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Point de presse du porte-parole du MAE, M. G. Delavekouras, du 4 juillet 2011

lundi, 04 juillet 2011

Points principaux:

[Sur l’interdiction du départ de la flottille à destination de Gaza et l’initiative de la Grèce d’assumer le transport d’une aide humanitaire:]

  • Dans cette conjoncture cruciale pour le Moyen-Orient qui est actuellement un foyer des tensions, toutes les parties doivent faire preuve de responsabilité afin qu’il n’y ait pas de développements susceptibles d’alourdir davantage le climat. Des développements qui pourraient conduire à des situations incontrôlables engendrant des dangers pour ceux qui souhaitent participer à cette opération. J’espère qu’il y aura une réaction à cet appel et que nous pourrons rapidement procéder à cette initiative de la Grèce qui recueille tout le soutien de la Communauté internationale. La position de la Grèce est similaire à celle formulée par l’Organisation des Nations Unies, le Quartet, le Conseil européen et tous les pays de la région et cela doit être compris de tous.

[En réponse à une question portant sur un éventuel changement d’attitude de la Grèce à l’égard de la question de l’appellation de l’ARYM, en raison de la nouvelle direction politique du ministère des Affaires étrangères:]

  • Les positions de la Grèce sont tout à fait immuables. La Grèce a maintenu une position extrêmement constructive dans le cadre des efforts consentis pour régler cette question. La Grèce soutient fermement les efforts déployés par le représentant spécial du Secrétaire général, M. Nimetz et le processus des négociations menées sous l’égide de l’ONU qui permettra de parvenir à une solution.
  • Nous ne pourrons affirmer qu’à ce jour il y a eu une réaction sur le fond afin de pouvoir réaliser des progrès au niveau des négociations. Nous avons œuvré en faveur de l’amélioration du climat dans les relations bilatérales car nous pensions que cela pourrait créer de meilleures conditions pour le règlement aussi de la question du nom. Le Premier ministre a pris des initiatives et s’est entretenu à maintes reprises avec le Premier ministre de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine et nous poursuivrons nos efforts tout en restant fidèles à nos propositions, dans le but de parvenir à une solution qui comportera une appellation assortie d’un déterminatif géographique qui sera utilisée à l’égard de tous, à savoir une appellation erga omnes.

Texte intégral

M. G. DELAVEKOURAS : Bonjour. Il y a longtemps que nous ne nous sommes vus car notre agenda a été bien chargé en raison des déplacements. Je m’excuserais d’abord pour avoir organisé la tenue de ce point de presse un lundi mais nous serons encore une fois en déplacement et je voudrais, avant de partir, vous informer de l’agenda de la direction politique et évoquer avec vous les autres questions qui sont dernièrement au cœur de l’actualité. Je commence par l’agenda de la direction politique.

Les 5 et 6 juillet 2011, M. Stavros Lambrinidis, ministre des Affaires étrangères, effectuera un déplacement à Berlin.

Selon son agenda, le ministre des Affaires étrangères devrait s’entretenir avec M. Guido Westerwelle, ministre allemand des Affaires étrangères, M. Frank-Walter Steinmeier, chef du Groupe parlementaire SPD ainsi qu’avec M. Cem Özdemir, coprésident des Verts. En outre, le ministre prononcera un discours à la Société allemande de Politique étrangère (DGAP) sur le titre : «Reclaiming Europe’s lost values: responsibility & solidarity ».

Le jeudi 7 juillet 2011, M. Lambrinidis effectuera une visite de travail à Vienne où il s’entretiendra avec M. Spindelegger, vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères de l’Autriche.

De dimanche à mardi, le ministre des Affaires étrangères accompagnera le Président de la République, M. Papoulias lors de sa visite en Israël et dans les territoires palestiniens.

Mme Xenogiannakopoulou, ministre adjointe des Affaires étrangères, tiendra, le jeudi 7 juillet à 10h00, une séance d’informations à l’intention des membres des comités « Défense nationale et Affaires étrangères » du parlement sur les conclusions du récent conseil européen.

M. Dollis, Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères se déplacera à Seoul le mercredi 6 juillet en vue de participer à la première mission d’affaires dont l’objectif est d’établir des contacts bilatéraux avec des hommes d’affaires coréens. M. Dollis participera également à une manifestation consacrée à la promotion des produits grecs d’appellation d’origine protégée.

Je suis sûr que cette question sera évoquée par la suite mais je voudrais dire deux mots sur la question de l’envoi d’une aide humanitaire à Gaza. Je voudrais vous informer – vous avez probablement lu le communiqué y relatif émis par le ministère des Affaires étrangères – que la Grèce assume le transport d’une aide humanitaire, par ses propres moyens ou par tout autre moyen indiqué, et ce, en pleine coordination avec l’Organisation des Nations Unies et toutes les parties intéressées. A cette fin, il y a eu hier des contacts entre le Premier ministre et le Président de l’Autorité palestinienne, M. Abbas, tout comme entre le ministre des Affaires étrangères et le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon. Tous les deux ont manifesté leur soutien à l’initiative grecque et le Secrétaire général des Nations Unies a mis à disposition de la Grèce les services compétents de l’Organisation dans le but de réaliser cette initiative grecque.

