Lundi, 23 Octobre 2017
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Interview du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias sur la chaîne télévisée ERT1 lors de l’émission « Proïni Zoni » - Propos recueillis par Th. Siafakas et N. Kassimati (28.09.2017)

jeudi, 28 septembre 2017

Interview du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias sur la chaîne télévisée ERT1 lors de l’émission « Proïni Zoni » - Propos recueillis par Th. Siafakas et N. Kassimati (28.09.2017)JOURNALISTE : Je pense qu’il est l’heure maintenant de passer au ministre des Affaires étrangères, Nikos Kotzias, qui nous a fait l’honneur d'être ici sur notre chaîne, ERT1, pour répondre à nos questions.
Bonjour M. Kotzias.
JOURNALISTE : Bonjour.
Ν. KOTZIAS : Bonjour Mme Kassimati, bonjour M. Siafakas.

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, nous ne savons pas par où commencer. Par le voyage aux Etats-Unis ou bien celui qui aura prochainement lieu en Turquie ? Nous allons donc commencer par votre voyage aux Etats-Unis, où vous avez affirmé – après les rencontres que vous avez eues avec le Secrétaire général (de l’ONU) – que ces rencontres ont mis en exergue la revalorisation de la Grèce et de sa politique étrangère.
Comment ces rencontres ont-elles permis de le prouver, M. le ministre ? Nous avons toujours eu des rencontres. Quel est le résultat ?
Ν. KOTZIAS : Tout d’abord, j’aimerais vous remercier de vous souvenir exactement de mes propos car il est rare que, de nos jours, en Grèce, l’on rapporte exactement ce que je dis.
Deuxièmement, il y a une grande différence : jusqu’il y a deux ans, la Grèce, en allant à l’ONU, demandait à avoir de nombreux rendez-vous. Cette année, nous n’avons demandé aucun rendez-vous car nous avons reçu trois fois plus de demandes de la part d’autres pays que nous ne pouvions satisfaire.
A lui seul, ce fait témoigne cette différence et la revalorisation de la Grèce. Autrement dit, chercher des interlocuteurs et de pas pouvoir satisfaire toutes les demandes des interlocuteurs sont deux choses complètement différentes.
Troisièmement, je dirais que ce qui était très intéressant était la série de rencontres qui n’étaient pas bilatérales, mais multilatérales, trilatérales et quadrilatérales. Nous avons eu une réunion sous un nouveau modèle, entre la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie et la Grèce, qui est la forme de coopération des Etats membres de l’Union européenne en Europe du Sud-est. Une configuration qui n’existait pas dans le passé et dont les décisions sont très intéressantes. Nous avons, par exemple, tous les quatre décidé de visiter la Serbie, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, avec moi-même à la tête de la délégation, et nous poursuivrons avec tous les Balkans.
Ce sont de nouvelles formes de coopération. Je ne me réfère pas aux réunions trilatérales qui sont passées de une à cinq. Par ailleurs, nous avons eu la deuxième réunion des ministres des Affaires étrangères au Forum des Civilisations anciennes, qui inclut des pays comme la Chine, le Pérou ou la Bolivie. C'est un forum, une conférence, qui nous confère un rôle mondial et, comme vous le savez, c’est l’une des 15 organisations internationales que nous avons développées ces 2 dernières années et demi, depuis que j’ai le portefeuille des Affaires étrangères.
Par ailleurs, je pense que, s’agissant de la reconnaissance internationale, on peut ajouter les récompenses qui m’ont été décernées par des organisations mondiales. À savoir, le Congrès juif mondial et la Fédération des organisations chypriotes d’Amérique.
Tout cela atteste de la présence revalorisée du pays.

