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Déclaration de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères, à l’occasion du 43e anniversaire de l’invasion turque à Chypre (20 juillet 1974)

jeudi, 20 juillet 2017

Aujourd’hui, quarante-trois ans viennent de s’écouler depuis l’invasion turque du 20 juillet 1974 qui a amputé Chypre d’une partie de son territoire, a fait de nombreuses victimes, a provoqué le drame humanitaire des personnes disparues et le déracinement de plus de 200 000 Chypriotes de leurs foyers. L’invasion a aussi donné lieu à des violations massives des droits de l’homme et à la profanation du patrimoine historique et culturel grec et chrétien orthodoxe de Chypre, tandis que le crime de la colonisation turque se poursuit toujours.

Depuis, un demi-siècle s’est presque écoulé, marqué par de permanentes et flagrantes violations des résolutions des Nations Unies de la part de la Turquie. Des résolutions qui invitent tous les Etats à respecter la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la République de Chypre ainsi que son gouvernement, qui demandent la fin de l’occupation turque et le retrait de l’armée d’occupation de Chypre, et condamnent l’entité illégale dans les territoires occupés, en appelant tous les Etas à ne pas la reconnaitre et à ne pas la faciliter de quelque manière que ce soit.

En cette journée, nous invitons toute la communauté internationale à se rappeler des conséquences criminelles de l’invasion turque illégale et du drame de Chypre qui se poursuit à ce jour.

Toutefois, ce triste anniversaire de l’invasion sanglante turque à Chypre, qui a été l’un des chapitres les plus tragiques de l’histoire de l’hellénisme, coïncide avec une lueur d’espoir.

Un espoir non pas pour le règlement immédiat de la question chypriote que l’intransigeance turque qui se poursuit à ce jour ne rend pas encore possible, mais un espoir alimenté par le fait que la communauté internationale semble désormais réaliser ce qui est évident, à savoir que Chypre réunifiée doit être un Etat moderne normal, pleinement souverain, pleinement indépendant et avec une intégrité territoriale, ce qui se reflète dans les résolutions des Nations Unies.

Au sein de cet Etat, une armée d’occupation n’a pas de place, ni n’ont les servitudes obsolètes du passé, tel que le rôle de « garant » des Etats tiers qui a servi de prétexte à la Turquie pour envahir Chypre et occuper 37% de son territoire.

La Républiques, hellénique et chypriote, continueront main dans la main leur combat titanesque pour que l’hellénisme, Chypre et son peuple puissent obtenir justice et pour rétablir la liberté, la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de l’Etat de Chypre. Ils continueront leur combat pour le retrait de l’armée turque de Chypre, pour rétablir les droits des réfugiés, mais aussi pour donner la possibilité aux Chypriotes turcs de vivre dans un Etat démocratique, sans être sous la botte de l’armée turque.

C'est notre devoir en hommage à nos frères, Chypriotes et Grecs, et à tous les défenseurs héroïques de Chypre qui se sont opposés aux forces de l’envahisseur turc, durant cette lutte dure et inégale de 1974.