Par ailleurs, demain matin le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères s’entretiendra avec les ambassadeurs des pays arabes accrédités en Grèce en vue de les informer sur cette initiative.

Je suis prêt à répondre à vos questions.

M. MALTEZOU : Savons-nous à quelle date commencera l’opération et par quel moyen sera transportée l’aide humanitaire ? A bord d’un navire ?

M. G. DELAVEKOURAS : Nous contacterons les personnes qui ont manifesté l’intention de participer à cette opération pour les informer des modalités relatives au rassemblement de l’aide humanitaire et pouvoir par la suite l’acheminer vers sa destination. Ces contacts auront lieu et j’espère qu’il y aura des résultats. Nous espérons pouvoir procéder à cette initiative. Dans le passé aussi la Grèce a déployé des efforts similaires, nous avons eu des consultations avec la République de Chypre ainsi qu’avec l’Union européenne. Les positions de la Grèce à cet égard sont connues et immuables. Toutes les parties intéressées sont averties.

[Interruption de la séance en raison de l’entrée dans la salle du ministre des Affaires étrangères]

M. S. LAMBRINIDIS : Chers amis, je ne voudrais pas interrompre votre session. Je voudrais juste vous saluer et vous assurer qu’aussitôt que le « calme sera revenu », car, comme vous avez pu le constater vous-mêmes, il existe une forte mobilité liée à ma prise de fonctions et aux réunions d’informations ainsi qu’au rôle que nous voulons jouer dans toute une série de questions, nous aurons des contacts plus réguliers, comme beaucoup d’entre vous l’ont demandé. Je vous prie de m’excuser de n’avoir pas pu m’entretenir avec vous plus tôt.

Comme vous le savez, j’effectuerai un déplacement en Allemagne. Grigoris vous informera des questions liées à Gaza, des questions qui revêtent pour nous une importance majeure, car nous avons pu prendre une initiative diplomatique « agressive » au niveau international en vue de pouvoir transmettre des messages multiples et, bien évidemment, de soutenir les efforts liés à l’envoi d’une aide humanitaire.

Mes déplacements en Allemagne et en Autriche s’intègrent dans le cadre des efforts consentis visant au renforcement de la présence grecque dans les pays européens avec lesquels nous avons une coopération en tant que partenaires depuis très longtemps et, notamment, en cette période. Il est vrai que l’opinion publique, pour des raisons bien connues, ne soutient pas, comme elle le devrait, l’effort européen commun que nous sommes en train de consentir. Le « problème grec » revêt un caractère à la fois national et européen. Les efforts que j’ai déployés au sein du Parlement européen lorsque j’occupais le poste de député européen avaient porté leurs fruits. J’espère que nous pourrons de la même manière y parvenir. Toutefois, je ne voudrais pas exagérer car aussi constructive que soit cette rencontre avec M. Westerwelle – et j’espère qu’elle le sera – elle ne pourra pas changer du jour au lendemain l’opinion que se font les Allemands des Grecs, mais il est très important d’axer notre attention sur cette question. Autrement dit, du point de vue diplomatique, cette question se trouve au cœur de nos efforts. Je voudrais aussi vous dire que la lettre envoyée par le Premier ministre à M. Barroso s’intègre dans le prolongement des efforts consentis par le gouvernement grec et par nous au sein du parlement européen quand j’occupais le poste de député européen.

Il faut attendre le moment opportun pour mettre en œuvre certaines actions, bien qu’il y ait un travail de préparation préalable. Quoi qu’il en soit, mettre l’accent sur la coopération européenne en faveur du développement de la Grèce et de l’Europe constitue une question primordiale pour nous et j’ose espérer qu’il en sera de même pour les Allemands.

Je vous remercie beaucoup. Excusez-moi pour avoir interrompu votre session. Je vous promets que nous aurons l’occasion de nous entretenir bientôt. Au revoir.

M. G. DELAVEKOURAS : Alors, nous disions qu’il serait nécessaire de voir une amélioration de la situation humanitaire à Gaza. Nous pensons qu’il est nécessaire de relancer les pourparlers de paix car il est nécessaire de pouvoir parvenir à une solution qui permettra la création d’un Etat palestinien qui vivra en paix et en toute sécurité aux côtés d’Israël. Les positions de la Grèce à cet égard sont immuables, ce sont des positions qui sont matérialisées par le biais de cette initiative et de la politique ferme de la Grèce à l’égard de la question du Moyen-Orient.