JOURNALISTE : Monsieur Kotzias, notre pays assume un rôle de trait d’union entre l’Est et l’Ouest, le Nord et le Sud. Il y a l’alliance du Sud. Il y a la réunion tripartite dont vous avez parlé, la communication avec la Chine. Est-ce que la Grèce a assumé un tel rôle et, le cas échéant, peut-elle l’assumer avec succès ?
Ν. KOTZIAS : La Grèce joue un rôle multidimensionnel. Et cela signifie que, en tant qu’Etat de l’Union européenne, elle est, dans le même temps, un trait d’union, comme vous l’avez si bien dit, ou un intermédiaire avec les économies émergentes et les nouvelles puissances du 21e siècle.
Par ailleurs, je dois vous dire que, grâce à nos initiatives multilatérales, les réunions quadripartites et tripartites que nous avons développées – il y a cinq réunions tripartites et trois réunions quadripartites – nous avons réussi à créer des configurations géopolitiques et géostratégiques équilibrés dans la région et à développer des relations économiques avec tous ces pays, dans l’intérêt de notre peuple.
Je pense que le rôle de la Grèce est celui d’un pays avec une longue histoire – et il y a une reconnaissance de cette longue histoire. Ce n’est pas par hasard que les Chinois nous considèrent comme étant le seul peuple ami ; ils se considèrent comme le centre de la civilisation en Asie et nous, comme le centre de la civilisation du monde occidental. Et dans le cadre de cette politique étrangère multidimensionnelle, nous valorisons toutes les capacités du pays. Au lieu d'accroitre les pressions exercées sur le pays, la politique étrangère a permis de revaloriser le pays, son rôle géopolitique et géostratégique, et de le renforcer dans tous les autres domaines.

JOURNALISTE : Passons aux relations gréco-turques. Je voulais vous demander, M. le ministre, où en sont les relations gréco-turques à l’heure actuelle ? Nous sommes au courant de la rencontre avec M. Çavuşoğlu qui aura lieu le 24 octobre, mais récemment nous avons constaté une vive contestation de la part de la Turquie, au point que le Traité de Lausanne soit lui-même contesté.
Où en sont les relations gréco-turques ?
Ν. KOTZIAS : Les relations gréco-turques sont bonnes, mais pas autant que nous le voudrions. Nous voulons une Turquie européenne, car la Grèce aura tout à gagner d’une Turquie européenne, démocratique. Nous savons que le chemin est long. J’ai expliqué à mes collègues turcs que la perspective européenne de la Turquie ne dépend pas tant de la Grèce, que des Turcs eux-mêmes.
Veulent-ils démocratiser leur pays ? Veulent-ils l’européaniser ? C’est à eux que vous devez poser ces questions. Nos relations économiques sont excellentes. Le développement du tourisme, avec les problèmes qui ont surgi cette semaine, avec les îles …

JOURNALISTE : L’interdiction, à partir du 12 octobre…
Ν. KOTZIAS : Oui, en raison des amendes infligées, alors que celles-ci sont prévues par la législation européenne. À l’exception de ce point, nos relations économiques sont en bonne voie.
La valorisation des canaux de communication concernant les négociations sur les mesures de confiance, notamment dans le domaine militaire ou économique, sur les contacts exploratoires quant à l’application du droit international en mer Egée, etc., présente des difficultés. Là nous avons des difficultés.
Et je pense que ces difficultés ont un rapport avec le fait qu’en Turquie – je parle en tant que professeur et non ministre – il y a un révisionnisme, une tendance à ne pas accepter le droit international, dans toute son étendue. Mais il n’est pas facile pour eux de se soustraire à cela.

JOURNALISTE : M. Erdogan commence d’ores et déjà à crier victoire pour ce qui est des résultats des élections allemandes. Il pense qu’un gouvernement ne sera pas formé. Nous observons une escalade des tensions entre l’Allemagne et la Turquie. Vous vous préparez pour votre voyage …
Ν. KOTZIAS : Des tensions au niveau des relations.

JOURNALISTE : Exactement. Vous vous préparez pour votre voyage en Turquie, le 24 octobre.
Ν. KOTZIAS : En effet.

JOURNALISTE : Pensez-vous que la Grèce soit rechercher, suivre un autre mode de communication avec la Turquie ?
Ν. KOTZIAS : Tout d’abord, je dois vous dire que quand deux pays voisins ne développent pas leurs relations diplomatiques, les possibilités de tensions se multiplient. Elles ne sont pas exclues, mais elles se multiplient. Et d’après notre analyse au ministère des Affaires étrangères, la Turquie est une puissance nerveuse. Elle est pleine de contradictions et de contrastes, elle oscille entre l’arrogance et la nervosité en raison de sa peur et de l’insécurité ressentie quant à l’évolution des différentes situations.

