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Point de presse du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, G. Delavekouras

jeudi, 08 mars 2012

G. DELAVEKOURAS : Bonjour. Ce matin, le ministre des Affaires étrangères s’est entretenu avec le vice-président du parlement italien qui est à la tête d’une délégation parlementaire italienne. Ils ont abordé des questions d’intérêt bilatéral, mais aussi européen et international. Cette délégation a souligné la solidarité de l’Italie, du peuple italien envers la Grèce et les efforts consentis, tout en indiquant que l’Italie est un pays ami de la Grèce sur qui elle peut compter et qui sera à ses côtés, car ce n’est qu’en étant unie que l’Europe pourra apporter une solution à la crise.
Aujourd’hui, à 12h30, le ministre des Affaires étrangères aura une rencontre avec une délégation du « Comité de coordination pour le changement démocratique en Syrie ». Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts internationaux consentis en faveur d’une solution pacifique à la crise syrienne, auxquels notre pays participe activement par le biais des contacts établis avec toutes les composantes de l’opposition syrienne qui soutiennent le non recours à la violence.
J’aimerais également vous dire que le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères M. Zepos se déplace aujourd’hui en Turquie, à Istanbul, où il rencontrera aujourd'hui sa Sainteté le Patriarche œcuménique et demain, le vendredi 9 mars, il aura des consultations politiques avec le Secrétaire d’Etat turc aux Affaires étrangères, M. Sinirlioglu sur toute une série de questions d’intérêt bilatéral, régional et international.

Voilà pour ce qui est du programme. Je suis maintenant à votre disposition pour la séance de questions.

K. FRYSSA : J’aimerais savoir si le ministre des Affaires étrangères a l’intention d’effectuer une visite aux Etats-Unis dans le courant du mois de mars et à quelle date ?

G. DELAVEKOURAS : Non, aucune visite n'est prévue. Il y a eu des articles dans la presse à ce sujet, mais j'aimerais vous informer qu'aucune visite n'est planifiée.

D. ANTONIOU : Y a-t-il éventuellement une visite de prévue de M. le ministre en Turquie ou bien la visite de M. Davutoglu ici ? En fait, il avait été convenu d’une visite en mars et à l’occasion de la visite de M. Zepos à Istanbul, est-ce qu’une telle visite est prévue ?

G. DELAVEKOURAS : Aucune visite ou rencontre n’est prévue au niveau bilatéral. Il y a bien entendu toujours des rencontres lorsque l'occasion se présente lors de fora internationaux et j'aimerais dire que dans le courant du mois de mars la prochaine rencontre des « Amis du peuple syrien » est prévue en Turquie. Mais cela n’a pas encore été annoncé officiellement, mais je ne peux exclure l’éventualité d’une visite en Turquie de M. le ministre en vue de cette rencontre. Au niveau bilatéral toutefois, il n’y a rien de planifié à l’heure actuelle.

D. KATSIMENTE : Pourriez-vous me dire ce que pense le ministère de la participation de deux cadres du parti des Tsamides (Cham) au gouvernement albanais ?

G. DELAVEKOURAS : Effectivement, nous avons été informés de la participation de deux cadres du parti pour la Justice, l'Intégration et l'Unité (PDIU) au gouvernement albanais. Comme vous pouvez bien le comprendre, nous suivons avec la plus grande attention les développements intérieurs en Albanie et nous sommes pleinement conscients des équilibres politiques dans ce pays.

La question de la composition du gouvernement albanais est une question interne. Le gouvernement albanais déclare, par le truchement du Premier ministre, du ministre des Affaires étrangères et autres cadres, sa volonté de renforcer les relations avec la Grèce et d'avancer dans son parcours vers l'adhésion à l'UE. Cette volonté est réciproque et la Grèce a concrètement prouvé toutes ces années son soutien à l’Albanie.

Toutefois, on sait également que le PDIU a formulé certaines positions qui sapent la perspective de renforcement et d’amélioration ultérieure de nos relations bilatérales.

Pour cette raison, nous attendons que le gouvernement albanais confirme de manière tangible son attachement à l’amélioration des relations gréco-albanaises. Nous souhaitons de bonnes relations avec l’Albanie, mais la condition à cela est la volonté réciproque et la mise en œuvre concrète d’actions qui attesteront du respect entre les deux pays et renforceront la coopération bilatérale.