L’heure des responsabilités a sonné. Dans cette conjoncture cruciale pour le Moyen-Orient qui est actuellement un foyer de tensions, toutes les parties doivent faire preuve de responsabilité afin qu’il n’y ait pas des développements susceptibles d’alourdir davantage le climat. Des développements qui pourraient conduire à des situations incontrôlables engendrant des dangers pour ceux qui souhaitent participer à cette opération. J’espère qu’il y aura une réaction à cet appel et que nous pourrons rapidement procéder à cette initiative de la Grèce qui recueille tout le soutien de la Communauté internationale. La position de la Grèce est similaire à celle formulée par l’Organisation des Nations Unies, le Quartet, le Conseil européen et tous les pays de la région et cela doit être compris de tous. Donc, j’espère que nous pourrons de concert mener à bien cette mission qui sera au profit de la région dans son ensemble.

Mme RIGOU : Dans quelle mesure cet objectif pourrait être atteint, vu que les activistes semblent déterminés dans leurs efforts de percer le blocus, car tel est leur objectif et non pas l’envoi d’une aide humanitaire. Deuxièmement, vous vous êtes référé au Quartet. Que pensez-vous du fait que la réunion se tiendra finalement, bien que la condition à la tenue de cette réunion, en raison de l’attitude des Etats-Unis, ait été la réouverture des négociations ?

M. G. DELAVEKOURAS : Pour ce qui est de la première question, je ne peux pas vous répondre car cela n’entre pas dans ma sphère de compétences. Nous espérons pouvoir mener cette opération et c’est pourquoi nous aurons des contacts avec tous les responsables en la matière en vue de leur expliquer que nous pouvons assumer le transport de l’aide. C’est pourquoi il y a eu ces contacts avec l’Organisation des Nations Unies et nous verrons quel sera aussi le volet opérationnel de cette mission. J’espère que l’autre partie fera également preuve d’un esprit responsable en vue de pouvoir mener à bien cette entreprise.

Pour ce qui est de la réunion du Quartet, à mon sens, il s’agit d’une évolution très importante. Nous pensons que toutes les parties doivent actuellement mettre l’accent sur la nécessité d’entamer de nouveau les pourparlers de paix interrompus car c’est par cette voie qu’une solution pourra être atteinte. C’est pourquoi, la Communauté internationale et l’Union européenne doivent parler d’une seule voix, il faut mener des consultations et il faut aussi faire preuve de la bonne volonté. Il est évident que la situation s’est aggravée actuellement au niveau régional. Il est évident que même si les évolutions survenues sont uniques en leur genre dans chaque pays, elles créent toutefois un climat d’instabilité dans la région tout entière. C’est pourquoi les évolutions positives relatives à la question du Moyen-Orient, pourraient avoir des effets positifs sur la stabilité globale dans la région.

Mme POULIDOU : Le ministre a parlé d’une initiative diplomatique « agressive ». Dans quelle mesure cette initiative pourrait être qualifiée d’agressive à votre avis ? Il s’agit clairement d’une initiative défensive visant à « absorber » l’initiative précédente des ONG. Deuxièmement, si personne ne répond pas à votre appel, mènerez-vous cette mission par vos propres moyens, en transportant une aide humanitaire rassemblée par votre propre initiative ? Et, troisièmement, agissez-vous en concertation avec Chypre ?

M. G. DELAVEKOURAS : Cette initiative qui est tout à fait conforme aux positions immuables de la Grèce, est une initiative agressive menée par la voie diplomatique, c’est une initiative diplomatique positive qui permet d’apporter une solution à cette question qui comporte des dangers. Des dangers tout d’abord pour les personnes elles-mêmes souhaitant participer à la mission. Nous ne pouvons passer outre le fait que la communauté internationale dans son ensemble adopte cette position et ne consent pas au déroulement de cette opération. Nous ne pouvons pas négliger l’intention déclarée par Israël d’empêcher par tout moyen le déroulement de cette mission. La Grèce pense que le blocus sur Gaza doit être levé. La Grèce croit, et elle l’a prouvé de manière tangible, en l’amélioration de la situation humanitaire. La Grèce dispose d’une aide humanitaire et coopère avec l’ONU et continuera de coopérer. Dans cette conjoncture cruciale, nous nous attendons à ce que toutes les parties fassent preuve de responsabilité. C’est pourquoi, nous espérons que les groupes souhaitant participer à cette opération opteront pour la concertation afin que nous puissions parvenir aux résultats souhaitables et dans le même temps protéger toutes les parties contre les dangers pour leur sécurité que comporte cette situation.

Pour ce qui est des concertations avec la République de Chypre auxquelles je me suis tout à l’heure référé, la Grèce et Chypre avaient présenté à l’Union européenne une initiative commune afin que ces dernières assument elles-mêmes le transport d’une aide humanitaire. Depuis, il y a eu pas mal d’évolutions : l’ouverture du passage de Rafah, le changement des mesures prises par Israël et une activité plus intense de la part de l’UNRWA, l’instance des Nations Unies qui depuis 60 ans livre un combat quotidien pour améliorer la situation humanitaire dans les territoires palestiniens, tout en ayant payé un prix très lourd.

