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Point de presse du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, M. G. Delavekouras

jeudi, 23 février 2012

G. DELAVEKOURAS : Bonjour. Je commencerai par l'agenda. Tout d'abord, une rencontre a d'ores et déjà eu lieu entre le ministre des Affaires étrangères et le Président de la Banque européenne d'investissement en marge de la conférence qui se tient aujourd'hui sur le changement climatique. Le ministre des Affaires étrangères a eu l'occasion de discuter avec M. Hoyer des questions relatives à la coopération de la Grèce avec la Banque européenne d'investissement, tout en mettant l'accent sur le soutien accordé aux petites et moyennes entreprises qui constituent en fait la pierre angulaire et le vecteur principal dans le cadre des efforts consentis actuellement par notre pays en faveur de son développement. Aujourd'hui, à 13h00, le ministre des Affaires étrangères offrira un déjeuner en l'honneur des ambassadeurs des pays arabes accrédités en Grèce.

Demain, vendredi 24 février, à 10h30, le ministre s'entretiendra avec Sa Béatitude, le Métropolite de France Emmanuel.

Les 27 et 28 février, le ministre se déplacera à Bruxelles en vue de participer aux réunions du Conseil « Affaires étrangères » et du Conseil « Affaires générales ». Lors de la session du Conseil « Affaires étrangères » les ministres passeront en revue les dernières évolutions en Syrie et évoqueront le processus de paix au Moyen-Orient, tandis qu'ils aborderont également la situation en Egypte, dans le Caucase du nord, en Serbie et au Kosovo. Lors de la session du Conseil « Affaires générales », les discussions devraient porter sur les travaux préparatoires du Conseil européen qui se tiendra à Bruxelles les 1er et 2 mars, tandis que sous la rubrique « Élargissement », sera discuté le parcours d'adhésion de la Serbie.

Pour ce qui est de l'agenda du Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, M. Dollis se déplacera à Tunis en vue de participer à la conférence internationale sur les « Amis de la Syrie » en marge de laquelle il devrait effectuer des contacts bilatéraux.

Le lundi 27 et le mardi 28 fevrier M. Dollis se deplacera a Jerusalem ou il s'entretiendra avec le Patriarche Theophile et a Tel Aviv ou il sera recu par le ministre des Affaires etrangeres, M. Liebermann et s'entretiendra avec son homologue, Danny Ayalon.

Le mardi 29 fevrier, M. Dollis se deplacera a Constantinople ou il s'entretiendra avec Sa Saintete, le Patriarche ?cumenique Bartholomee.

Enfin, s'agissant de l'agenda du Secrétaire général des Affaires économiques internationales, demain, vendredi 24 février, il participera en tant qu'orateur à une conférence organisée par le ministère des Affaires étrangères sur le thème : « La coopération dans le domaine de l'énergie dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée. Le rôle du Secrétariat. Opportunités pour le secteur énergétique de la Grèce ». Cette manifestation est organisée par le Secrétariat spécial pour le développement des programmes internationaux.

C'est tout sur l'agenda. Je suis prêt à répondre à vos questions, s'il y en a.

Ν. MELETIS : Quel est le motif de ces visites?

G. DELAVEKOURAS : Le Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères aura des contacts bilatéraux à Tel Aviv et s'entretiendra avec le Patriarche de Jérusalem. Par la suite, il rencontrera le Patriarche œcuménique à Constantinople, en vue de discuter des questions relevant de ses fonctions.

A. BAKARAT : Que demandera le ministre aux ambassadeurs des pays arabes? Est-ce qu'il soumettra une nouvelle demande? Est-ce qu'il discutera avec eux d'une question précise?

