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Déclarations à la presse du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias à l’issue du Conseil des Affaires étrangères (Bruxelles, 14.11.2016)

lundi, 14 novembre 2016

JOURNALISTE : Pourriez-vous nous informer de la rencontre avec le ministre des Affaires étrangères de l’Albanie, M. Bushati ?
N. ΚΟΤΖΙΑS : M. Bushati et moi-même avons dressé le bilan des relations gréco-albanaises, nous avons examiné l’état d’avancement des discussions sur la résolution des problèmes ayant surgi entre les deux pays. Nous avons souligné la nécessité de baisser le ton s’agissant de nos relations.
JOURNALISTE : Pensez-vous qu’une date pourrait être donnée pour l’ouverture des négociations d’adhésion de l’Albanie à l’UE dans le courant de l’année 2016 ?
N. ΚΟΤΖΙΑS : Dans le rapport de la Commission, cela n’est pas indiqué ?
JOURNALISTE : Mme Bakoyannis vous a posé une question concernant le rapport de la Commission.
N. KOTZIAS : Oui, je pense qu’elle doit le lire plus attentivement et comprendre que les remarques critiques existant dans le rapport n’ont tout simplement pas été mises en avant dans la presse grecque. Je pense donc que l’Opposition doit étudier attentivement les textes. Par ailleurs, j’aimerais souligner le fait qu’à partir du moment où j’ai assumé le portefeuille des Affaires étrangères, en 2015, les textes de l’UE ont commencé à contenir des références bien claires et précises, ainsi que des revendications bien définies quant aux droits de la minorité grecque indigène en Albanie.
JOURNALISTE : Avez-vous, devant le Conseil, soulevé la question des déclarations Erdogan sur [le traité de] Lausanne, sur son comportement en Egée ?
N. KOTZIAS : J’ai devant ce Conseil soulevé la situation contradictoire prévalant aujourd’hui en Turquie, la nécessité pour l’Union européenne de parler de façon à se faire comprendre par la Turquie et de ne pas faire naître l’impression erronée que nous ne voulons pas avoir de relations avec elle. Dans un même temps, j’ai souligné la nécessité d’insister sur le fait que les relations entre l’Union européenne et la Turquie doivent être fondées sur le droit international, les règles internationales et l’acquis international. Et notamment le respect des traités internationaux et des frontières existant en Europe. Et cela ne concerne pas seulement la Turquie, mais quiconque dans les Balkans ou en Méditerranée orientale soulève des questions de frontières dans la région.
JOURNALISTE : Et la question migratoire ?
N. KOTZIAS : Cette question n’a pas été abordée. Je pense toutefois que non seulement la Turquie, mais aussi l’Europe doivent répondre positivement à cet accord.
JOURNALISTE : Mercredi M. Anastassiadis sera en déplacement à Athènes, n’est-ce pas ?
N. KOTZIAS : Oui, tout de suite après le départ de M. Obama.
JOURNALISTE : Qu’attendons-nous de la rencontre avec M. Anastassiadis après les pourparlers ?
N. KOTZIAS : M. Anastassiadis briefera le Premier ministre – il nous a d’ores et déjà informé des principaux points – sur les discussions qui se sont tenues à Genève, sur les propositions de solutions qui ont été formulées – et qui, à l’heure actuelle, selon mes estimations, sont positives – et sur la suite du processus de résolution de la question chypriote.
JOURNALISTE : Y a-t-il à votre avis des raisons d’être optimistes quant au fait qu’une solution pourrait être bientôt trouvée pour le règlement des principaux problèmes ?
N. KOTZIAS : Je pense que le dossier chypriote est sur la bonne voie et nous devons tout faire pour qu’il en soit ainsi. Nul n’est prophète…
JOURNALISTE : Une dernière question. Pourriez-vous nous dire deux mots sur la réunion quadripartite – puisque vous avez vu M. Bushati aujourd’hui – comment est-ce que les choses avancent. Est-ce qu’elle se tiendra à Thessalonique ou bien est-ce que cela n’est pas vraiment très opportun en cette période…
N. KOTZIAS : Comme vous le savez, nous avons dans les Balkans deux réunions quadripartites, la première concerne des Etats membres de l’Union européenne, à savoir la Croatie, la Roumanie, la Bulgarie et la Grèce. D’ailleurs, ces Etats se sont réunis aujourd’hui au niveau des directeurs politiques. La Grèce était représentée par M. Petros Mavroeidis, notre remarquable diplomate et directeur politique du ministère des Affaires étrangères. En ce qui concerne la réunion quadripartite au niveau des ministres, entre la Grèce et trois pays du nord qui ont des frontières communes avec nous, celle-ci devait avoir lieu les 21-22 novembre. Or, comme vous le savez, le gouvernement bulgare actuel a été vaincu aux élections présidentielles tandis que nous aurons en même temps des élections à Skopje le 11 décembre. Avec MM. Les ministres et M. Bushati que j’ai rencontrés, nous sommes convenus de reporter notre réunion après les élections en ARYM, afin que tous les gouvernements participants ne soient pas dans une phase transitoire.
JOURNALISTE : Je vous remercie.