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Point de presse du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, G. Delavekouras (31.08.2011)

jeudi, 01 septembre 2011

Points principaux :

Concernant la situation en Libye

Il s'agit de la phase la plus cruciale, car en fait à l'heure actuelle le Conseil national de transition assume une énorme responsabilité. La responsabilité de guider le peuple libyen dans les prochains pas à entreprendre vers la démocratisation, la création d'institutions et le développement d'infrastructures qui ont été détruites ou qui n'existaient pas auparavant. Des questions humanitaires fondamentales doivent être résolues.

Concernant la rencontre du ministre avec des représentants de sociétés exerçant une activité en Libye.

Ce fut une rencontre très utile qui nous a permis d’échanger avant tout des vues sur la situation en Libye. Le processus de transition entre dans une phase cruciale, une phase très sensible. Il est très important que la Grèce puisse être présente du point de vue entrepreneurial également. Il y avait des sociétés qui exerçaient une activité importante dans le pays et ces sociétés sont très certainement confrontées à des problèmes bien précis à l’heure actuelle ; dans le même temps, il est très important que ces sociétés demeurent dans le pays, qu'elles développent leurs activités et puissent aider la Libye et le peuple libyen dans les efforts déployés pour parvenir à la croissance. Nous pensons que le processus politique doit, pour réussir, mettre l’accent sur le développement.

Concernant la décision de restituer les biens confisqués aux fondations religieuses minoritaires

Il s'agit d'un processus de changements et de réformes que le gouvernement turc a mis en œuvre, tant dans le cadre de sa perspective européenne, que dans le cadre des obligations dont il doit s'acquitter vis-à-vis de ses citoyens.

Cette mesure rendue publique constitue un pas important vers l’avant sur une route longue... Il est important que la mentalite de l'Etat turc vis-a-vis de ses citoyens change. Les obstacles, les injustices, les persecutions qu'ont subies les minorites en Turquie ne provenaient pas d'un facteur exogene, mais de l'Etat turc lui-meme. La reconnaissance de ces injustices par le Premier ministre et son gouvernement ainsi que leur volonte de les reparer revet une importance particuliere. C'est une question tres importante sur le principe et ce pas est tres positif. Mais ce n’est qu’a la fin que nous jugerons sur la base des resultats obtenus.

Texte intégral du point de presse :

G. DELAVEKOURAS : Bonjour et bienvenue à tous.

Permettez-moi de commencer par le programme du ministre des Affaires étrangères. Il y a peu, le ministre s’est entretenu avec des représentants de sociétés grecques exerçant une activité en Libye. Le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, M. Dollis a également assisté aux discussions. Ce fut rencontre très utile qui nous a permis d’échanger avant tout des vues sur la situation en Libye. Le processus de transition entre dans une phase cruciale, une phase très sensible. Il est très important que la Grèce puisse être présente du point de vue entrepreneurial également. Il y avait des sociétés qui exerçaient une activité importante dans le pays et ces sociétés sont très certainement confrontées à des problèmes bien précis à l’heure actuelle ; dans le même temps, il est très important que ces sociétés demeurent dans le pays, qu'elles développent leurs activités et puissent aider la Libye et le peuple libyen dans les efforts déployés pour parvenir à la croissance. Nous pensons que le processus politique doit, pour réussir, mettre l’accent sur le développement.
Le ministre des Affaires étrangères tiendra une séance d’informations devant le Conseil des ministres qui se tient dans quelques minutes concernant les évolutions en Libye. Il y aura également une décision afférente en vue de la rencontre des «Amis de la Libye » qui se tiendra demain à Paris et à laquelle participeront le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères.
Vendredi et samedi, M. Lambrinidis sera en déplacement en Pologne, à Sopot, en vue de participer à la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne.
Il convient de noter que les pays candidats participeront a la reunion du matin. La reunion informelle sera particulierement consacree au processus de paix au Moyen-Orient, a la politique europeenne de voisinage et aux relations de l’UE avec les partenaires strategiques.
La semaine prochaine, du 6 au 8 septembre, le ministre des Affaires étrangères effectuera des visites de travail à Zagreb, Belgrade et Pristina. Nous discuterons bien entendu, lors de ces visites, de notre coopération bilatérale, de la perspective européenne des Balkans occidentaux, de la perspective européenne de notre voisinage et des efforts déployés par la Grèce, des possibilités de coopération qui existent afin que nous puissions promouvoir, dans le cadre de l « Agenda 2014 », la perspective européenne de la région tout entière. Le programme des contacts lors de ces visites n’a pas encore été arrêté définitivement. Je vous en informerais dans le courant de la semaine prochaine.
J’aimerais également dire que le vendredi 2 septembre, le Secrétaire général du ministère effectuera une visite à Madrid, où il aura des consultations politiques avec le Secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires étrangères avec lequel il s’entretiendra de questions d’intérêt bilatéral, européen et international.