G. DELAVEKOURAS : La Grece accorde une tres grande importance a ses relations avec le monde arabe, avec les pays arabes, notamment aujourd'hui, a une periode marquee par de tres grands defis que notre region, la Mediterranee orientale, sera appelee a relever. Il y a des evolutions tres importantes dans la region et nous reitererons le soutien ferme de notre pays aux efforts consentis par les divers pays de la Mediterranee orientale en faveur de la democratisation et de la mise en place des reformes. Les contacts reguliers tant avec les ambassadeurs des pays arabes qu'au niveau politique chaque fois que l'occasion se presente, viennent confirmer ces relations de cooperation et de confiance que nous entretenons avec le monde arabe. Force est de souligner, a titre d'exemple, que le ministre des Affaires etrangeres a participe au Forum mediterraneen qui s'est tenu en Italie, lors duquel il a eu l'occasion d'avoir des rencontres constructives avec ses homologues d'Egypte, de Libye et de Tunisie.
Dans ce cadre, aujourd'hui, ils auront l'occasion de discuter de toutes les evolutions dans notre region, de l'etat d'avancement du processus des reformes et de la situation tres grave en Syrie. S'agissant de cette derniere question, nous aurons egalement l'occasion d'ecouter egalement les points de vue des pays de la region. La situation la-bas est inacceptable, la violence doit cesser immediatement et je voudrais exprimer egalement nos condoleances pour la mort des deux journalistes hier en Syrie, mais aussi pour cette effusion de sang continue et signaler la responsabilite du regime a cet egard. C'est pourquoi nous participerons aussi a la conference qui se tiendra a Tunis sur les evolutions en Syrie. Ils auront bien entendu l'occasion de discuter egalement des relations bilaterales et de la cooperation de la Grece avec la region tout entiere, ainsi qu'au niveau bilateral avec chaque pays de la region separement ainsi que des opportunites offertes dans le domaine de la cooperation economique, en vue de renforcer les relations commerciales et d'attirer des investissements dans notre pays. Nous nous employons a faire avancer ces dossiers. Il y a d'ores et deja eu certains resultats, mais nous pensons que ces relations a fort potentiel de developpement doivent etre renforcees.
P.PAPATHANASIOU : M. le porte-parole, j'aimerais écouter votre commentaire sur les négociations, sur la délimitation de la zone économique exclusive avec l'Egypte. Une deuxième question: Est-ce que pour Athènes la Libye constitue une source d'approvisionnement alternative en pétrole, vu les évolutions en Iran ?

G. DELAVEKOURAS : S'agissant de la première question, comme vous le savez, l'objectif de la Grèce, dans le cadre de sa politique, est de délimiter toutes les zones maritimes avec tous ses voisins. Dans ce cadre, nous voulons que les négociations qui ont d'ores et déjà été entamées progressent et pour ce qui est de l'Egypte, des négociations sont menées depuis assez longtemps sur la délimitation des zones maritimes entre ce pays et le nôtre et dans ce contexte sera tenue dans l'avenir proche une rencontre d'experts en vue de faire avancer cette discussion. Et, bien entendu, tous ces contacts s'effectuent dans le cadre de nos très bonnes relations et dans le cadre des très bonnes relations de confiance qu'entretiennent nos deux pays.
S'agissant de votre deuxième question, comme la production pétrolière de la Libye est en hausse et est presque revenue à son niveau d'avant-guerre, la Libye constitue une source d'approvisionnement en pétrole alternative. Cette question a été également abordée lors de la rencontre du ministre avec son homologue de Libye. Bien entendu, comme vous le comprenez, les questions de l'approvisionnement relèvent surtout de la responsabilité des compagnies lesquelles effectuent des contacts et explorent toutes les possibilités existantes en vue de parer à toute éventualité et d'assurer l'approvisionnement sans heurts en pétrole.

D. KONSTANTAKOPOULOS : La Libye accepte-t-elle de nous fournir du pétrole à crédit comme l'Iran? Si je ne m'abuse pas, l'Iran est le seul pays à consentir à cela. Car vous avez dit que cette question avait été évoquée.

G. DELAVEKOURAS : Nous parlons en fait des accords conclus entre les compagnies et, bien évidemment, je ne peux ici aborder les modalités de ces accords. Une chose est sûre, à savoir que les organismes compétents en Grèce ont d'ores et déjà commencé à explorer les possibilités existantes en vue d'assurer l'approvisionnement sans heurts de notre pays en pétrole.

D. KONSTANTAKOPOULOS : Mais, toutes ces actions visant a explorer les possibilites et a assurer l'approvisionnement en energie de notre pays n'auraient-elles pas du etre envisagees plus tot, vu la situation tragique dans laquelle se trouve notre pays qui, selon l'allocution de M. Papademos, est menace d'une penurie en aliments et en petrole? Donc, un pays se trouvant dans une telle situation, n'aurait-il pas du assurer son approvisionnement avant de voter pour l'embargo sur l'Iran? Pourquoi a-t-on fait l'inverse de ce qu'il fallait faire?

G. DELAVEKOURAS : L'approvisionnement en petrole de notre pays se poursuit sans heurts jusqu'aujourd'hui, il existe un cadre bien defini qui a ete decide au niveau de l'Union europeenne. Cela dit, les organismes competents ont a leur disposition assez de temps pour pouvoir assurer des sources d'approvisionnement alternatives a des conditions et modalites economiques similaires.

