Vendredi, 20 Octobre 2017
greek english french
Accueil arrow Actualité arrow Points de Presse arrow Point de presse du porte-parole du MAE, M. G. Delavekouras du 2 juin 2011

Point de presse du porte-parole du MAE, M. G. Delavekouras du 2 juin 2011

jeudi, 02 juin 2011

Points principaux :

Sur la Libye : … à notre avis nous ne pourrons parvenir à une solution à la question de la Libye à travers seulement des moyens militaires. Il nous faut aussi des moyens politiques. C’est pourquoi, nous avons des contacts tant avec Tripoli qu’avec Benghazi, dans ce cadre des efforts globaux consentis pour lancer un processus politique. Malheureusement, apparemment il est trop prématuré d’amorcer un tel processus, en dépit des efforts coordonnés de la part de l’ensemble de la communauté internationale. Nous pensons que l’ONU doit jouer un rôle décisif dans cet effort et le représentant du Secrétaire général, M. Khatib avec lequel nous avons des contacts continus.

Sur les certificats albanais : La Grèce soutient fermement la perspective européenne des Balkans occidentaux et notamment de l’Albanie, ce qui a été prouvé de manière tangible tant par la stratégie de Thessalonique en 2003 que par l’Agenda 2014. Toutefois, nous nous attendons à ce que l’Albanie honore pleinement ses obligations vis-à-vis de l’Union européenne, ce qui constitue une condition à la poursuite sans heurts du parcours d’adhésion. Ces obligations englobent, sur la base des critères de Copenhague, le respect des droits de l’homme, des minorités et des normes européennes ce qui revêt une importance cruciale pour la Grèce. Dans ce contexte, notre pays communiquera des informations détaillées aux instances communautaires compétentes en la matière.

Sur les élections en ARYM : Nous ne voyons aucune différence, ni ne traitons différemment Mme Sekerinska ou M. Gruevski et les partis qu’ils représentent – ce que nous voulons (après les élections) c’est un gouvernement en Ancienne République de Macédoine qui vienne aux négociations dans un esprit constructif afin que nous puissions atteindre une solution. Nous pensons que l’heure de la solution a sonné, nous pensons que cela est dans l’intérêt des deux parties, des deux pays. La Grèce veut voir l’Ancienne République yougoslave de Macédoine devenir membre de la famille européenne ; elle veut la soutenir dans cet effort, elle sera son partenaire le plus fiable dans le processus des négociations face aux 27.

M. G. DELAVEKOURAS : Bonjour, je commencerai par l’agenda des chefs politiques. A l’heure actuelle, un entretien est en cours entre le ministre des Affaires étrangères et une délégation de députés du SPD.

Les 3 et 4 juin, le ministre des Affaires étrangères effectuera un déplacement au Mont Athos, en sa qualité de Président du Comité chargé de l’étude et de la promotion de la protection du Mont Athos et d’autres questions ayant trait à la communauté monastique.

Les 6 et 7 juin, M. Droutsas se déplacera en Hongrie en vue de participer à la 10ème réunion des ministres des Affaires étrangères du Dialogue Asie-Europe. A la réunion participeront 48 délégations des Etats membres et le thème général de la discussion sera : « Working together on non-traditional security challenges ». En marge de la réunion, le ministre des Affaires étrangères devrait avoir des entretiens bilatéraux avec ses homologues.

Le mercredi 8 juin, le ministre des Affaires étrangères effectuera un déplacement à Vienne en vue de participer au Forum économique mondial sur l’Europe et l’Asie centrale lors duquel il participera en tant qu’intervenant à la table ronde intitulée « A vision for a sustainable future ». En outre, lors de son séjour à Vienne, M. Droutsas aura une rencontre bilatérale avec le vice-chancelier et ministre fédéral des Affaires européennes internationales, M. Spindelegger et il assistera avec des chefs des autres délégations à un dîner offert par le Président de l’Autriche.

Le jeudi 9 juin, M. Droutsas se déplacera à Abu Dhabi en vue de participer à la réunion du Groupe de contact sur la Libye lors de laquelle devront être abordées des questions relatives au processus politique et à la coordination des participants en vue de parvenir à une solution politique sous l’égide des Nations Unies, et à l’aide humanitaire à long terme.