Des discussions similaires ont également été engagées lors de la récente visite de M. Lambrinidis à Chypre et dans le cadre de ses contacts avec le Président et le ministre des Affaires étrangères de la République de Chypre et nous poursuivrons, bien entendu, les contacts avec la République de Chypre. A l’heure actuelle, nous sommes prêts à faire avancer cette initiative, en mettant à disposition les navires grecs ou tout autre moyen indiqué dans le but de pouvoir, dans le cadre des processus fixés par l’ONU et, notamment par le Secrétaire général des Nations Unies dans la lettre qui a envoyée au Premier ministre grec, transporter cette aide humanitaire.

M. BLAVERIS : Ma question est la suivante, monsieur le porte-parole : vous avez qualifié l’initiative grecque d’agressive et à mon avis celle-ci va créer beaucoup de problèmes entre la Grèce et les Palestiniens qui sont déjà divisés par cette question et le Hamas hier soir a émis un communiqué y relatif. En dépit de cela, pourriez-vous nous dire vers quel port, un port de Gaza ou un autre port israélien, sera acheminée l’aide humanitaire ? Qu’y a-t-il de nouveau pour ce qui est de la mission diplomatique en Libye et est-ce que notre ambassade à Tripoli sera de nouveau opérationnelle ? Merci.

M. G. DELAVEKOURAS : Permettez-moi, tout d’abord de dire que nous avons des contacts continus avec l’Autorité palestinienne. Hier, le Premier ministre a eu un entretien téléphonique avec le Président, M. Abbas et ce dernier lui a fait part de son soutien à l’initiative grecque. Les relations avec l’Autorité palestinienne sont traditionnellement amicales, chaleureuses et constructives et c’est pourquoi nous œuvrons étroitement avec l’Autorité palestinienne. Il est vrai qu’une dimension importante de la situation au Moyen-Orient est à l’origine de cette division des Palestiniens et c’est pourquoi nous avions qualifié d’important cet accord atteint entre le Fatah et le Hamas, afin de pouvoir former un gouvernement qui sera communément acceptable. Ces consultations n’ont pas encore porté leurs fruits, toutefois, nous pensons que l’unité des Palestiniens est un paramètre très important pour le progrès du processus de paix.

Par conséquent, je répète, pour dissiper tous les doutes à cet égard, la Grèce continuera d’avoir des contacts étroits avec l’Autorité palestinienne, car ces contacts sont axés sur des relations d’amitié et à mon avis aucune ombre n’est jetée sur les relations en raison de cette situation que nous devons gérer pour ce qui est de la flottille.

Pour ce qui de Benghazi, la Grèce participe de manière active à tous ces efforts consentis en vue de pouvoir sortir la Libye de cette impasse politique. La Grèce participera aussi, comme elle l’a fait jusqu’à présent, à la prochaine réunion du Groupe de contact qui se tiendra à Constantinople le 15 juillet. Elle présentera ses idées et communiquera des informations relatives aux efforts qu’elle est en train de déployer. Toutefois, nous pensons que l’Organisation des Nations Unies et, notamment, le porte-parole du Secrétaire général, M. Khatib lequel a accompli une œuvre très importante à ce jour, devront jouer un rôle de premier plan. Nous espérons qu’il y aura la convergence politique nécessaire pour mettre fin à la violence, aux confits pour pouvoir avant tout protéger le peuple libyen. Nous poursuivrons les contacts et à cette fin contribue également présence de ce groupe du ministère des Affaires étrangères qui se trouve sur le terrain à Benghazi.

Nous poursuivrons nos contacts avec les opposants du régime et nous verrons quels seront les prochains pas à entreprendre. Cela dit, j’espère que des progrès seront bientôt réalisés.

M. BLAVERIS : Vous n’avez pas répondu à la question relative aux ports.

M. G. DELAVEKOURAS : Pour ce qui est des ports et de l’organisation concernant le transport d’une aide humanitaire, la seule chose que je peux vous dire est que nous avons actuellement des consultations avec l’Organisation des Nations Unies en vue de suivre les processus prévus, à savoir utiliser les canaux existants. Nous devrons toutefois attendre l’issue des arrangements pratiques pour pouvoir émettre un communiqué car cette discussion est toujours en cours.

