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Allocution de Y. Amanatidis, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, lors d’une manifestation sur le thème « La Grèce devant les organes internationaux de protection des droits de l’homme »

mardi, 14 février 2017

La protection et la promotion de la démocratie, des droits de l’homme et des libertés individuelles constituent les principes fondamentaux de la constitution hellénique et font partie intégrante de notre législation nationale.

Notre pays accorde une importance primordiale à la défense des droits de l’homme et des libertés fondamentales, à la sauvegarde des institutions démocratiques et au fonctionnement de l’Etat de droit. Nous soutenons le caractère universel et indivisible des droits de l’homme ainsi que l’interdépendance entre les droits individuels et politiques d’une part, et les droits économiques, sociaux et culturels d’autre part.

La Grèce pense que le respect des droits de l’homme, la promotion de la démocratie et de l’Etat de droit sont étroitement liés avec la paix, la justice, la sécurité, la stabilité, l’éradication de la pauvreté et le développement social et économique cohérent.

La politique étrangère de notre pays dans le domaine de la promotion des droits de l’homme est axée sur la philosophie de la synergie et de la coopération. Nous pensons qu’une politique axée sur l’instauration de la confiance renforce d’une manière réaliste la capacité des Etats membres de l’ONU à mettre en œuvre immédiatement et de manière efficace leurs obligations en matière de protection des droits de l’homme.

L’objectif de la Grèce est d’œuvrer dans un esprit de coopération et de dialogue constructif, tant au niveau bilatéral qu’en tant que membre de l’UE, avec tous les organes et les Etats membres de l’ONU. Nous pensons fermement que la politique du rapprochement consensuel est sans aucun doute plus réaliste et conduit à des résultats tangibles.

Dans le domaine de la diplomatie multilatérale, au sein du système des Nations Unies, notre pays manifeste un intérêt constant à l’égard des questions relevant des droits de l’homme. Il participe de manière active et constructive aux principaux forums multilatéraux des Nations Unies et a une coopération fructueuse avec tout le mécanisme de protection et de contrôle des Nations Unies.

Force est de signaler que la Grèce au cours des dix-huit derniers mois a passé avec succès trois évaluations périodiques des Comités des Conventions internationales de l’ONU qui constituent le mécanisme de contrôle de l’application des Conventions internationales. A savoir :

a) Le Comité du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, en octobre 2015,

b) Le Comité du Pacte international relatifs aux droits civils et politiques, en octobre 2015,

c) Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale en août 2016 et

d) L’Evaluation périodique universelle (EPU) dans le cadre de laquelle notre pays a été examiné en mai 2016 devant le Conseil des droits de l’homme.
L’Evaluation périodique universelle constitue l’une des principales actions du Conseil des droits de l’homme visant à l’évaluation équitable des Etats par d’autres Etats de l’ONU pour ce qui est des pratiques suivies dans la jouissance et la protection des droits de l’homme, conformément à leurs obligations et engagements internationaux.

Force est de signaler que la Grèce lors de la dernière Evaluation périodique universelle, en mai 2016, a reçu au total 207 recommandations, dont 175 ont été acceptées et 32 rejetées.

Je voudrais toutefois à ce stade souligner le caractère particulièrement exigeant et très important du processus d’évaluation. Notre pays au cours des examens oraux qui ont duré six heures devait atteindre un double objectif :

D’une part, il devait présenter les évolutions les plus importantes et les bonnes pratiques suivies au cours des dernières années dans le domaine de la protection des droits de l’homme et d’autre part, il devait accepter avec sincérité les difficultés et les défis auxquels il est confronté, les plus importants étant ceux liés à la crise économique et à la crise migratoire et des réfugiés.

Une entreprise d’autocritique difficile que nous avons menée avec succès grâce aussi bien à l’excellente préparation et à la présence du chef de la délégation grecque qu’à la représentation de haut niveau de notre pays par les hauts fonctionnaires de tous les ministères compétents en la matière lesquels, grâce à leur connaissance approfondie et horizontale des thématiques ainsi qu’à leur passion et leurs efforts personnels ont contribué à la présentation réussie de notre pays.

Cependant, le succès susmentionné devrait être dans une large mesure finalisé lorsque, une fois le bilan dressé après quatre ans et qu’approcheront les évaluations des organes internationaux de contrôle des Nations Unies, il sera prouvé que notre pays a procédé avec détermination et constance à la mise en œuvre de la plupart de ces recommandations résultant tant des évaluations périodiques des Comités des conventions internationales, que de l’Evaluation périodique universelle.

La conférence d’aujourd’hui revêt par conséquent une importance particulière car elle permet de diffuser les recommandations, de sensibiliser et de faire part de la volonté de l’Etat grec de mettre en œuvre les mesures ultérieures qui contribueront à la protection et à la jouissance des droits de l’homme.

Je vous souhaite tous mes vœux de succès pour vos travaux et vous remercie de votre attention.