La ministre adjointe des Affaires étrangères, Mme Xenogiannakopoulou, s’entretiendra le mercredi 8 juin avec la Secrétaire d’Etat polonaise aux Affaires étrangères, en charge des questions de l’élargissement de l’Union européenne.

Le vendredi 3 juin, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Kouvelis, répondra lors d’une séance au sein du parlement à une question d’actualité formulée par le député du LAOS, M. Korantis. Par la suite, à 13h30, il s’entretiendra avec MM. Kanellopoulos et Limperis, Président et Directeur général de l’UNICEF respectivement.

Le lundi 6 juin, M. Kouvelis se déplacera à Budapest où il s’entretiendra avec des hauts fonctionnaires iraquiens.

Le mardi 7 juin, à 10h30, M. Kouvelis s’entretiendra avec la sous-directrice de l’Organisation internationale des migrations. A 13h00, M. Kouvelis offrira un déjeuner de travail en l’honneur de son homologue de Cuba qui est en visite dans notre pays. Par la suite à 15h00, M. Kouvelis prononcera un discours dans le cadre de la Conférence intitulée « The future of banking in Greece », qui est organisée par le journal Financial Times à l’hôtel Intercontinental.

Enfin, le mercredi 8 juin, le Secrétaire d’Etat participera à la réunion ministérielle des pays membres de l’OCEMN qui se tiendra à Bucarest.

Voilà pour ce qui est de l’agenda. Je suis prêt à répondre à vos questions, s’il y en a.

M. GATOPOULOS : Bonjour. Pourriez-vous nous donner quelques informations sur l’attaque survenue hier à Benghazi ?

M. G. DELAVEKOURAS : Selon les informations qui nous sont parvenues par le groupe du ministère des Affaires étrangères qui se trouve à Benghazi, une voiture piégée a explosé en dehors de l’hôtel où sont logés les membres de la mission grecque ainsi que d’autres missions diplomatiques. Tous les membres de la mission du ministère des Affaires étrangères et de l’équipe médicale grecque sont sains et saufs.

M. VOUDOURIS : Y a-t-il un calendrier… combien de temps restera la mission grecque à Benghazi ? Est-ce que des mesures de sécurité ont été prises ? Le cas échéant, des mesures plus renforcées vont-elles être prises après l’incident survenu hier ?

M. G. DELAVEKOURAS : La mission grecque du ministère des Affaires étrangères restera sur le terrain tant que cela sera nécessaire. Comme vous le savez, la Grèce a dès le premier moment affirmé que l’on doit parvenir à une solution politique à la crise en Libye. La communauté internationale a pris une position claire à travers les résolutions 1970 et 1973 afin de mettre fin à la catastrophe humanitaire et de protéger les populations civiles. Cela dit, à notre avis nous ne pourrons parvenir à une solution à la question de la Libye en employant des moyens militaires seulement. Il nous faut aussi des moyens politiques. C’est pourquoi, nous avons des contacts tant avec Tripoli qu’avec Benghazi, dans le cadre des efforts globaux consentis pour lancer un processus politique. Malheureusement, il est apparemment trop prématuré d’amorcer un tel processus, en dépit des efforts coordonnés de la part de l’ensemble de la communauté internationale. Nous pensons que l’ONU doit jouer un rôle décisif dans cet effort et le représentant du Secrétaire général, M. Khatib avec lequel nous avons des contacts continus, est récemment venu à Athènes. Cela a été confirmé lors de la réunion du Groupe de contact tenue à Rome – une démarche à laquelle nous croyons fermement – et nous continuerons de soutenir les efforts du représentant du Secrétaire général dans ce sens.

Pour ce qui est de la question de la mission grecque du ministère des Affaires étrangères, toutes les mesures nécessaires ont été prises pour assurer des conditions de sécurité maximales à tous les membres. Comme vous le comprenez, la situation exige une très grande prudence, comme il a été révélé par l’attaque survenue hier.

M. KALARITIS : Ma question porte sur la décision du gouvernement albanais de ne pas mentionner la nationalité albanaise sur les certificats de naissance individuels, les passeports et autres documents publics. Est-ce qu’il y a eu un recensement démographique de la minorité ?