La protection des droits de la minorité nationale grecque, telle que définie dans les obligations de l’Albanie dans le cadre de son parcours d’adhésion et le règlement de questions demeurées en suspens dans les relations bilatérales constituent une priorité de premier rang pour la Grèce.

P. PAPATHANASSIOU : Monsieur le porte-parole, j’aimerais poser deux questions concernant la région du Moyen-Orient. S’agissant de la Syrie, le président Obama a déclaré que le départ d’Assad était une question de temps, quant aux Européens ils rejettent l'éventualité d'une intervention militaire. Malgré cela, le bain de sang se poursuit. Je voulais savoir quelle était la position d’Athènes à ce sujet. Deuxièmement, avez-vous une réponse concernant les articles selon lesquels la Grèce et d’autres pays de l’Europe du sud seraient une exception à l’embargo sur le pétrole iranien. Merci beaucoup.

G. DELAVEKOURAS : En réponse à la première question, pour ce qui est de la Syrie et des attaques et des violences perpétrées contre les civils, la Grèce soutient de toutes ses forces les efforts consentis en vue de parvenir à une solution pacifique en Syrie. Dans un tel contexte, nous sommes actifs au sein de l’UE afin que cette dernière puisse avoir une voix forte quant à la nécessité d'exercer une pression sur le régime pour faire cesser les violences et dans le même temps nous participons activement aux consultations tenues au niveau international et au niveau du groupe des « Amis du peuple syrien ».

Le ministre des Affaires étrangères, comme je l’ai dit tout à l’heure, aura aujourd’hui une rencontre avec l’une des composantes de l’opposition syrienne et notre pays accorde une très grande importance à la création d’une plateforme commune des forces de l’opposition, qui aboutira à l’atteinte d’une solution pacifique et à la cessation immédiate du recours à la violence qui se poursuit encore aujourd'hui.

Nous soutenons les efforts de l’Organisation des Nations Unies. Nous pensons que le Conseil de sécurité devra poursuivre les consultations en vue de parvenir à un consensus entre ses membres. Nous pensons également que la Ligue arabe a consenti d’importants efforts jusqu’à présent et la position adoptée à cet égard par les pays arabes est très importante. Nous voulons voir s’accélérer les efforts déployés par le représentant du SG M. Annan et la vice-secrétaire générale aux affaires humanitaires, Mme Amos afin de parvenir à un cessez-le-feu immédiat, à la protection des civils et à la fourniture d’une aide humanitaire. Telles doivent être les premières priorités à l’heure actuelle, car les images comme celles transmises par la vice-secrétaire générale elle-même qui a visité la Syrie sont des images d’apocalypse et cela doit cesser.

S’agissant de l’Iran, vous connaissez le cadre existant et la situation à l'heure actuelle. Rien n’a changé. L’approvisionnement en pétrole de notre pays se poursuit normalement.

S. GANTONA : Nous constatons que la Troïka a même imposé à notre économie de réduire notre représentation diplomatique dans de nombreux pays et qui plus est à une époque où de sérieux problèmes demeurent en suspens et où une représentation économique importante est nécessaire pour assurer des échanges économiques réciproques. D’ailleurs d’après mes informations, en Russie – si cela est vrai – le service de l’attaché commercial ne fonctionne que grâce à des bénévoles. Est-ce vrai ? Si oui, que répond le ministère des Affaires étrangères ?

G. DELAVEKOURAS : S’agissant de la  politique étrangère, j’aimerais dire tout d’abord que la Troïka n’impose rien. La politique étrangère est exercée tout en défendant les intérêts du pays et sur la base de la planification et des décisions du gouvernement. Cela étant, il est vrai que le budget du ministère des Affaires étrangères a été fortement réduit et cela suscite indéniablement des problèmes de fonctionnement.

Il est important de comprendre que les besoins et la mission du ministère des Affaires étrangères sont particuliers, sa mission est très importante et son action offre de multiples avantages pour la société et l’économie grecques. Pour cette raison, en cette période de crise, la Grèce doit s'ouvrir vers l'extérieur et optimiser les avantages qu'elle tire de sa présence à l'étranger que ce soit au niveau des investissements, de son image en tant que pays ou du tourisme, ou encore de ses collaborations dans le cadre des organisations internationales ou au niveau bilatéral, ou encore du progrès de la croissance dans notre région, qui, comme vous le comprenez, a des avantages  pour l’économie grecque ; tout cela demande une présence du pays et cela signifie que le ministère des Affaires étrangères doit avoir à sa disposition les moyens nécessaires pour exercer sa politique.