JOURNALISTE : Ce révisionnisme et cette nervosité ne pourraient-ils pas conduire à un incident grave en mer Egée, comme l’incident d’Imia ?
Ν. KOTZIAS : Si nous ne développons pas nos relations diplomatiques et que nous n’améliorons pas les canaux de communication, nous ne serons jamais à l’abri d’une erreur ou d’un accident. J’aimerais attirer votre attention sur le fait qu’un grand nombre de pilotes turcs sont soit sans grande expérience, soit ils sont d’anciens pilotes étant retournés au Service.
Ce sont des personnes dont il manque l’expérience récente et qui peuvent même réagir avec nervosité – l’Etat n’étant pas le seul à être nerveux. C’est pourquoi nous disons aux Turcs qu’ils doivent abandonner les provocations, non seulement parce qu' ils violent le droit international, mais parce que ces infracteurs du droit international sont relativement inexpérimentés – et même s’ils avaient de l’expérience, celle-ci est dépassée – et peuvent facilement commettre une erreur ou avoir un accident. Et nous devons être sérieux.

JOURNALISTE : Sommes-nous sérieux, comme vous l’avez si bien dit, et prêt à faire face à ces provocations ? Tant au niveau de notre sang-froid qu'au niveau de notre capacité de réaction.
Ν. KOTZIAS : Comme vous avez pu l’observer, il n’y a aucune provocation de la part de la Turquie – au niveau militaire, aérien et maritime – à laquelle nous ne saurions répondre de manière appropriée. Et ce que nous faisons, en tant que diplomates, c’est justement d’être diplomates, de faire preuve de sang-froid, de patience et de constance.
Car souvent, et moi-même personnellement, je me heurte aux provocations de la partie turque qui fait différentes déclarations. Certains auraient préféré que nous les insultions tout le temps, mais, voyez-vous, s’agissant des relations entre deux pays, l’un des deux doit être plus sérieux que l’autre et c’est moi qui ai assumé ce rôle.

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, au début de votre propos, vous avez parlé de la valorisation de la politique étrangère grecque. Toutefois, la réponse donnée par l’Organisation des Nations Unies en ce qui concerne la question chypriote est « réflexion ». Par ailleurs, il y a encore des questions demeurées en suspens s’agissant de Skopje.
Ν. ΚΟΤΖΙΑS : La revalorisation de la politique étrangère ne signifie pas que l’ONU ne peut traverser une étape de réflexion. Pour ce qui est toutefois de la question chypriote, je dirais que le fait que la question de la sécurité et des garanties a été soumise à la table des négociations et que nous avons arrêté de discuter du dossier chypriote comme si c’était un problème lié aux points de vue de la communauté chypriote turque et que nous nous sommes concentrés sur la substance, constitue une grande réussite de la diplomatie grecque. Quelle est la substance de la question chypriote ? L’occupation, l’occupation illégale.
Il est très intéressant de voir que l’ONU a accepté qu’il ne puisse y avoir de solution à la question chypriote si les garanties et les droits d’intervention sont maintenus. Moi, personnellement, je suis très content et satisfait que le Secrétaire général ait adopté mes formulations et mes propositions, voire l’expression que j’ai utilisée, à savoir que Chypre doit devenir un « Etat normal ».
Ce qui me frappe est que ceux qui s’opposent à la politique étrangère grecque, invoquent des positions du Secrétaire général de l’ONU, comme si ces positions venaient juste de tomber du ciel. Ces positions positives de l’ONU sont le résultat du travail réalisé par la politique étrangère de la Grèce et de son pouvoir de négociation revalorisé.
Pour revenir maintenant sur la question concernant Skopje que vous m’avez posée : nous attendrons les élections qui se tiendront le 15 octobre, ou s’il y a un deuxième tour, le 22 octobre…

JOURNALISTE : Vous parlez des élections régionales.
Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Oui. Le gouvernement lui-même devra déterminer s’il est renforcé ou non, il doit faire preuve de sa volonté et de sa capacité à mener une négociation substantielle sur le règlement de la question du nom.
Je voudrais vous dire une chose : derrière la question du nom se cache un problème d’irrédentisme. J’espère et je pense qu’il y aura des mesures de leur part, en vue de limiter l’irrédentisme. Par exemple, à New York, nous sommes convenus avec le ministre des Affaires étrangères du pays voisin – une personnalité très intéressante – de mettre en place, en novembre et pour une période de 4 mois, un comité commun – on espère que ce comité deviendra opérationnel et accomplira sa mission – lequel examinera les manuels scolaires afin d’éradiquer l’irrédentisme et de supprimer les cartes qui y figurent.
Ceci est un pas important que nous avons d’ores et déjà fait. Il y en aura bien d’autres dans la même direction. Et une négociation est actuellement menée à cet égard.