M. G. DELAVEKOURAS : Nous sommes bien au courant de cette question que nous suivons de près. La décision du gouvernement albanais sur la radiation de la mention de l’origine ethnique sur les nouveaux certificats d’état civil, sans concertation préalable avec la minorité qui vivent dans le pays, soulève des questions pertinentes quant aux motifs qui ont dicté le changement de cette pratique datant de plusieurs décennies. Cela associé au fait que le recensement démographique a été remis à plus tard, sous la pression des milieux nationalistes qui s’opposent à la mention optionnelle de l’origine ethnique, de la langue et de la religion sur les documents publics, donne l’impression que le gouvernement albanais fait marche arrière sur les recommandations des milieux nationalistes qui s’opposent à l’inclusion de ces informations sur les documents publics, des informations faisant état de l’existence d’une minorité dans le pays et qui sapent de manière systématique les relations bilatérales de notre pays avec l’Albanie.

La Grèce soutient fermement la perspective européenne des Balkans occidentaux et notamment de l’Albanie, ce qui a été prouvé de manière tangible tant par la stratégie de Thessalonique en 2003, que par l’Agenda 2014. Toutefois, nous nous attendons à ce que l’Albanie honore pleinement ses obligations vis-à-vis de l’Union européenne, ce qui constitue une condition à la poursuite sans heurts du parcours d’adhésion. Ces obligations englobent, sur la base des critères de Copenhague, le respect des droits de l’homme, des minorités et des normes européennes ce qui revêt une importance cruciale pour la Grèce. Dans ce contexte, notre pays communiquera des informations détaillées aux instances communautaires compétentes en la matière. Nous continuerons de suivre de près les évolutions en fonction de la nécessité de respecter les droits de la minorité ethnique grecque. Nous invitons le gouvernement albanais à faire preuve d’un esprit constructif à l’égard de cette question relative aux représentants des minorités, lesquels ont d’ores et déjà manifesté leur désaccord face à cette décision, dans le but de parvenir à une solution qui prendra en considération leurs inquiétudes légitimes.

M. KALARITIS : A quoi devons-nous nous attendre après les élections à Skopje le dimanche et l’élection du nouveau gouvernement ?

M. G. DELAVEKOURAS : Dans un premier temps, je vous dirais que nous espérons que les élections en Ancienne République yougoslave de Macédoine se dérouleront sans heurts en vue de mettre en avant l’attachement ferme du pays à l’Union européenne et à son parcours européen. Un parcours que la Grèce soutient de manière claire, à travers la stratégie de Thessalonique et l’Agenda 2014, comme je l’ai tout à l’heure dit. Cela dit, à notre sens il n’y a aucune différence entre les positions de Mme Sekerinska ou de M. Gruevski, les positions du SDSM ou du VMRO, des positions adoptées toutes ces dernières années par les gouvernements successifs de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Nous voulons qu’à travers ce scrutin soit élu un gouvernement qui fera preuve d’une attitude constructive. Nous pensons que le temps est venu pour parvenir à une solution. La Grèce a prouvé de manière tangible son rôle constrictif dans les négociations menées dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies et son soutien au représentant du Secrétaire général, M. Nimetz. Nous espérons que le gouvernement qui sera issue du scrutin du 5 juillet, se présentera à la table des négociations en faisant preuve d’une attitude constructive en vue de pouvoir parvenir finalement à une solution à la question du nom.

M. PAPATHANASSIOU : Monsieur le porte-parole, ma question porte sur un sujet qui se trouve au cœur de l’actualité ces derniers jours. Chaque après-midi, la place de Syntagma est envahie par des citoyens qui protestent contre le gouvernement et contre le Mémorandum, un Mémorandum qui, comme nous le savons tous, contient certaines conditions qui donnent la possibilité de céder la souveraineté nationale. La semaine dernière, nous lisons à la une de nombreux journaux turcs que les achats en Grèce sont une aubaine, nous voyons M. Droutsas – lequel a exprimé des vues personnelles, ce qui est tout à fait compréhensible – en raison de cette contrariété manifestée, soumettre des propositions concernant le mandat des députés, des propositions qui ont suscité une vive réaction de la part des députés du PASOK et des membres du gouvernement. Que répondez-vous, dans ce contexte négatif actuel, à certains de nos compatriotes qui contestent la fermeté et la crédibilité de notre politique étrangère ? Je vous remercie.

