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Déclaration du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias concernant les déclarations faites aujourd’hui par des députés du parti « Nouvelle Démocratie » au sujet des questions relevant de la politique étrangère

jeudi, 06 octobre 2016

En adoptant constamment et sans jugement des mensonges et toute sorte de positions erronées soutenues par des représentants du gouvernement albanais aux dépens de la politique étrangère grecque et même des positions qui servent à des opportunismes politiques, les députés du parti de la Nouvelle Démocratie se mettent dans une situation compromettante.

Premièrement : la Grèce, au moins le gouvernement actuel, n’a jamais accepté l’existence de la question des Chams.
Deuxièmement, le ministère grec des Affaires étrangères a remis à la partie albanaise un texte informel dans lequel sont identifiés les différends gréco-albanais à résoudre. La seule référence faite à cette question inexistante est celle indiquant que cette question a été jugée par les instances juridictionnelles grecques.
Troisièmement, la Grèce a informé la Commission européenne de ce qui précède afin de lui signaler les lignes rouges grecques. Suggérer qu’en signalant les lignes rouges grecques, on accorde un caractère international à cette question inexistante pour laquelle la Grèce demande soi-disant la médiation de la Commission,  est, pour le moins que l’on puisse dire, une absurdité.  La seule à avoir soulevé cette question sans réfléchir était une députée européenne de la Nouvelle Démocratie.
Quatrièmement, l’information sur les lignes rouges a été effectuée à titre prévisionnel, car le parti des Chams participe au gouvernement albanais, ce qui a été à plusieurs reprises vivement critiqué par l’actuel gouvernement de la Grèce.
Des députés du parti de la Nouvelle Démocratie cherchent encore une fois à faire échouer la politique étrangère du pays et les efforts visant au règlement positif des questions en suspens, dont, bien évidement, la question des Champs ne fait pas partie. Mais ce n’est pas la première fois. Force est de rappeler l’attaque lancée contre moi par un député pour avoir soulevé la question de la suppression des garanties et le retrait de  l’armée d’occupation à Chypre.
On s’attendrait à ce que les membres de l’opposition fassent preuve d’une attitude plus responsable, notamment quand il s’agit d’émettre des commentaires sur la gestion de questions nationales délicates.