JOURNALISTE : Puisque vous avez évoqué une série de questions et Mme Kassimati les a soulevées, je voudrais vous demander si le processus de la question chypriote est toujours vivant.
Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Pour ce qui est de la question chypriote, j’ai d’emblée formulé dans une lettre que j’ai adressée à M. Eide et au Secrétaire général, M. Guterres, la position selon laquelle ce processus doit être de type « open ended », c’est-à-dire un processus ouvert. Par conséquent, c’est pour cette raison qu’après Genève le processus est toujours ouvert et, en dépit de ce que disaient initialement les Turcs et les Chypriotes turcs après la Suisse, l’ONU pense que le processus est ouvert. Cependant, en ce moment, au cours de la troisième étape, pour ainsi dire, il devra y avoir un meilleur travail de préparation concernant notamment les positions turques.

JOURNALISTE : M. Anastassiadis l’a également affirmé.
Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Je l’ai demandé, comme vous vous le rappelez, depuis novembre 2016 et en vue de deux précédentes conférences. Et je pense que cela est notre réussite, à savoir que tout le monde reconnait qu’un travail de préparation est nécessaire.

JOURNALISTE : Vous dites donc que le processus est toujours ouvert. S’agissant maintenant de la question de Skopje : est-ce que l’acquis de la réunion au sommet de l’OTAN à Bucarest en 2008, à savoir que si Skopje ne règle pas la question du nom, il ne pourra pas adhérer à l’Union européenne et à l’OTAN, demeure valable ?
Ν. ΚΟΤΖΙΑS: Notre pays ami voisin, comme je l’appelle – car nos peuples entretiennent des relations d’amitié très étroites – ne pourra pas adhérer à une organisation internationale de ce type, telles que l’OTAN et l’Union européenne, si la question du nom n’est pas réglée, comme l’exigent les accords des années 90’ et l’Accord intérimaire.
Le point faible de l’Accord intérimaire était qu’il présupposait que la question du nom aurait bientôt été réglée et c’est pourquoi il donnait la possibilité au pays voisin d’adhérer à des organisations internationales et il ne prévoyait pas, et tel était son point faible, des mesures dans le cas où le pays voisin ne mènerait pas une négociation digne de ce nom. Car, pendant toutes ces décennies, le pays voisin n’a pas du tout négocié.

JOURNALISTE : Nous avons lu dans la presse qu’une proposition d’Athènes serait éventuellement celle de la « Macédoine de Vardar » . Est-ce qu’une telle proposition a été mise sur la table ?
Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Nous n’avons pas soumis de propositions qui pourraient faire l’objet des articles de presse. Ces affirmations reflètent la position de chaque journaliste traitant de ce sujet.

JOURNALISTE: Je voudrais aussi vous poser une question sur l’Albanie. Dans ce pays, on assiste toujours à une violation des droits de l’homme de la minorité. Je me réfère à l’Epire du nord et aux biens de ces personnes.