Concernant la question précise que vous avez mentionnée, il va de soi que tous les hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères, en dépit des ressources restreintes à l’heure actuelle, donnent le meilleur d’eux-mêmes au quotidien et aux quatre coins du monde, afin de défendre et de promouvoir les intérêts de la Grèce. Nous ne devons pas l'oublier et dans le même temps j'espère que nous pourrons comprendre combien il est important pour le ministère des Affaires étrangères de pouvoir exercer sa mission en utilisant les moyens nécessaires.

S. RISTOVSKA : Monsieur le porte-parole, la semaine passée, nous avons eu la rencontre de M. Papademos avec M. Gruevski à Bruxelles. Une proposition a-t-elle été faite pendant cette rencontre ? Est-ce qu’il y a eu des discussions de fond ? Je vous le demande car il y a quelques jours M. Gruevski a fait une déclaration, il a dit qu’il attendait le « feedback » de la Grèce.

G. DELAVEKOURAS : Effectivement, il y a eu une rencontre des deux premiers ministres à Bruxelles dans le cadre de la position politique ferme que maintient notre pays afin d'essayer d'améliorer le climat des relations bilatérales, ce qui peut avoir une influence positive également sur la résolution de la question du nom. Je rappellerais également que ces derniers temps il y a eu des rencontres entre le représentant du Secrétaire général des Nations unies, M. Nimetz et les négociateurs à New York, ainsi que la visite de M. Nimetz. Nous constatons donc que le processus se poursuit. La question est toutefois de savoir si ce processus peut apporter des résultats et jusqu'à présent il n'y a pas eu de résultats car il manque la volonté politique nécessaire. Je pense que la Grèce a montré clairement son attitude constructive à la table des négociations et Skopje devra faire preuve de la même volonté politique.

Notre pays accorde une très grande importance à ce que cesse la propagande au détriment de la Grèce en Ancienne République yougoslave de Macédoine et malheureusement, malgré les contacts, les rencontres et les discussions, nous constatons que ces attaques se poursuivent à tous les niveaux.

Ne serait-ce que ces derniers jours, je peux mentionner des déclarations du Président de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine ou du ministre des Affaires étrangères du pays, qui altèrent la réalité. M. Popovski a même été jusqu’à dire que la Grèce n’appliquait pas l’accord intérimaire entre les deux pays. Il faut que cette propagande cesse car finalement elle montre que l'autre partie n'a pas vraiment l'intention de parvenir à une solution. Comment peut-on parler de solution lorsqu’à Skopje l’opinion publique est sans cesse sollicitée à avoir une attitude négative envers la Grèce ?

Il faudra prendre conscience du fait que l’atteinte d’une solution est dans l’intérêt des deux pays également, que cette solution sera profitable aux deux pays, à notre voisinage, que cela renforcera la stabilité et la sécurité dans les Balkans, qui est une région très sensible et nous pourrons avancer ensemble vers l’Union européenne. Cela est notre avenir, un avenir commun et tous ceux qui font ces déclarations négatives devront à un moment donné le comprendre. Ils devront comprendre que la Grèce sera un partenaire, un allié et un ami et que c’est seulement ainsi que nous pourrons avancer.

S. RISTOVSKA : Y a-t-il eu une proposition précise lors de cette rencontre ou non ?

G. DELAVEKOURAS : Je n’ai rien à ajouter aux communiqués qui ont été faits par les cabinets des deux Premiers ministres.

CH. KAPOUTSIS : Une question relative à la rencontre entre M. Zepos et M. Sinirlioglu qui est, je crois, le Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères de la Turquie. Qui est également à la tête du groupe de négociations des Turcs lors des pourparlers qui se tiennent régulièrement avec la délégation grecque sur des questions politiques de haut niveau. Quelles seront les questions abordées ? L'agenda ? Vous avez parlé des relations gréco-turques, mais avez-vous quelque chose de plus précis ?