M. SOURMELIDIS : Avez-vous des contacts avec Israël ?

M. G. DELAVEKOURAS : Nous avons des contacts avec Israël, nous connaissions ses positions, des positions qui sont de toute façon connues de tous. Les positions que la Grèce a prises, les positions du gouvernement grec qui sont des positions responsables. A l’heure actuelle – et je voudrais le répéter car des articles sont parus dans la presse et ne correspondent guère à la réalité – la Grèce, forte de sa pratique diplomatique en faveur des efforts visant à parvenir à une solution à la question du Moyen-Orient, et notamment à la question palestinienne, à soutenir le peuple palestinien toutes ces années, prend une position responsable et fait face à une situation qui comporte un danger immédiat pour la vie des personnes participant à cette entreprise. Cela émane de notre expérience acquise et je pense que nous nous rappelons tous des événements tragiques survenus l’année dernière. Il ne faut pas que cette région soit confrontée à des incidents de ce genre, c’est pourquoi nous formulons des propositions agressives, positives qui peuvent donner une issue à cette situation et nous aider à éviter les tensions. Car dans cette conjoncture sensible, le plus important est d’assurer la stabilité de la région, ce qui n’est pas du tout facile.

Mme TOPALOVA : A quel niveau se déroulent les contacts avec Israël ?

M. G. DELAVEKOURAS : A tous les nivaux, tout comme avec les autres parties intéressées.

M. SOURMELIDIS : Qu’est-ce qui a mal tourné lors des consultations avec Moscou et qui a fait que le déplacement du ministre en Russie a été annulé ?

M. G. DELAVEKOURAS : Tout d’abord, il y a eu un entretien téléphonique entre le ministre des Affaires étrangères de la Grèce et son homologue russe le vendredi. Lors de cet entretien téléphonique qui s’est déroulé dans un climat positif, les deux hommes ont eu l’occasion de discuter de notre coopération bilatérale, des perspectives de son approfondissement et du renforcement du cadre contractuel qui régit les relations des deux pays dans le cadre du plan commun adopté par les deux pays pour la période 2009- 2012 et c’est dans ce même esprit que la coopération entre les deux se poursuivra.

Il est vrai que des consultations sont en cours en vue d’organiser une rencontre, une visite du ministre grec des Affaires étrangères à Moscou. Jusqu’à présent aucune date n’a été fixée. Certaines dates ont été proposées mais comme elles n’ont pas été jugées convenables, les deux ministres ont discuté de l’éventualité d’organiser une rencontre au mois de septembre en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies. Cela dit, nous verrons quels seront les prochains pas à entreprendre dans le cadre de notre coopération. La volonté ferme de la Grèce est d’approfondir, de renforcer les relations avec la Russie et nous savons que la partie russe manifeste la même volonté à cet égard. C’est sur cette base solide que nous poursuivrons notre coopération.

Μ. KOURBELA : Monsieur le porte-parole, j’aimerais savoir si nous sommes près de conclure un accord énergétique avec l'Allemagne, j'entends un accord relatif aux sources d'énergie renouvelables. Par ailleurs, j’aimerais savoir si la visite qui a eu lieu récemment en Grèce avec des représentants du secteur touristique allemand a porté ses fruits. Une délégation d’Allemands s'était rendue en Grèce. Il s'agissait de représentants du secteur de l’économie touristique d’Allemagne et ils étaient en tournée en Grèce. Ils s'intéressaient à des questions liées à la coopération touristique et à des investissements éventuels.

G. DELAVEKOURAS : Les deux questions soulevées concernent notre coopération bilatérale et elles s'intègrent dans le cadre d’une coopération bilatérale plus intensive que nous avons développée avec l’Allemagne, au moment de la première visite du Premier ministre de la Grèce dans la capitale allemande et lors de sa rencontre avec Mme Merkel. Depuis, des rencontres ont eu lieu au niveau intergouvernemental, tant à Athènes, qu'à Berlin, avec la participation des ministres des deux pays afin de développer davantage cette coopération dans des domaines précis, dont la coopération en matière d'énergie « verte » ainsi que la possibilité de réaliser des investissements aussi bien dans le secteur énergétique que touristique.

A l’heure actuelle, le produit touristique grec est très compétitif, il est attractif et nous souhaitons par notre présence en Allemagne et la présence de notre ministre mettre en avant le produit touristique de la Grèce car il s’agit d’un aspect très important de l’effort consenti par notre pays pour relancer l’économie. Nous voulons que cette année soit bonne et nous pensons qu'elle peut l'être. Même si des impressions négatives subsistent, il n’en demeure pas moins que le produit touristique grec demeure à l’heure actuelle l’un des plus attractifs de notre région en raison notamment des évolutions dans notre région élargie.

A. ATHANASSOPOULOS : Monsieur le porte-parole, dans sa déclaration, le Secrétaire général de l’ONU, mais aussi le Quartet, parlait si je ne m’abuse de décourager l’envoi d’une aide humanitaire à Gaza. Vous avez interdit [l’envoi d’une aide humanitaire]. Beaucoup de choses ont été écrites et dites à ce sujet, que ce soit à titre privé ou public. Je ne vous demande pas de critiquer ce qui a été dit à titre privé, ou éventuellement, à titre public. Certains sont montés dans ces bateaux. Ont-ils identifié quelque chose? Ont-ils identifié un danger quelconque qui aurait pu mettre en danger la vie des personnes qui voulaient se rendre à Gaza ? C’est la première question.