Ν. ΚΟΤΖΙΑS: La minorité indigène grecque est placée sous la protection de la République hellénique et, pendant cette période, elle est aussi placée sous la protection de l’Union européenne et même des Etats-Unis.
Comme vous le savez, l’Albanie est un pays candidat à l’UE. Malheureusement, comme dans le cas du pays voisin au nord, de Skopje, ces candidatures ont été offertes par les gouvernements précédents sans conditions. Mais, pour que les négociations soient lancées, il faut que certains critères et modalités soient remplis.
La Commission européenne a imposé comme condition à l’Albanie la réforme du système judiciaire. Lors du Conseil des ministres, on s’est opposé à cette position de la Commission européenne et on a ajouté encore quatre critères et modalités.
Ces quatre critères et modalités comprennent la lutte contre le crime organisé, ce qui concerne le sud de l’Albanie et tous ces narcodollars qui circulent en Albanie. Cette lutte exige encore, la protection des droits des minorités. Et j’ai de nouveau clarifié ce point à l’ONU, ce qui a été immédiatement compris par toutes les parties, c’est-à-dire que cette « réforme » d’Enver Hoxha – selon laquelle la qualification de « minorité » n’est valable que dans deux régions, tandis que si quelqu’un part de son village et se rend à Tirana, il n’est plus considéré comme appartenant à une minorité – va à l’encontre du droit européen.
La minorité doit être reconnue sur tout le territoire de l’Albanie. En outre, nous avons introduit en tant que critère pour l’adhésion de l’Albanie à l’Union européenne, la protection de la propriété, des personnes ayant une petite et moyenne propriété. Et cela signifie la protection de la propriété de la minorité.
Permettez-moi de vous expliquer de quel problème il s’agit : Dans les années 40’ toutes ces propriétés ont été nationalisées. Lorsque le régime de Hoxha s’est effondré et il y a eu la dénationalisation, les titres de propriété n’ont pas été restitués aux propriétaires. La Grèce lutte pour la restitution des titres de propriété, afin qu’il y ait des droits garantis par la loi et que les propriétaires puissent vendre leurs propriétés ou procéder à l’expropriation pour couvrir des besoins réels et non pas des prétendus besoins et qu’ils puissent encaisser l’argent.
Car dans ce cas précis, les habitants de Himara se voient privés de leurs biens sans contreparties financières. Par conséquent, nous avons pris des mesures et nous avons le soutien de la communauté internationale et comme vous pouvez vous-même le constater, il n’y a plus de démolitions.
Je dois vous dire que nous avons pris certaines mesures très strictes. Par exemple, les hommes politiques qui ne respectent pas les droits de la minorité grecque, ne peuvent pas obtenir la nationalité grecque. Malheureusement, – je ne sais pas ce que les gouvernements précédents ont fait à cet égard – certaines personnes bizarres, parmi lesquelles figure aussi le maire de Himara qui promeut ces projets, possèdent la nationalité grecque.
Comme vous le savez, le maire de Himara a été déchu de sa nationalité grecque. Car il ne peut être un ressortissant grec, un ressortissant albanais, et dans le même temps s’attaquer aux droits de la minorité grecque. Telles sont les situations sans précédent auxquelles j’ai dû faire face en tant que ministre des Affaires étrangères, dans les domaines relevant de ma responsabilité.

JOURNALISTE : Parlez-nous du déplacement du Premier ministre aux Etats-Unis. Y a-t-il un travail de préparation en cours ?
Ν. ΚΟΤΖΙΑS: Nous sommes en train de discuter avec les Américains et d’ici à la fin de la semaine nous saurons la date précise du voyage du Premier ministre.
Je me rendrai, également, une deuxième fois aux Etats –Unis car je suis invité à prononcer le discours annuel à la Faculté de droit et de diplomatie Fletcher (Université Tufts).

JOURNALISTE: A quelle date ?
Ν. ΚΟΤΖΙΑS: Le 17 octobre je prononcerai un discours à Harvard et, par la suite, j'ai une réunion au Conseil de sécurité nationale à Washington. On verra si ces dates coïncident, mais la visite du Premier ministre est la première priorité.

JOURNALISTE : Est-ce que des efforts sont consentis en vue d’un entretien avec M. Trump ?
Ν. ΚΟΤΖΙΑS: Le Premier ministre ne se rendra aux Etats-Unis que s'il y une rencontre avec M. Trump. Il s’entretiendra aussi avec d’autres personnalités, mais seulement à la condition qu’il puisse s’entretenir avec M. Trump.

JOURNALISTE : Tel est l’objectif.
JOURNALISTE : Cela est le plus important.
Ν. ΚΟΤΖΙΑS: On ne sait pas encore les dates.

JOURNALISTE : Pensez-vous que cette visite aura lieu au cours du mois d’octobre ?
Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Nous sommes toujours en train de réfléchir aux dates.

JOURNALISTE : On vous remercie.
Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Bonne journée. Que vous soyez animés d’un esprit patriotique.