D. KONSTANTAKOPOULOS : S'ils n'arrivent à le faire, qu'est-ce qu'il va se passer? Qu'est-ce qui a été convenu?

G. DELAVEKOURAS: D'après nos informations, les organismes compétents effectuent ces contacts, les contacts exploratoires, en vue de pouvoir en temps utile assurer l'approvisionnement sans heurts de notre pays en pétrole.

D. KONSTANTAKOPOULOS : Pourquoi la Grèce a-t-elle voté en faveur de cette décision? Pourriez-vous me donner une explication à cet égard, car je ne le comprends pas.

G. DELAVEKOURAS: Comme je l'ai, a maintes reprises, repete, lors des points de presse precedents, et je le repeterai a cette occasion aussi, la Grece accorde une tres grande importance a l'atteinte d'une solution par la voie diplomatique a la question du programme nucleaire iranien. Il est clair que tous les pays du monde ont le droit d'utiliser l'energie nucleaire a des fins pacifiques. Toutefois, pour ce qui est de l'Iran, il s'agit d'une question de confiance et c'est pourquoi il y a eu dans le passe - et nous esperons qu'il y aura egalement a l'avenir proche - des negociations entre la communaute internationale et l'Iran. Dans le meme temps, il est necessaire d'etablir une cooperation etroite entre l'organisation internationale competente, l'Agence internationale de l'Energie atomique, et les autorites iraniennes, en vue d'instaurer de nouveau la confiance et d'etablir la transparence, ce qui permettra de baisser le ton et de parvenir aux solutions diplomatiques dont nous parlons. Tel est le cadre actuel, nous mettons l'accent sur la diplomatie et nous pensons que si toutes les parties font preuve de la bonne volonte, ces solutions pourront etre atteintes.

D. KONSTANTAKOPOULOS : Quelle serait la position de la Grèce dans le cas d'une éventuelle - ce qui est fort probable selon la presse internationale - attaque militaire contre l'Iran ou contre la Syrie?

G. DELAVEKOURAS : Je vous ai dit tout à l'heure dit que la Grèce est en faveur des solutions et des processus diplomatiques. Nous ne sommes pas en faveur des solutions militaires. Cela dit, je n'ai pas l'intention d'engager une discussion sur des scénarios hypothétiques qui se trouvent sous les feux de l'actualité.

D. KONSTANTAKOPOULOS : Une derniere question M. le porte-parole, pour ne pas abuser de votre patience, bien que vous en ayez assez. D'apres ce que j'ai lu dans la presse, il y a eu recemment des contacts entre les ambassadeurs de l'UE et le gouvernement iranien a Teheran. Quelle est la position de la partie iranienne? Est-ce qu'elle continuera a fournir du petrole d'ici l’ete? Est-ce que l'Iran a donne des assurances a cet egard ou il y a le danger de suspendre l'approvisionnement?

G. DELAVEKOURAS : Cela serait une décision unilatérale de l'Iran. Nous avons des contacts réguliers avec les autorités iraniennes et, comme je l'ai tout à l'heure dit, les organismes compétents grecs procèdent à toutes les actions nécessaires en vue d'assurer l'approvisionnement sans heurts de notre pays en pétrole.

Ν. MELETIS : Est-ce que le gouvernement grec, le ministère des Affaires étrangères, suite à l'annonce de la compagnie pétrolière BP sur le suspens du projet ITGI, envisage d'entreprendre une initiative en vue d'explorer la possibilité de participer à l'autre projet qui est en cours de réalisation à la partie sud du gazoduc ?

G. DELAVEKOURAS: Pour ce qui est de cette question, je vous demanderai de consulter les communiques y relatifs emis par les ministeres de l'Energie de l'Italie et de la Grece. Je pense qu'il serait premature de faire le deuil de ce projet et je pense qu'il existe encore une assez grande marge de negociation, en vue d'explorer les moyens permettant d'acheminer les ressources naturelles de la region de la mer caspienne vers le marche europeen. Ces discussions, comme vous le comprenez, sont menees par les compagnies competentes en la matiere et le ministere de l'Energie, de l'Environnement et du Changement climatique, avec le soutien, bien entendu, du ministere des Affaires etrangeres et je pense que ces discussions doivent etre poursuivies, vu que les travaux preparatoires en vue de la realisation de ces projets ITGI et IGB ont beaucoup avance et il existe tous les accords internationaux necessaires pour leur realisation, pour ce qui est des plans competitifs et cela est tres important dans la prise des decisions finales.

CH. KAPOUTSIS : Le ministre des Affaires étrangères de la Turquie, en réponse à une question de député turc à l'Assemblée nationale relative à la souveraineté des îles Farmakonissi et Agathonissi les a intégrés aux zones grises. Avez-vous un commentaire à ce sujet ?

