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Discours du ministre des Affaires étrangères lors du partage de la galette des rois (traditionnelle Vassilopita) au ministère des Affaires étrangères

jeudi, 02 février 2017

Discours du ministre des Affaires étrangères lors du partage de la galette des rois (traditionnelle Vassilopita) au ministère des Affaires étrangères«Je souhaiterais vous remercier et vous souhaiter une bonne année. Le premier mois s’est bien passé, même sans mes vœux. J’aimerais vous remercier pour votre travail et notre coopération et pour le fait que nous maintenons bien haut notre ministère. Je suis fier de notre ministère et en dépit des faiblesses, quelles qu’elles soient, je pense que nous sommes le meilleur ministère du pays et l’un des meilleurs d’Europe.

Notre personnel est hautement qualifié et compétent et animé d’un esprit de compassion. J’aimerais vous remercier tout particulièrement. J’aimerais remercier également tous les employés de toutes les branches de notre ministère qui restent au travail très tard pour être à mes côtés – ou bien très tôt le matin lorsque cela est nécessaire – pour leur sacrifice et leur foi en notre pays qui doit exercer une politique étrangère active et multidimensionnelle qui nous permet toujours d’avoir une longueur d’avance.

J’aimerais vous remercier parce que vous tous et nous tous défendons le droit international, le droit européen et nous comprenons que l’arme que possède notre pays sur la scène internationale est bien la légalité.

Et j’aimerais remercier tous ceux qui, au prix d’un dur labeur, réussissent à révéler les exceptions qui constituent une violation à la légalité, que ce soit dans notre pays – et j’entends par-là même dans notre ministère – ou du point de vue du droit international, c’est-à-dire de la légalité internationale.

Nous sommes un pays qui croit en la coexistence pacifique, en la coopération avec nos voisins, au plan international et mondial. Nous sommes un pays qui ne souhaite aucune tension avec qui que ce soit, mais qui ne fléchira pas non plus sous la pression de qui que ce soit.

J’aimerais une fois de plus réitérer que nous sommes un pays qui croit au droit international, aux institutions internationales, aux procédures internationales, que nous défendons, avec les droits de l’homme pour chaque citoyen et citoyenne. Nous sommes un pays qui promeut les relations de bon voisinage avec ses voisins. Nous avons développé les deux relations trilatérales que nous avions Grèce – Chypre – Egypte et Grèce – Chypre – Israël non seulement au niveau du ministère des Affaires étrangères, mais aussi de tous les ministères et à tous les niveaux et avons étendu nos relations trilatérales au Liban, à la Palestine et à la Jordanie.

Nous avons créé – et la première semaine de juin nous répèterons la nouvelle structure – ce que nos amis Arabes appellent l’esprit de Rhodes, à savoir la structure de sécurité et de stabilité de Rhodes dont la principale caractéristique est – et je pense que cela doit être valable pour tous les domaines de notre politique étrangère – l’agenda positif. Nous devons avoir des propositions positives, même dans les moments les plus difficiles, ou lors de conflits, mettre en avant la possibilité de développer des réseaux, des coopérations dans tous les domaines, de l’économie à la culture et la recherche.

Nous avons développé des relations de bon voisinage dans les Balkans également. Nous avons deux nouvelles coopérations : la coopération des quatre Etats membres de l’Union européenne, avec la Grèce, la Bulgarie, la Roumanie et la Croatie et nous avons la coopération transfrontalière avec nos trois voisins du nord.

Nous avons par ailleurs institué la Conférence internationale pour la protection des communautés religieuses et culturelles au Moyen-Orient et cette année, la première semaine du mois de novembre, nous l’organiserons de concert avec l’Autriche, la Jordanie et les Emirats arabes unis. Car notre pensée et notre objectif est d’inclure dans ces initiatives – seize nouvelles structures au total – des pays tiers pour pouvoir consolider ces coopérations.

Comme vous le savez, nous sommes en train de reconstituer le Centre d’analyse et de planification – aujourd’hui aura lieu la deuxième discussion sur le petit projet de loi au Parlement – et le Conseil scientifique tandis que le nouvel organigramme du ministère sera prêt dans 3 ou 4 mois je l’espère.

Par ailleurs, nous ouvrons une ambassade à Singapour, une ville – Etat qui concentre toutes les nouvelles activités de l’Asie émergente, de l’Asie du sud-est. Nous ouvrons également un consulat général à Erbil. Vous connaissez bien le rôle géostratégique que joue la région du nord de l’Irak ou autrement le Kurdistan.

Nous avons l’intention de nous impliquer de nouveau en Libye du point de vue diplomatique. Nous nous y sommes rendus récemment et avons vu notre ambassade qui se trouve dans un bon état, comme notre ambassade en Syrie.

La diplomatie grecque, la politique étrangère grecque est entendue plus attentivement aujourd’hui par rapport au passé. Nous avons réussi cela grâce à votre travail, au travail de tous les employés de notre ministère et grâce également à la contribution de nos ministres et je suis heureux d’avoir parmi nous aujourd’hui le Secrétaire d’Etat, M. Terence Quick – les autres ministres sont à l’étranger – et grâce aussi à la contribution de nos secrétaires généraux, M. Dimitrios Paraskevopoulos et M. Georgios Tsipras.

Nous allons couper un morceau de la galette pour notre ministère, notre gouvernement, je remercie aussi le Président du gouvernement, le Premier ministre, Alexis Tsipras qui soutient très activement notre politique étrangère.

Je remercie également les partis de l’opposition qui, grâce à leurs remarques critiques, nous permettent souvent d’amorcer un travail de réflexion.

Je remercie chaque travailleur au ministère qui, soit par écrit, soit par oral, nous offre la possibilité lors de réunions, rencontres ou débats d’ouvrir notre mode de pensée, de nous enrichir grâce à leurs réflexions. Nous voulons un ministère qui pense et qui ose, qui veuille et qui rêve de promouvoir – chacun de nous – l’une ou l’autre pensée et non pas qui s’inquiète de l’une ou de l’autre question.

Je vous remercie beaucoup.