Je suis maintenant à votre disposition pour vos questions s’il y en a. Merci.

Κ. FRYSSA : Que pense le gouvernement grec de la décision de la Turquie de restituer les biens confisqués aux institutions religieuses minoritaires ?

G. DELAVEKOURAS : Il s'agit d'un processus de changements et de réformes que le gouvernement turc a mis en œuvre, tant dans le cadre de sa perspective européenne, que dans le cadre des obligations dont il doit s'acquitter vis-à-vis de ses citoyens. Le Premier ministre turc a d’ailleurs affirmé que l’Etat appliquait, depuis des décennies, une politique injuste, une politique de persécutions au détriment des minorités et nous pensons que la Turquie a la responsabilité historique - comme l'a d'ailleurs affirmé le gouvernement lui-même – de réparer ces injustices dans la mesure du possible.

Dans ce contexte, cette mesure rendue publique constitue un pas important vers l’avant sur une route longue. Notamment en ce qui concerne les questions de patrimoine, il est important de dire que des reformes ont eu lieu, en 2002 et en 2008, reformes qui n'ont pas pu apporter les reponses necessaires. Encore aujourd’hui, en lisant ces dispositions reglementaires, nous constatons a premiere vue que des chapitres importants, comme la question des etablissements laisses a l'abandon ou celle du droit successoral des membres de la minorite grecque en Turquie, ne sont pas traites. Nous esperons que ces questions seront par la suite traitees, dans le cadre de la volonte proclamee du gouvernement d’examiner ces questions. Il faut donc retenir qu'il s'agit d'un pas positif, qui devra bien entendu faire l'objet d'une evaluation sur la base des resultats obtenus et de son application afin que les membres de la minorite grecque, le Patriarcat ?cumenique, les minorites en Turquie, puissent defendre leurs droits et obtenir un cadre pour la protection des droits de l’homme et des minorites qui soit equivalent aux normes europeennes.

S. RISTOVSCA : Première question : pourquoi Skopje ne figure pas sur l’agenda de M. Lambrinidis puisqu’il se déplace dans la région ? Deuxième question : que pensez-vous des déclarations faites par M. Gruevski hier et d’une autre déclaration qui était en fait la réaction du gouvernement suite à une interview. M. Gruevski a dit qu’il souhaitait avoir une nouvelle rencontre avec M. Papandréou puisqu’il sera à New York. Est-ce que vous pensez que les choses ont un peu changé ?

