C’est avec tristesse que nous apprenons que des monuments grecs et chrétiens en Turquie ne bénéficient pas des soins et de la protection nécessaires.
En effet, récemment des cas de profanation systématique de la nécropole et de déterrement de tombes dans un cimetière byzantin de la région de Çatalca, près d’Istanbul on vu le jour. Ce site archéologique protégé ne bénéficie pas de la protection adéquate.
La démolition des murs du Grand Palais impérial de Constantinople dans la région Sultan Ahmed pour y construire un hôtel constitue un cas similaire. Force est de noter que ce lieu est également classé parmi les monuments historiques protégés.
D’ailleurs, la récente conversion en mosquée de la basilique historique d’Aghia Sofia – qui jusque très récemment était utilisée comme musée – a été une source de préoccupation pour le monde chrétien, qui lie étroitement ce site à des moments majeurs de son histoire, comme les premier et septième conciles œcuméniques.
Nous pensons que les monuments culturels légués à notre histoire et géographie, indépendamment de leur identité nationale ou religieuse, doivent recevoir la protection et le respect nécessaires. C’est avant tout un devoir vis-à-vis des générations futures.
Nous espérons que les autorités turques se saisiront de cette affaire, en entreprenant les actions nécessaires en vue de la protection et de la préservation des nombreux monuments grecs et chrétiens qui se trouvent sur le territoire turc.
Février 8, 2012