G. DELAVEKOURAS : J’ai dit qu’ils allaient aborder des questions bilatérales, régionales et internationales. Cette rencontre a lieu dans le cadre de l'accord conclu entre les deux pays en mai 2010, qui prévoyait, entre autres, des consultations politiques régulières au niveau des Secrétaires généraux. Ils discuteront des questions dont je vous ai parlées et naturellement ils aborderont les perspectives de convocation du Conseil suprême de coopération entre les deux pays et les préparatifs y relatifs.

Α. FOURLIS : Néanmoins hier il y a eu, je dirais, une vague inattendue d'activité turque dans la région élargie de la Mer Egée avec un grand nombre de violations et de survols. Malgré cela, pensez-vous que la situation se normalise et que nous allons vers une préparation du Conseil de coopération ?

G. DELAVEKOURAS : Je vous ai parlé de l’objet des discussions entre le Secrétaire général et M. Sinirlioglu. Cela étant, l’attitude provocatrice de la Turquie sape de toute évidence les perspectives de renforcement des relations bilatérales. Cette attitude est contraire au droit international et - vous vous en doutez bien - nous réagissons immédiatement comme il se doit, tant au niveau opérationnel que diplomatique. Pour que les relations entre les deux pays puissent avancer, il est clair que la Turquie devra changer d'attitude.

L. KALARRYTIS : Hier, lors de la présentation du livre de M. Kikilia sur la zone économique exclusive au Palais de la Musique, M. Solon Kassinis, Directeur général du ministère du Commerce de Chypre, a, entre autres dit, que lors de la délimitation de la zone économique exclusive entre Chypre et l'Egypte, et lorsque la partie grecque avait été invitée à participer, elle avait refusé, car il y avait le problème avec la Turquie, il a donc dit que la partie grecque avait incité Chypre lors de la délimitation de la zone économique exclusive entre Chypre et l'Egypte à ne pas se référer à Castellorizo pour éviter des problèmes avec la Turquie et que le point du tracé a été transféré plus à l'est suite aux pressions de la Grèce. Pouvez-vous nous dire quand cela a-t-il eu lieu et si c’est vrai.

G. DELAVEKOURAS : Premièrement, je n’ai pas écouté le discours de M. Kassinis, donc je ne sais pas ce qu'il a dit. Deuxièmement, Castellorizo est situé sur le territoire grec et les zones maritimes ne font pas l'objet de négociations  entre l’Egypte et la République de Chypre, mais entre la Grèce et ces pays. Chypre et l’Egypte ont conclu un accord de délimitation de leurs zones maritimes, qui a été faite selon le droit de la mer et qui sauvegarde les droits des deux pays et leur permet, tout naturellement, d'exercer leurs droits souverains portant sur l'exploration et l’exploitation des ressources naturelles. Cela étant, Castellorizo, comme toute autre région de la Grèce, a des droits émanant du droit de la mer, à savoir les droits aux zones maritimes. Il n’y aucun doute là-dessus.

L. KALLARYTIS : Pour tracer la zone économique exclusive entre Chypre et l'Egypte, il aurait fallu prendre en compte la zone économique exclusive potentielle de la Grèce entre la Grèce et Chypre.

G. DELAVEKOURAS : Il va de soi qu’il le faut pour les points qui se recouvrent. De toutes les façons, la Grèce a engagé des discussions avec l’Egypte afin qu’elles délimitent entre elles les zones maritimes et respectivement, elle est en contact et en coordination avec la République de Chypre, afin que nous puissions appliquer notre stratégie. Il n’y a aucun problème concernant Castellorizo. Castellorizo, ainsi que tout autre point du territoire grec, jouit des droits prévus par le droit de la mer.

S. GANTONA : En raison de la Convention de Schengen, nous savons que nous ne pouvons pas délivrer autant de visas que nous le souhaitons à des pays tiers comme la Chine ou la Russie. Pour quelle raison notre pays ne peut-il pas délivrer des visas nationaux ? Car certains pays comme la Russie et la région de Kastoria ont des échanges commerciaux importants. Merci.