M. G. DELAVEKOURAS : Comme vous le comprenez, vous avez évoqué de nombreuses questions qui ne relèvent pas de la compétence du ministère des Affaires étrangères et par extension, de mes fonctions en tant que porte-parole. Cela dit, toutefois, je voudrais signaler que nous devons faire très attention lorsque nous utilisons des expressions telles que « cession de la souveraineté nationale », etc. En outre, comme vous le comprenez, je n’ai pas l’intention d’émettre de commentaire sur le débat politique intérieur sur le système politique. Je voudrais toutefois clarifier que si la Grèce traverse une crise économique très grave et sans précédent pour la société grecque, elle continue d’être un acteur décisif dans sa région. Un acteur de stabilité, de normalité, de paix et de développement.
Nous ne devons pas oublier le rôle que joue notre pays dans son voisinage élargi. Le rôle qu’il joue dans les Balkans où il a pu, d’une manière décisive, mettre en place un cadre pour l’adhésion de ces pays à l’Union européenne, à travers l’Agenda 2014 et ouvrir la perspective pour organiser une réunion au sommet, après tant d’années, entre l’Union européenne et les Balkans occidentaux, dans le but de pouvoir insuffler de nouveau un nouvel élan à cette perspective qui constitue un facteur très important pour la paix, la stabilité et le développement dans notre région élargie, ce qui est l’objectif stratégique de la Grèce.

Nous ne devons pas oublier le rôle de la Grèce dans la région de la Méditerranée, du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord, le rôle décisif qu’elle a joué il y a quelques mois, dans l’évacuation des dizaines de milliers de ressortissants étrangers qui se trouvaient en Libye et étaient en danger en raison des conflits continus ; le faut aussi que la Grèce a pu les accueillir et les aider à rentrer dans leur pays en toute sécurité. Nous ne devons pas oublier les efforts consentis par la Grèce pour parvenir à une solution en Libye, mais aussi ses efforts déployés au Moyen-Orient pour pouvoir réactiver le processus de paix concernant la question palestinienne et voir la stabilité se consolider dans cette région. Nous ne devons pas oublier les initiatives de la Grèce dans le cadre de l’Union européenne en coopération avec ses partenaires, en vue de pouvoir adopter au sein de l’Union européenne une position commune et des instruments puissants qui nous permettront de sortir de la crise. Nous ne devons pas oublier les initiatives que la Grèce a prises pour coordonner les pays de notre région dans le but de protéger l’environnement, lors de la réunion au sommet qui s’est tenue à Athènes il y a quelques mois, afin que les pays de la région puissent parler d’une seule voix en vue des processus se déroulant au sein de l’UE. Ces actions sont entreprises pour la première fois et constituent des pas très importants. La liste des initiatives et des efforts de la Grèce est très longue. De tout cela nous devons retenir que la Grèce dispose de tous ces éléments qui peuvent lui permettre d’exercer une politique étrangère dynamique, de défendre ses intérêts dans la région et dans le même temps de servir de pôle de stabilité et de croissance. Et nous continuerons dans ce sens.

Mme KOURBELA : Monsieur le porte-parole, ma question est la suivante : Il est tout à fait normal que la dette, la réduction de la dette, la réunion au sommet, la gouvernance économique et les questions institutionnelles ont monopolisé notre attention. Toutefois, des processus très importants pour la Grèce amorcés actuellement au sein de l’UE, des processus portant sur les nouvelles perspectives financières, à savoir le budget pluriannuel de l’UE ainsi que la refonte de la politique agricole commune – la Commission présentera ses propositions y relatives en juillet – et le budget. Est-ce que nous suivons de près ces évolutions ou notre intérêt est-il exclusivement axé sur les questions dites « brûlantes » ?

M. G. DELAVEKOURAS : Il va sans dire que nous suivons de près et participons de manière active aux discussions. La ministre adjointe des Affaires étrangères a des contacts continus avec des pays qui ont des vues similaires à celles de la Grèce en vue de pouvoir coordonner nos positions et parvenir au meilleur résultat possible dans l’intérêt de la Grèce et non seulement dans l’intérêt de cette dernière, mais aussi au profit de l’Union européenne. La Grèce est un pays qui est conséquent dans l’exercice de sa politique européenne, elle croit dans le renforcement des institutions européennes. Tel est l’axe principal de notre politique au sein de l’Union européenne et telles sont les positions que nous défendons lors des discussions engagées et nous pensons que la bonne préparation que nous avons faite nous permettra d’avoir de bons résultats à toutes ces questions auxquelles vous vous êtes référé qui font actuellement l’objet des discussions actuelles.