G. DELAVEKOURAS : Pour répondre à votre première question, le ministre des Affaires étrangères effectuera des visites dans les villes que je vous ai citées. Aucun autre pays ne figure sur son agenda.
Pour répondre à votre deuxième question, vous savez avant tout que le Premier ministre de la Grèce et le gouvernement grec ont déployé de très gros efforts afin d’améliorer le climat dans les relations avec l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Nous avons prouvé à la table des négociations que la Grèce participait de manière constructive à ces discussions et souhaitait une solution rapide à la question, qui est un nom avec déterminatif géographique à l’égard de tous (erga omnes)
Le Premier ministre grec a souvent rencontré le Premier ministre Gruevski afin justement d'essayer de créer un climat de confiance pour promouvoir ce processus de négociations. La Grèce soutient l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Nous pensons réellement qu’avancer vers les institutions européennes constitue avant tout un avantage pour le peuple de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, mais aussi pour la Grèce, dans le cadre de sa stratégie visant à parvenir à une zone de sécurité, de croissance et de stabilité à ses frontières.
Il convient toutefois de préciser clairement qu'une base est nécessaire et cette base est le principe des relations de bon voisinage. Le Premier ministre est toujours prêt à rencontrer son homologue de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Il l’a déjà fait et continuera de le faire. Toutefois, l’autre doit comprendre que Skopje devra faire preuve d’une attitude similaire. Encore récemment, nous avons été témoins de la violation systématique de l’accord intermédiaire, violation que nous avons dénoncée auprès d’organisations internationales car ces faits doivent être consignés. Nous voyons des statues érigées, des efforts visant à s’approprier l’histoire grecque et l’accord intermédiaire mentionne expressément que cela ne doit pas avoir lieu et c’est pourquoi l’on peut parler de responsabilité du gouvernement de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine. Tout ce que l’on voit et entend au sujet de ces statues dépasse les limites et ne contribuent guère à ce pas supplémentaire qui doit être fait, ni à une meilleure communication entre les deux peuples ou encore à une amélioration des relations entre les deux pays. Lorsqu’un pays fait une propagande négative au détriment de la Grèce, comment peut-il persuader son peuple de faire des compromis pour arriver à une solution? Cette logique et cette mentalité doivent changer.
La Grèce – et cela va de soi – éprouve des sentiments d’amitié pour l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, mais il faut voir la réaction de l’autre partie et que la décision politique soit enfin prise à Skopje en vue de résoudre la question. Cela est possible, encore faut-il qu’il y ait la volonté politique nécessaire, c’est ce que nous attendons du gouvernement de Skopje.

F. PAPATHANASSIOU : Une visite à Skopje est-elle prévue ?

G. DELAVEKOURAS : Il n’y a rien de prévu à l’heure actuelle.

Ο. PANTELOGLOU : Monsieur le porte-parole, pouvez-vous nous donner plus de details sur la reunion de ce matin du ministre et du Secretaire d’Etat avec les hommes d’affaires? Quel genre d’entreprises sont – ou etaient – presentes en Libye ? Est-ce qu’elles peuvent exercer leur activite a l’heure actuelle, est-ce que des mesures ont ete decidees pour venir en aide a ces entreprises et est-ce que les decisions prises seront appliquees ?

G. DELAVEKOURAS : Je vais vous parler des besoins fondamentaux qui existent à l’heure actuelle en Libye et je vous parlerais également de la réunion de ce matin. Comme je l’ai dit, nous sommes actuellement dans la phase la plus cruciale, car le Conseil national de transition assume une énorme responsabilité. La responsabilité de guider le peuple libyen dans les prochains pas à entreprendre vers la démocratisation, la création d'institutions et le développement d'infrastructures qui ont été détruites ou qui n'existaient pas auparavant. Des questions humanitaires fondamentales doivent être résolues, comme la question de l’approvisionnement, de l'accès à des régions isolées. Tout cela doit être traité alors que les hostilités se poursuivent et que la communauté internationale essaie de coordonner l'aide offerte au conseil national de transition pour faire avancer ce processus.
La conférence de demain à Paris est très importante et elle sera suivie d’autres rencontres. La position de la Grèce est tout d’abord que l’Organisation des Nations Unies doit jouer un rôle de premier plan dans ce processus, non seulement pour la légitimation qu’elle offre, mais aussi pour son savoir-faire dans le traitement de situations similaires. Ces pas en avant doivent donc être faits, non seulement au niveau politique, mais aussi économique car pour que le processus de démocratisation et de création d'institutions puisse avoir lieu, il faut qu'il y ait la croissance. Que les hommes puissent pouvoir répondre à leurs besoins dans les plus brefs délais.