G. DELAVEKOURAS : Oui, il y a eu cette question et réponse du ministère turc des Affaires étrangères. J’aimerais à ce stade préciser qu’il n’y a aucune contestation ou doute concernant le régime de quelque île ou ilot de la Mer Egée. Tout cela est régi par des conventions internationales qui sont totalement claires et pour cette raison, il n'y a aucun doute ou discussion avec la partie turque.

Ν. MELETIS : N’êtes-vous pas préoccupé par le fait qu’après tant d’années avec le gouvernement Erdogan et les nouveaux développements en Turquie, la partie turque insiste quant à ces zones grises ? Et comment se fait-il que des contacts exploratoires se poursuivent concernant le plateau continental en Mer Egée lorsqu'il va de soi - et que cela est désormais officiel - que la Turquie insiste quant aux zones grises? Sur quelle base cette discussion a-t-elle lieu Monsieur le porte-parole ?

G. DELAVEKOURAS : J’aimerais redire qu’il n’y a aucun doute sur le régime de quelque île ou ilot que ce soit. Nous avons eu cette réponse de la part du ministère des Affaires étrangères de la Turquie, mais je pense que ma réponse est totalement claire et elle est la seule base de discussion possible avec la Turquie et pour les contacts exploratoires dont vous avez parlé. Il n'y a donc aucun doute sur n'importe quel point du territoire grec.

Ν. MELETIS : Ma question est la suivante : comment ont lieu les contacts exploratoires concernant le plateau continental, par exemple comment est délimité le plateau continental dans la région d’Agathonissi ? Pouvez-vous nous l’expliquer ? Comment discutons-nous avec la Turquie sur le plateau continental d’Agathonissi, lorsque le ministre turc des Affaires étrangères lui-même dit qu’il s’agit d’une région faisant l’objet de contestations ?

G. DELAVEKOURAS : L’île d’Agathonissi, à l’instar de toute autre île, a des droits sur toutes les zones maritimes, tel que prévu dans la Convention pour le droit de la Mer.

Α. VOUDOURI : En ce qui concerne la visite de l'envoyé spécial de l'ONU, M. Matthew Nimetz, hier, j'aimerais vous demander ce que marque cette visite de M. Nimetz dans la région ? Est-ce que vous y voyez une réactivation du processus des négociations et est-ce qu’il y aura bientôt une rencontre de M. Nimetz avec les représentants de la Grèce et de Skopje ?

G. DELAVEKOURAS : J’aimerais vous dire qu’hier lors de la rencontre, l'un des points sur lesquels a insisté la partie grecque était le soutien sans faille au mandat de M. Nimetz, aux efforts consentis et au processus mené sous l’égide des Nations Unies. Nous pensons qu’à partir de là, par le biais de négociations, dès lors que celles-ci sont menées de bonne foi et dans un esprit constructif, une solution pourra être trouvée à la question du nom. La Grèce souhaitait l'activation du processus mené sous M. Nimetz et dans ce contexte ont eu lieu les rencontres de janvier, ainsi que sa visite à Skopje et Athènes les jours précédents. Les prochaines actions n'ont pas été décidées, le médiateur entrera en contact avec les représentants des deux parties afin de décider des prochains pas à entreprendre. Pour notre part, en tout cas, j’aimerais souligner que la Grèce a exprimé sa volonté de participer de manière constructive à ce processus et nous attendons que l’autre partie fasse de même. Il ne faut pas oublier qu’il ne suffit pas de vouloir des négociations et du progrès, il faut agir dans ce sens et jusqu'à présent nous n'avons vu aucun changement à la table des négociations de la part de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine. Au contraire, le climat est alourdi par des actes et des actions entreprises par le pays voisin et qui doivent cesser afin de créer le climat idéal pour pouvoir progresser dans les négociations. Dans ce contexte, nous attendons la rencontre du Premier ministre, M. Papademos lors du prochain conseil européen, après l'invitation adressée au Premier ministre de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine.

D. KONSTANTAKOPOULOS : Il y a quelques mois, M. Alex Rondos avait participé à une conférence en Turquie en qualité de conseiller du Premier ministre et non ancien conseiller du Premier ministre. Est-ce vrai ? Etait-il conseiller du Premier ministre ou bien mentait-il ?

G. DELAVEKOURAS : M. Rondos n’a aucune relation institutionnelle avec le ministère des Affaires étrangères, ni dans le passé, ni au cours des trois dernières années.