Mme KOURBELA : Une autre question sur la présidence polonaise. Est-ce que nous avons fixé certaines priorités que nous voulons promouvoir dans le cadre de la présidence polonaise ? Merci.

M. G. DELAVEKOURAS : Nous avons informé la présidence polonaise de nos priorités et à cette fin nous avons actuellement des contacts étroits. Il y a eu des contacts à tous les niveaux et, comme je vous l’ai tout à l’heure dit, le ministre adjoint des Affaires étrangères s’entretiendra dans les jours à venir avec la Secrétaire d’Etat polonaise qui est compétente en la matière. Nous voulons que la présidence polonaise soit couronnée de succès et nous aurons une coopération étroite avec elle sur toutes les questions qu’elle sera appelée à gérer.

M. KALARITIS : Si je ne me trompe pas, la présidence polonaise a exprimé certains points de vue sur la question de l’adhésion de Skopje à l’Union européenne, des points de vue que ne sont guère convergent avec les nôtres. Est-ce que vous avez abordé cette question ? Avez-vous procédé à des actions en prévision d’une initiative de la présidence polonaise à cet égard. Merci.

M. G. DELAVEKOURAS : Comme vous le comprenez, nos positions, nos consultations avec nos partenaires, qui plus est avec les pays qui exerceront les prochaines présidences, sont continues et nos partenaires sont bien au courant des efforts consentis par la Grèce en vue de pouvoir parvenir à une solution à cette question. Ils connaissent très bien la volonté constructive du gouvernement grec ainsi que sa détermination de parvenir à une question, et ils reconnaissent toutes les difficultés existantes quant à la réalisation de cet objectif. A cet égard la Grèce a été conséquente dans ses actes. Cela dit, force est de rappeler que l’Union européenne a pris des décisions collectives, tout comme l’OTAN sur cette question. Ce sont des questions claires, unanimes lesquelles traduisent l’intérêt de toutes ces organisations pour ce qui est de l’atteinte d’une solution. La Grèce œuvre véritablement et consent des efforts pour parvenir à cette solution et s’attend à la réponse du gouvernement de l’Ancienne république yougoslave de Macédoine qui sera issue des élections.

Μ. POPOVIΚ: Monsieur le porte-parole, pouvez-vous nous en dire un peu plus, pourquoi pensez-vous que la politique de Sekerinska et de M. Gruevski concernant la question du nom est la même ?

G. DELAVEKOURAS : L’Histoire l’a prouvé. Ces négociations durent depuis des années et les dirigeants de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine n’ont pas, pendant tout ce temps, fait preuve de l’attitude constructive nécessaire qui aurait permis de parvenir à une solution. Ce que nous attendons maintenant – c’est la raison pour laquelle j’ai dit tout à l’heure que nous ne voyons aucune différence, ni ne traitons différemment Mme Sekerinska ou M. Gruevski et les partis qu’ils représentent – c’est un gouvernement en Ancienne République de Macédoine qui vienne aux négociations dans un esprit constructif afin que nous puissions atteindre une solution. Nous pensons que l’heure de la solution a sonné, nous pensons que cela est dans l’intérêt des deux parties, des deux pays. La Grèce veut voir l’Ancienne République yougoslave de Macédoine devenir membre de la famille européenne ; elle veut la soutenir dans cet effort, elle sera son partenaire le plus fiable dans le processus des négociations face aux 27. Tout cela constituera des outils pour l’Ancienne République yougoslave de Macédoine et nous croyons, nous investissons dans un avenir de stabilité et de croissance pour ce pays. Ce ne sont pas seulement des mots que nous disons là, nous le prouvons de manière tangible grâce à notre participation active et notre présence sur la scène économique du pays, grâce aux efforts que nous déployons pour parvenir à une solution à la question du nom. Nous voulons que tout cela soit bien compris et nous espérons réellement qu’après les élections du 5 juin nous aurons à la table des négociations un gouvernement qui viendra dans un esprit constructif afin que nous parvenions enfin à une solution.