La seconde, puisque vous vous êtes référé au produit touristique que vous avez qualifié d’attractif, j’aimerais savoir dans quelle mesure le produit que nous avons pu voir la semaine passée sur la place Syndagma est-il attractif et dans quelle mesure ce produit est pris en compte par les touristes allemands désireux de venir en Grèce ? Merci.

G. DELAVEKOURAS : Je commencerais par la question relative à la flottille. Nous avons déjà dit quelle était la position prise par l’ensemble de la communauté internationale concernant cette question. La Grèce, le ministère des Affaires étrangères avait, dès le 22 juin, au moyen d’un communiqué, lancé un appel aux personnes souhaitant participer à cette opération et les avait exhortées à ne pas y prendre part, car leur sécurité et celle de la navigation maritime étaient en danger. En dépit de cet appel, un certain nombre de personnes ont insisté [pour y participer]. Tous les pays de notre région ont adopté une position similaire. Je pense à Chypre, l’Italie, la France et aux décisions y relatives qui ont été prises. Le gouvernement de la Grèce avait une position de responsabilité qui était d’avancer dans ce sens devant l’insistance de certains groupes de ressortissants grecs et étrangers d'effectuer cette opération, en dépit des avertissements et des mesures qui avaient été prises par les autorités portuaires. J'aimerais donner un exemple qui relève certes du ministère de la Protection du citoyen et le représentant du service de gardes-côtes s'est positionné à ce sujet, mais il est important de le dire. Le bateau américain, qui a essayé de quitter la Grèce, avait reçu certaines remarques liées à la sécurité de la navigation maritime ; non seulement il n’a rien fait, mais il a ignoré les ordres des autorités portuaires, fondés sur la législation nationale et internationale, les règles de sécurité existantes et il a essayé de quitter le port. Les autorités portuaires lui ont demandé de faire marche arrière, ainsi qu'il le devait. Il faut voir le fond de la question, et le fond de la question est qu’à l’heure actuelle il existe un danger réel auquel nous devons faire face. Nous avons l'intention proclamée d’Israël d’empêcher la réalisation de cette opération, même si cela implique le recours à la violence. Nous ne devons pas l'ignorer, en d'autres termes, nous ne pouvons pas ignorer le danger que cela représente pour les personnes elles-mêmes qui participent à une telle opération et c’est la raison pour laquelle la position de la Grèce est claire, quant à l’application des lois et dans le même temps, il existe une initiative concrète pour que l’aide humanitaire soit acheminée à bon port.

En ce qui concerne la question du tourisme, certaines impressions négatives subsistent, certes, et j’en ai parlé tout à l’heure et nous devons renverser cette tendance. La Grèce est une destination touristique exceptionnelle, tous ceux qui vivent dans ce pays en sont bien conscients et il est très important de pouvoir le communiquer à l’opinion publique internationale et nous y parviendrons si tout le monde y contribue avec ses efforts. Et cela constitue l’une des dimensions des activités du ministère des Affaires étrangères.

P. PAPATHANASSIOU : Monsieur le porte-parole, j’aimerais rebondir sur la question du tourisme et aller un peu plus loin dans cette réflexion : les méthodes de violence sans précédent qu’a appliqué le gouvernement la semaine passée ou encore l’usage de bombes lacrymogènes pour réprimer les manifestants – même si bien entendu la responsabilité n’incombe pas au ministère des Affaires étrangères et que certains de nos confrères journalistes de l'étranger ont été parmi les victimes – ont valu au pays la critique virulente des médias internationaux, mais aussi des recommandations aux voyageurs, de nombreuses plaintes d’Amnesty International et autres organisations de droits de l’homme et à un moment donné notre pays sera appelé à y répondre. J’aimerais que vous me disiez ce que vous avez l'intention de faire pour réhabiliter l'image de la République hellénique à l'étranger. Merci.

G. DELAVEKOURAS : Avant de répondre à votre question, j’aimerais vous dire qu’en ma qualité de porte-parole du ministère des Affaires étrangères, je ne commente pas les évolutions intérieures. Quoi qu'il en soit, je répondrais que ce n'est pas là l'image globale de la Grèce et c'est exactement ce que nous devons faire, montrer l'image de l’autre Grèce, d’un pays qui travaille dur en ce moment pour pouvoir sortir de cette crise, d'un pays qui a répondu à ses obligations et qui a produit des résultats précis, d'un pays qui constitue une destination touristique sure. C’est ce sur quoi nous devons travailler et nous y travaillons de manière assidue afin de le prouver à l’opinion publique. Cet effort n’est pas seulement consenti par le ministère des Affaires étrangères, mais comme vous le savez le ministre des Affaires étrangères, dès le premier jour de ses fonctions, a demandé à nos ambassades de ne laisser aucune question en souffrance et de montrer partout l'effort consenti pour réhabiliter l'image du pays. Cet effort nous le poursuivrons car il s'agit d'un élément nécessaire à l’effort généralisé qui permettra à la Grèce d’avancer sur des bases solides.

