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Discours de G. Katrougalos, ministre délégué aux Affaires étrangères, à la conférence sur «L’avenir de l’Europe»

lundi, 13 mars 2017

Les peuples sont déçus par l’Europe d’aujourd’hui car les politiques d’austérité de cette dernière ne favorisent qu’un petit nombre de citoyens, elles saignent à blanc les salariés et la classe moyenne et démantèlent l’Etat social. «Pour que l’Europe soit sauvée, la gouvernance économique doit devenir plus démocratique et les mécanismes de redistribution des revenus doivent être rétablis ainsi que l’Etat providence», a souligné M. G. Katrougalos, ministre délégué aux Affaires étrangères dans son discours lors d’une conférence sur l’avenir de l’Europe, organisée par le ministère des Affaires étrangères et placée sous l’égide du Président de la République.

«Il serait hypocrite d’imputer le manque de confiance et la défiance à l’égard du projet européen seulement aux effets négatifs de la mondialisation», a indiqué le ministre délégué aux Affaires étrangères. Par ailleurs, la mondialisation ne constitue pas un phénomène naturel. La mondialisation est un ensemble de processus économiques, politiques et sociaux et l’approche adoptée doit comprendre différents types de politiques. Le néolibéralisme n’est pas une voie à sens unique.

«Nous devons l’admettre», a affirmé M. Katrougalos «la réponse européenne à la crise n’était pas celle qu’elle aurait dû être. L’Etat providence a été affaibli et les citoyens les plus vulnérables se sont retrouvés sans protection. Et ce, sans que les performances économiques globales soient améliorées. Bien au contraire. Les politiques d’austérité en Europe ont eu des résultats pires que les politiques expansionnistes du Président Obama, tant en termes de croissance économique qu’en termes de création d’emplois et de cohésion sociale».

Pour sauver le rêve européen, on doit renoncer à la logique du «business as usual». Soit l’Europe retrouvera son visage social, soit elle cessera d’exister.

«Par ailleurs, la politique des cercles concentriques et des clubs des puissants qui se réunissent à huis clos, auraient entraîné l’effondrement de l’Union européenne un peu avant l’heure», a souligné le ministre délégué aux Affaires étrangères. A cette fin, le gouvernement grec est en faveur d’une Europe à plusieurs choix afin de renforcer la dimension sociale et démocratique de l’intégration européenne, conformément aux dispositions des traités et en fonction de l’accord politique sur l’approfondissement, au-delà de toute logique favorisant l’exclusion.

Dans ce cadre, le ministre délégué aux Affaires étrangères a décliné des propositions bien fondées et innovantes parmi lesquelles figurent le soutien d’un nouveau Pilier européen des droits sociaux qui prévoira aussi un salaire minimum européen, un programme européen de sécurité sociale pour lutter contre le chômage, la transformation du Mécanisme européen de soutien en un Fonds monétaire européen ainsi que la participation plus directe du parlement européen et des parlements nationaux au Semestre européen.