Message du ministre des Affaires étrangères, M. D. Avramopoulos à l’occasion de la Journée de l’Europe

La journée d’aujourd’hui marque 63 ans depuis la Déclaration de Robert Schuman qui a mis en route le processus de l’intégration européenne.

Lors des décennies qui ont suivi, de nombreux progrès ont été réalisés. La Communauté du Charbon et de l’Acier, une entité initialement de petite taille,
s’est transformée en l’Union européenne, a adopté la monnaie unique et des positions coordonnées, tandis que l’élargissement a unifié notre continent, en promouvant la démocratisation et la stabilité.

Notamment aujourd’hui ou on assiste a une hausse de l’euroscepticisme en Europe on doit nous rappeler de nos valeurs europeennes qui constituent le fondement et l’element vital de la construction europeenne. Les valeurs de la democratie, de la liberte, de la comprehension mutuelle et surtout de la solidarite.
La valeur de la solidarité tangible à l’égard de nos partenaires égaux avec lesquels, à travers le dialogue et la coopération, nous construisons petit à petit notre patrie européenne commune.

Dans la conjoncture actuelle marquee par la crise economique, ces valeurs qui ont ete promues dans la pratique par des chefs visionnaires tels que Monnet, Adenauer, Giscard d’Estaing, Mitterrand et Delors, demeurent a ce jour tres actuelles. La hausse explosive du chomage, l’aggravation des inegalites sociales et le fosse qui se creuse sans cesse entre les pays du Nord et ceux du Sud inspirent des sentiments de pessimisme, notamment chez les jeunes.

Toutefois, aujourd’hui l’action collective et notre confiance inebranlable dans la vision europeenne doivent nous guider pour relever les defis lies a la crise de l’Etat social, a la hausse incontrolee de l’immigration illegale et aux grandes questions environnementales internationales et autres. Et, en depit de la fatigue constatee tout au long du parcours du projet europeen, nous devons tous comprendre que, a l’ere de la mondialisation, ces problemes ne peuvent etre regles que par le biais de la cooperation multilaterale.

Par conséquent, nous ne devons pas permettre que l’acquis européen soit remis en cause mais, au contraire, nous devons répondre aux demandes légitimes des citoyens européens et adopter des politiques qui favoriseront la croissance, la cohésion sociale et la transparence dans la prise des décisions et réduiront le déficit démocratique.

La Grèce qui, au cours du premier semestre de 2014 exercera la Présidence de l’Union européenne a été toujours un défenseur ferme de l’idée européenne. Le fait que la Grèce a fait partie du noyau de la construction européenne, a contribué à la consolidation de la démocratisation, à la hausse du niveau de vie et constitue un levier de démocratisation de l’Etat.

Par ailleurs, la perspective européenne joue un rôle de stabilisation pour toute l’Europe du Sud-est, tout en offrant un avenir de prospérité et de coexistence pacifique à tous les peuples de la région.

En cette journée qui est marquée par des sentiments d’optimisme pour l’avenir de l’Europe, il est de notre devoir de nous rappeler des exploits que nous avons accomplis ensemble avec nos partenaires.

Il est de notre devoir de sauvegarder comme la prunelle de nos yeux l’Union européenne, notre nouveau pays commun et d’œuvrer ensemble pour raviver la foi en la vision européenne, sans se laisser séduire par le chant des sirènes de l’euroscepticisme, du populisme et du nationalisme.

Mai 9, 2013