L. BLAVERIS : Monsieur le porte-parole, une précision concernant ce que vous avez dit tout à l’heure. Vous avez dit que le 22 juin, si je me souviens bien, le ministère des Affaires étrangères a lancé un avertissement, il a fait un communiqué dans lequel il invitait les activistes de la flottille à ne pas se rendre à Gaza. Vous avez également dit que d'autres pays avaient lancé des appels similaires, vous avez parlé de la France, de l'Italie, etc. La question qui se pose est peut-être naïve, mais je suis tout de même curieux de le savoir. Pourquoi n’ont-ils pas tenu compte de l’avertissement grec et que cette opération part d'ici alors que des actions similaires ne sont pas entreprises par d'autres pays de la région. Merci.

G. DELAVEKOURAS : J’aimerais avant tout dire que cette opération n’a pas comme point de départ la Grèce seulement, il y a eu des bateaux dans d’autres pays. Mais il est vrai que la plus grande partie de la flotte se trouve en Grèce. Cela suscite une préoccupation générale, à savoir pour quelle raison certains milieux ont essayé d'altérer les positions de la Grèce, qui sont claires et immuables depuis bien des années et les combats menés par la Grèce. Pourquoi certains milieux essayent de montrer un visage de la Grèce qui n'est pas le vrai visage de ce pays et de déformer les communiqués qui ont été publiés et qui ont comme objectif premier de garantir la sécurité de ceux souhaitant participer à une telle opération. Je suis d'accord avec votre remarque consistant à dire que tous les pays de la région, toute la communauté internationale adopte la même position. La Grèce fait un pas de plus en avant et se déclare prête à assumer le transport de l'aide humanitaire. Donc, nous devons voir quelle est le fond de la question. Pour nous, il s'agit d’assurer la stabilité dans la région, de pouvoir engager des négociations sur la question du Moyen-Orient qui apporteront la solution, une réponse à tous ces problèmes et d’améliorer la situation humanitaire à Gaza.

A. ATHANASSOPOULOS : Permettez-moi de poser une question supplémentaire : quand pensez-vous, après tout ce qui s’est passé, que ces personnes accepteront de discuter avec le ministère des Affaires étrangères pour organiser l’aide humanitaire là-bas ? Autrement dit, d’un côté vous leur interdisez de quitter le port, vrai ou faux mais ce n’est pas à moi de le juger, et maintenant vous leur demandez de discuter pour voir comment l’aide sera transmise là-bas, avec eux. Autrement dit, est-ce qu’en définitive l’objectif n’est pas autre ? Est-ce que l’objectif est-il que l’aide humanitaire n’arrive pas du tout ?

G. DELAVEKOURAS : L’objectif de la Grèce, son initiative a pour objet le transport de l’aide humanitaire. Je ne peux répondre à la question de savoir s’il y a d’autres objectifs. Je vous dis quelle est la vraie volonté de la Grèce et elle est prête à prendre des mesures, à utiliser sa diplomatie pour mettre en œuvre ces mesures. J’espère que toutes les parties adopteront la même position responsable afin que cet effort puisse produire des résultats. J’espère que cela se fera. Dans le même temps, tout le monde doit comprendre qu’il existe des lois et que ces lois devront être respectées.

Ε. ΚOLLIOPOULOU : J'aimerais savoir dans quelle mesure la coopération intensive entre la Grèce et Israël l'année dernière, suite à la visite de M. Netanyahu ici, a-t-elle influencé la position actuelle du gouvernement grec. Deuxièmement, pourquoi la Grèce n'a-t-elle pas saisi les Nations unies lorsqu'Israël a dit qu'il aurait recours à la violence ? Merci.

G. DELAVEKOURAS : Je commencerais par dire que la question de la flottille ne peut pas déterminer les relations entre la Grèce et Israël ou avec tout autre pays. C’est une question précise que nous allons aborder de manière appropriée dans le cadre que je vous ai déjà décrit. Les relations entre la Grèce et Israël se sont fortement améliorées. Nous avons eu de nombreux contacts de haut niveau politique car nous pensons que ces contacts sont mutuellement profitables. Nous voulons donner une substance à ces relations qui ne reflètera pas les relations de la Grèce ou d’Israël avec un pays tiers, quel qu’il soit. Et ce exactement parce que nous estimons que nos pays ont des avantages complémentaires et ont beaucoup à gagner de leur coopération, c'est pourquoi cette coopération a porté ses fruits. Nous poursuivrons dans cette même logique et nous informerons toujours Israël, comme nous l’avons fait aujourd’hui, de nos positions qui ne convergeront pas toujours, comme vous le comprenez bien. Nous pensons que grâce à de meilleures relations entre la Grèce et Israël, nous pouvons contribuer davantage aux efforts globaux consentis pour pouvoir trouver une solution à la question du Moyen-Orient et garantir la stabilité dans notre région.