M. POPOVIK: Quelle sera la réaction de la Grèce si un pays, quel qu’il soit, lors du sommet de l'OTAN en mai demande à ce que nous entrons à l’OTAN avec l’appellation ARYM ? Merci.

G. DELAVEKOURAS : Je pense que les décisions du Conseil de l’Atlantique Nord tant à Bucarest, au niveau des conférences au sommet qu'à Kehl et à Lisbonne par la suite, mais aussi la dernière décision prise en décembre 2011 sont très claires à ce sujet. Nous devons encourager l’Ancienne République yougoslave de Macédoine à avancer dans ce sens et nous soutenons sa perspective euro-atlantique; elle devra toutefois satisfaire à tous les critères et modalités définis par l'Alliance dans des décisions unanimes. Y a-t-il une autre question ?

Α. VOUDOURI : La Fédération générale panhellénique des entreprises de tourisme a envoyé une lettre dans laquelle elle demande l’activation immédiate du Comité de crise du ministère de la Culture et du Tourisme, en coopération avec le ministère des Affaires étrangères, pour pouvoir gérer les annulations en masse des forfaits touristiques en provenance de l’étranger. Une réunion s’est tenue la semaine passée au ministère des Affaires étrangères, avec la participation du ministre de la Culture et de fonctionnaires du ministère. J’aimerais savoir quelle a été l’issue de cette réunion. Y a-t-il un plan spécifique ? Comment pouvez-vous répondre à une telle lettre et à l'avertissement adressé par la Fédération générale panhellénique des entreprises de tourisme ?

G. DELAVEKOURAS : Comme vous le comprenez, nous sommes en coordination avec le ministère de la Culture et du Tourisme et des efforts sont consentis en vue de valoriser au mieux tous les moyens que nous avons à notre disposition pour faire face à la publicité négative qui est faite à l’heure actuelle au sujet de notre pays. Malheureusement, les images des émeutes à Athènes qui ont été diffusées dans le monde entier, sapent en réalité cet effort de notre pays pour parvenir à sa croissance, car elles ont lieu à une période cruciale pour la période touristique estivale. Des instructions sont données à toutes nos ambassades et les bureaux de presse réagissent immédiatement lorsque l'on essaie d'aliéner ou de faire la publicité négative de la Grèce et s’efforcent de diffuser l’image réelle du pays, tant par le biais des médias qu’au niveau de la société civile, d’organisations non gouvernementales, de mouvements de citoyens qui s'expriment en faveur de notre pays, de valoriser l'opinion de la communauté grecque de l'étranger, de penseurs, d'universitaires. Dans le même temps, c’est le message ferme que nous transmettons lors de tous les contacts avec les chefs d’Etat étrangers. Cet effort est consenti en coordination avec le Secrétariat général de l’Information et le ministère du Tourisme et de la Culture. Mais certes l’image que notre pays diffuse à l’extérieur joue un rôle de premier plan et les images que nous avons pu voir la semaine passée ne nous sont d’aucune aide.
Nous continuerons cet effort et c’est ce dont ont discuté hier le ministre des Affaires étrangères et le représentant du gouvernement afin que nous puissions voir comment nous pourrons renverser l’image négative, ce qui est très important comme je l’ai dit, en raison de la période touristique estivale qui s'ouvre.

S. RISTOVSKA: Hier lors de la rencontre entre le ministre des Affaires étrangères et M. Nimetz, les discussions ont-elles porté sur la décision de la Haye et sur l’identité ? Vous nous avez dit que les discussions ne portent que sur le nom. D’une autre côté, on a pu entendre dire que la question de l'identité pourrait faire partie des discussions.

G. DELAVEKOURAS : Premièrement, il n’y a eu aucune discussion sur la décision de la Cour internationale de la Haye, qui n’a d’ailleurs aucun rapport avec le processus de négociations. Si l’on doit retenir une chose de cette décision, c'est que la Cour invite la Grèce et l'Ancienne République yougoslave de Macédoine à négocier en bonne foi pour pouvoir parvenir à un résultat. C'est exactement ce qu'a décidé la communauté internationale dans son ensemble. Nous avons eu des déclarations de la part de toutes les organisations internationales et des pays intéressés tout de suite après la décision de la Cour de la Haye, et tout le monde souligne la nécessité d'avancer dans les négociations en vue de parvenir à un règlement de la question. Et la condition à cela est la volonté politique.
En ce qui concerne l’objet des négociations, le cadre est clair et est défini par les décisions y relatives du Conseil de sécurité. Tel a été l’objet des discussions hier entre M. Nimetz et le ministre grec des Affaires étrangères.
Merci beaucoup.