Dimanche, 22 Octobre 2017
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Accueil arrow Actualité arrow Communiqués - Discours arrow Interview accordée par le ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias au Journal de la Diaspora grecque « Néo Fos » du Caire, à l’occasion de la 4e réunion au sommet Egypte, Grèce et Chypre (Le Caire, 11.10.2016)

Interview accordée par le ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias au Journal de la Diaspora grecque « Néo Fos » du Caire, à l’occasion de la 4e réunion au sommet Egypte, Grèce et Chypre (Le Caire, 11.10.2016)

mercredi, 12 octobre 2016

JOURNALISTE : Monsieur le ministre des Affaires étrangères, qu’attends Athènes de la 4e réunion au sommet Egypte, Grèce et Chypre ?
N. KOTZIAS : La 4e réunion au sommet Egypte, Grèce et Chypre vient confirmer encore une fois la volonté politique des trois pays de renforcer les bases de leur coopération tripartite, qui n’est pas dirigée contre des tiers, mais aussi leur engagement commun en faveur de la promotion de la paix, de la sécurité et de la prospérité en Méditerranée orientale. Nos pays, qui se trouvent très près des régions de crise, ont réussi à créer un triangle de coopération avec une valeur ajoutée positive, non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour la région élargie qui a besoin d’initiatives et de coopérations axées sur la stabilisation.
La Grèce, en tant que principal pilier de stabilité dans la région, vient à cette réunion en faisant preuve de sa volonté de contribuer à la gestion de ces crises en coopération avec tous les pays impliqués. Dans le même temps, elle souligne son engagement en faveur de la mise en œuvre efficace de certains projets et programmes dans des domaines d’intérêt commun, comme l’énergie, la technologie, la civilisation et le tourisme, y compris le renforcement de la coopération économique et commerciale tripartite.
JOURNALISTE : Quelle pourrait être l’importance – dans la pratique – de cette réunion au sommet pour les Grecs d’Egypte ?
N. KOTZIAS : Pour la Grèce et l’Egypte, deux pays qui sont des partenaires stratégiques naturels dans la région et qui coopèrent d’ores et déjà étroitement au niveau international, cette réunion au sommet constitue par ailleurs un canal de communication approprié et un champ de coopération dans des domaines d’intérêt commun au profit des deux peuples.
Dans la pratique, il s’agit d’un mécanisme de communication supplémentaire qui vient confirmer les relations étroites que nous entretenons avec l’Egypte. Ceci est particulièrement important pour la sécurité, le progrès et la prospérité des Grecs d’Egypte, car les voies de communication et d’entente très développées avec le Caire viennent intensifier la protection des communautés grecques et de nos autorités ecclésiastiques en Egypte.

JOURNALISTE : Quel message souhaitez-vous transmettre à l’hellénisme du Caire et d’Alexandrie ?
N. KOTZIAS : La présence séculaire du Patriarcat d’Alexandrie et des communautés grecques en Egypte est le fruit non seulement de la coexistence de deux pays sur le même espace géostratégique, mais aussi de leur parcours historique commun.
L’hellénisme d’Egypte est historiquement un pont d’amitié entre l’Egypte et la Grèce. Il a fait profiter la société grecque de son dynamisme et de son caractère cosmopolite tout en contribuant de manière déterminante au développement de l’Egypte et en conservant son identité grecque. L’Etat grec a toujours comme objectif de le soutenir, de le protéger mais aussi de renforcer et de mettre en avant son action. Nous serons toujours à vos côtés.

Dernière mise à jour mardi, 08 novembre 2016