Les relations entre la Grèce et Israël n'influencent d'aucune manière les relations entre la Grèce et le monde arabe. Ce sont des relations anciennes, traditionnelles, des relations d'amitié et de confiance et c'est grâce à notre attitude constante que nous avons réussi à tisser ces relations pendant toutes ces années. La Grèce peut parler en toute franchise et confiance à tous et cela contribue à améliorer notre capacité à participer au progrès et à la stabilité politique dans la région.

En ce qui concerne les actions de l'année passée et le recours à la violence, nos positions à ce sujet sont connues. L'année dernière la Grèce avait condamné fermement le recours à la violence. Ce que nous essayons de faire cette année est d'éviter une situation qui pourrait conduire de nouveau à des tensions et à la violence. Nous devons empêcher cela. Nous pouvons l’empêcher et trouver des moyens, comme cette initiative prise par la Grèce, pour transporter l'aide humanitaire, comme le définit le cadre de l'ONU, comme le décrit le Secrétaire général dans sa lettre au Premier ministre grec.

CH. KAPOUTSIS : Pensez-vous que le Hamas risque de ne pas accepter l'initiative grecque, l'aide humanitaire, tel que le prévoit le gouvernement grec? Par exemple que le Hamas vous dise que dans ces conditions, nous ne voulons pas d’aide humanitaire dans la bande de Gaza. Cette éventualité existe-t-elle ? Car si tel était le cas cela signifierait un grand échec diplomatique de la Grèce.

G. DELAVEKOURAS : En aucun cas la volonté sincère de la Grèce d'apporter une issue concrète à une situation qui comporte des dangers pour tous ne constitue un échec diplomatique. Pour cette raison, le premier ministre a eu hier un entretien avec le président de l’autorité palestinienne qui a affirmé son soutien. Nous avons aussi des contacts avec l’ONU et notre but est de réussir à faire parvenir l'aide humanitaire à destination. Ce sont nos interlocuteurs dans les efforts que nous déployons.

S. RISTOVSKA : Monsieur le porte-parole, premièrement j’aimerais que vous nous donniez des détails sur la démarche de protestation faite par le ministère des Affaires étrangères auprès du Monténégro. Deuxièmement, est-ce que le changement de ministre [des Affaires étrangères] entraîne un changement de position quant à la question du nom ou bien les lignes rouges demeurent-elles ? Merci.

G. DELAVEKOURAS : Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de la coopération en Europe du sud-est, il y a eu des cas où une appellation autre que celle reconnue au niveau international par l’Organisation des Nations unies a été utilisée et c’est pourquoi une démarche a été effectuée auprès du Monténégro, qui organisait la réunion, sur la nécessité de toujours utiliser l'appellation qui est acceptable sur le plan international, tel que défini dans les décisions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies.

En ce qui concerne le changement de direction politique du ministère des Affaires étrangères, les positions de la Grèce sont immuables. La Grèce a maintenu une position extrêmement constructive dans le cadre des efforts consentis pour régler cette question. La Grèce soutient fermement les efforts déployés par le représentant spécial du Secrétaire général, M. Nimetz et le processus des négociations menées sous l’égide de l’ONU qui permettra de parvenir à une solution. Nous ne pourrons affirmer qu’à ce jour il y a eu une réaction sur le fond afin de pouvoir réaliser des progrès au niveau des négociations. Nous avons œuvré en faveur de l’amélioration du climat dans les relations bilatérales car nous pensions que cela pourrait créer de meilleures conditions pour le règlement aussi de la question du nom. Le Premier ministre a pris des initiatives et s’est entretenu à maintes reprises avec le Premier ministre de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine et nous poursuivrons nos efforts tout en restant fidèles à nos propositions, dans le but de parvenir à une solution qui comportera une appellation assortie d’un déterminatif géographique qui sera utilisée à l’égard de tous, à savoir une appellation erga omnes. Telle est la position ferme de la Grèce, c’est une position constructive qui peut apporter des résultats et nous attendons de voir, enfin, après les élections à Skopje, une réaction de la part du gouvernement de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine.

Μ. KOURBELA : J'aimerais savoir où en est la question de la nomination d'un Grec au secrétariat de l'Union pour la Méditerranée, où un poste pour le secteur énergétique est toujours vacant.

G. DELAVEKOURAS : Oui, je crois que la procédure de nomination n'est pas encore terminée. Nous vous tiendrons au courant.

Merci beaucoup.