G. DELAVEKOURAS : Notre pays, notamment pour la Russie comme vous l’avez dit, exerce une politique des visas dans le cadre prévu par le règlement Schengen et il compte en fait parmi les pays qui délivrent des visas en des temps record. Ceci étant, associé au renforcement du flux de touristes en provenance de la Russie, a conduit à une hausse fulgurante des visas délivrés aux citoyens russes, ce que nous nous efforçons de faire dans d’autres pays aussi qui représentent d’importants marchés pour la Grèce. Les visas nationaux ne peuvent être délivrées à des fins touristiques, il s’agit d’une catégorie à part et il y a également des dispositions spéciales prévues par la Convention de Schengen. J’aimerais toutefois expliquer clairement que les instructions données à nos consulats et la politique exercée par le ministère des Affaires étrangères en coordination avec le ministère du Tourisme également est de délivrer des visas très rapidement et dans le cadre défini par les règles de Schengen afin que nous puissions renforcer le flux touristique vers la Grèce.

Α. FOURLIS : Un autre sujet, l'Iran. Vous avez dit à plusieurs reprises qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter au sujet de la Grèce concernant la vente de pétrole. J’aimerais savoir s’ils ont avancé et dans quel sens les efforts sont-ils consentis en vue de garantir des sources alternatives et pourriez-vous nous expliquer le point de vue de la Grèce, du gouvernement grec sur la question des sanctions et la perspective de renforcer ces sanctions.

G. DELAVEKOURAS : J’ai eu tout à l'heure une question à ce sujet, donc je vous répèterais ce que j'ai dit tout à l'heure. Il y a un cadre clair qui a été défini au niveau de l'Union européenne et il y a la réalité à l'heure actuelle, qui n’a pas changé. L’approvisionnement par l’Iran de la Grèce se poursuit normalement. Cela étant, s’il y a un changement quelconque, il résultera d'une décision unilatérale de l'Iran, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle.

A partir du moment où la question du suspens des exportations du pétrole iranien vers les pays européens a été évoquée, le ministre des Affaires étrangères a exprimé les inquiétudes de notre pays à l'égard des incidences d'une telle mesure sur les économies européennes.  Le Conseil s'est aligné sur les positions de la Grèce et ainsi nous avons réussi, vers la fin janvier, si je ne me trompe pas, lorsque la décision de stopper les ventes de pétrole iranien a été finalement prise, à ce que cet embargo entre en vigueur à partir du 1er et jusqu'à cette date là l'exécution de contrats existants se ferait comme prévu. Cela donne aux organismes compétents en Grèce le temps nécessaire pour trouver des sources alternatives d'approvisionnement et je sais qu'à cette fin des contacts de ce genre ont été faits et sont en cours actuellement.

A. FOURLIS : ***[question hors micro]

G. DELAVEKOURAS : Cela incombe aux compagnies qui sont en train de mener les consultations y relatives. Ce qui intéresse la Grèce est d'assurer son approvisionnement sans heurts, à savoir de trouver des sources d'approvisionnement alternatives et ce, à des conditions financières favorables. D'après ce que je sais, il n'y a aucun problème pour ce qui est de l'approvisionnement sans heurts du marché grec en pétrole.

Pour ce qui est de la question des sanctions, tout d'abord nous devons comprendre que les sanctions ne sont pas une fin en soi.  Les sanctions constituent un instrument dont l'objectif et de donner un élan aux négociations sur le programme nucléaire iranien.  Nous avons affirmé dans le passé aussi de manière très claire que tous les pays avaient le droit d'utiliser à des fins pacifiques l'énergie nucléaire.  Cela est prévu par les conventions internationales. S'agissant du programme nucléaire iranien, il existe une question substantielle qui est en fait celle du déficit de confiance. C'est pourquoi nous avons invité l'Iran à procéder à ces actions qui permettront de restaurer la confiance. Dernièrement, des experts de l'Agence internationale de l'Energie atomique se sont rendus en Iran et une coopération est en cours. Toutefois, cette coopération n'a pas avancé à un rythme souhaitable. Il y a quelques jours Mme Asthon, la Haute représentante de l'Union pour les Affaires étrangères et la sécurité a adressé une lettre à la partie iranienne en l'invitant à se présenter à la table des négociations. Nous pensons que par la voie de la diplomatie nous pourrons parvenir aux solutions qui permettront de restaurer la confiance et nous voulons que les choses avancent dans ce sens.


Merci beaucoup.