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Allocution de Y. Amanatidis, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, lors d’une manifestation consacrée au programme « Welcoming Cities for the Refugees »

mardi, 22 novembre 2016

Votre Excellence, Monsieur le Président de la République hellénique,

Permettez-moi de remercier la « Fondation Marianna Vardinoyannis » et personnellement sa présidente et ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, de la mise en œuvre de ce programme international intitulé « Welcoming Cities for the Refugees » (Villes accueillantes pour les réfugiés) et dans le même temps de souhaiter la bienvenue dans notre pays à la Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova et à ses invités d’honneur.

Sa présence aujourd’hui atteste de l’importance qu’accorde l’Organisation des Nations Unies à la question des réfugiés et démontre amplement l’engagement personnel et son travail dans plusieurs domaines, qui est crucial non seulement pour l’éducation, les sciences, la culture et la communication mais aussi pour la lutte efficace contre la crise humanitaire actuelle.

Dès le début des flux des réfugiés et étant bien conscient de la lutte que mènent chaque jour pour leur survie les populations rudement éprouvées par la guerre mais aussi de leur rêve pour une meilleur vie, le ministère des Affaires étrangères a fait de la gestion de la question des réfugiés une priorité absolue de son agenda. Les Grecs ont accueilli les centaines de milliers de réfugiés avec altruisme, solidarité et humanité, en servant d’exemple pour toute l’humanité.

Toutefois, il s’agit bien évidemment d’un défi. Un défit à plusieurs facettes et difficile à résoudre. Les réfugiés ont besoin de nourriture, de logement, de soins médicaux et de soutien psychologique, des demandes tout à fait compréhensibles auxquelles la Grèce ne peut pas répondre  sans l’assistance d’autres pays européens et des organisations internationales.

Car la question des réfugiés n’est pas un problème grec, mais un problème européen qui met en évidence la crise de l’Europe dans son ensemble. Notre pays  l’a dès le premier moment compris, étant donné que le Premier ministre grec, Alexis Tsipras a été parmi les premiers dirigeants européens à demander l’adoption d’initiatives pour lutter contre la crise des réfugiés, en réclamant la convocation d’une réunion au sommet de l’UE,  depuis le mois d’avril 2015.

De plus, le ministère des Affaires étrangères a pris un grand nombre d’initiatives en vue de soutenir les réfugiés. Il a, entre autres, mis en place conjointement avec la Commission nationale hellénique de l’UNESCO, un Comité multidisciplinaire d’experts sur la question des réfugiés, constitué de membres de tous les ministères compétents en la matière. La mission du Comité est d’œuvrer systématiquement en vue d’accueillir les réfugiés, de répondre à leurs besoins, de les soutenir et surtout d’assurer leur éducation, en portant une attention particulière aux femmes et aux enfants.

Dans ce cadre, la Grèce a participé à la réunion annuelle des Comités nationaux de l’UNESCO, à Cracovie, en Pologne, en présentant la situation actuelle dans notre pays, les mesures prises à ce jour et en signalant les difficultés et la nécessité de coopération et de solidarité entre les Etats européens en vue de soutenir les réfugiés.

En guise de conclusion, je voudrais souligner qu’au cœur de cette lutte pour faire face à la question des réfugiés doivent être les efforts pour lutter contre les guerres et les conflits en Syrie et en Irak qui touchent, entre autres, d’importants monuments du patrimoine culturel mondial de l’UNESCO lesquels constituent notre patrimoine et héritage commun. Par ailleurs, nous devons protéger d’une manière plus active les monuments inscrits sur la liste du patrimoine culturel mondial, tels que la Basilique de Sainte –Sophie, contre toute altération de leur nature et identité.

Mesdames et messieurs,

Je pense que l’UNESCO en valorisant l’éducation en tant que son principal moyen, peut et doit jouer un rôle de premier plan pour la promotion du dialogue interculturel et la consolidation de la paix mondiale, un domaine dans lequel la politique étrangère grecque a pris d’emblée des initiatives ayant un écho favorable mondial.