontre a eu lieu à Crète, de venir ici, là où Zeus est né et où il a enlevé Europe, montrant ainsi la raison pour laquelle nous pensons que le peuple ami de la Turquie appartient à l’Europe et peut et doit rejoindre la famille européenne, une fois que tous les critères seront remplis.

Par ailleurs, nous sommes attachés à cet endroit puisque l’année dernière je suis venu inaugurer la place se trouvant devant le trajet menant à la grotte et qui a été baptisée « Europe ». Cela montre encore une fois que l’essence même de l’esprit, de la mythologie et de l’histoire concernant Europe est née ici et qu’Europe, cette belle femme, était issue d’un endroit qui n’est pas situé en Europe, constituant ainsi un symbole d’antiracisme et de pluralité culturelle à travers la mythologie grecque.

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, est-ce que la question de l’extradition a été abordée…

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Non, car nous avons d’emblée expliqué aux Turcs – nous nous sommes entretenus plusieurs fois au téléphone – que cette affaire sera résolue devant les tribunaux grecs sur la base du droit grec et européen, tout en ayant examiné le degré de participation de ces personnes au coup d’Etat, si participation il y a eu.

JOURNALISTE : J’imagine que vous avez soulevé la question des flux migratoires et de l’abrogation de l’accord. Est-ce une question qui préoccupe particulièrement le gouvernement grec ?

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : La Turquie, comme je le comprends, veut conserver cet accord. Pour leur part, ils soulignent que l’Europe doit conserver la partie de l’accord qui lui incombe. Nous veillons, autant que possible, à ce que toutes les parties puissent s’en tenir à ce qui a été convenu. Nous nous sommes également entretenus sur la question chypriote. La position que j’ai soumise concernant la question des garanties et de l’armée d’occupation est bien connue. Nous recherchons une solution et nous reviendrons à cette question, je dois également voir mes confrères turcs et j’espère que l’issue sera positive. Et comme j’ai coutume de le dire, la politique étrangère a besoin de bon compromis et non de « mauvais » compromis.