J’en viens maintenant à la question des entreprises grecques qui exerçaient une activité dans ce pays. La rencontre d'aujourd'hui était surtout destinée aux représentants de sociétés œuvrant dans le domaine énergétique, de la construction et de la santé. Il y a d'autres sociétés actives en Libye et nous verrons de quelle façon nous pourrons coopérer avec tout le monde.
Ce qui est important de dire, à l’heure actuelle, c’est que la Grèce puisse aider du point de vue humanitaire. Non seulement en raison de sa position géographique, mais aussi du fait que la Crète constitue un centre de transit et un point de référence dans l'effort déployé. Sans oublier que les relations de la Grèce avec le peuple libyen sont des relations d'amitié et nous voulons justement montrer ce lien étroit qui nous unit. Pour cette raison, nous travaillons d'arrache pied pour justement voir comment nous pourrons faire face à des besoins précis. A l’heure actuelle, il y a de graves problèmes d’approvisionnement en eau, mais aussi des problèmes de carburants qui influencent l’alimentation en électricité, le fonctionnement des hôpitaux, l’entretien des denrées alimentaires et tout cela entraîne, comme vous pouvez l’imaginer, des conséquences graves.
Pour cette raison, nous sommes en contact permanent avec le Conseil national de transition afin que nous puissions couvrir des besoins existants, et ce, toujours en coordination avec l'UE et l'ONU.
Maintenant pour ce qui est des entreprises grecques, nous voulons non seulement qu’elles restent dans le pays, mais aussi qu’elles élargissent leur champ de coopération. C’est une occasion pour ces entreprises et c'est aussi très important pour l'effort de développement qui est consenti en Libye. Leur action revêt également une dimension humanitaire. Nous essayons d’apporter notre aide dans le domaine de l’approvisionnement en eau, que l'entreprise publique grecque d'alimentation en eau (EYDAP) puisse apporter son savoir-faire là où elle peut le faire. La question énergétique est également importante. Il faut rétablir l'approvisionnement en carburants afin que la Libye puisse de nouveau réactiver son propre mécanisme d’extraction de pétrole et revenir sur le marché. Dans le secteur de la santé, nous pouvons également apporter notre aide. Nous discutons de projets et propositions précis, nous discutons aussi de certains problèmes auxquels nos sociétés sont confrontées, surtout en raison de la situation et de la coopération économique avec la Libye qui existait déjà, mais n'était pas très développée. Bref, nous essayons de voir comment le ministère des Affaires étrangères peut aider ces hommes d'affaires afin qu'ils puissent reprendre leur place sur le marché libyen et contribuer davantage - dans la mesure du possible - à l’effort de développement consenti.

Α. ΜΑTSI : Hier, M. Panos Panagiotopoulos, directeur de la section affaires étrangères du parti de la Nouvelle démocratie, a soumis une question au parlement. Il demande à M. Lambrinidis si le ministère des Affaires étrangères a l’intention de procéder à la vente d’ambassades, de consulats et de résidences d’ambassadeurs à l’étranger? Est-ce que cette information est vraie ?

G. DELAVEKOURAS : Permettez-moi de dire avant tout que les biens de l'Etat, y compris les bâtiments des missions à l'étranger et les résidences, n'appartiennent pas au ministère des Affaires étrangères, mais à la société foncière de l’Etat. De telles décisions relèvent donc de la société foncière de l’Etat. Cela étant, il est vrai que le ministère des Affaires étrangères, dans le cadre des efforts consentis en vue de rationnaliser les dépenses et d’économiser des fonds, veille à choisir des endroits plus économiques pour l'établissement d'une mission par exemple, lorsqu'un contrat arrive à échéance.

Α. MATSI : Une question en rapport avec la précédente. Il y a du retard dans les mutations de poste, d’après les informations que nous détenons.

G. DELAVEKOURAS : Non cette procédure avance normalement. Il y a eu quelques petits retards, mais cela est résolu à ma connaissance.

Α. MATSI : Très bien. Troisième et dernière question en rapport avec la décision de la Cour de la Haye sur l’affaire de Skopje. Est-ce qu’il y a du nouveau ? Quand la décision doit-elle être rendue ?

G. DELAVEKOURAS : Nous pensons que ce sera pour le courant du mois de novembre.

Α. VOUDOURI : J’aimerais revenir à la question des biens restitués. Selon des articles publiés dans le journal turc Vatan, le ministre turc des Affaires étrangères, M. Davutoglu, aurait soulevé - de manière indirecte mais claire - la question du principe de la mutualité pour ce qui est de la restitution de biens confisqués aux fondations religieuses minoritaires, tout en précisant son intérêt pour la Grèce. Votre commentaire à ce sujet. Deuxièmement, est-ce que la question du principe de la mutualité a été soulevée hier lors de la communication téléphonique entre MM. Papandréou et Erdogan ?

G. DELAVEKOURAS : Permettez-moi de commencer par une position de principe, qui n’est pas seulement une position de principe de la Grèce, mais aussi du droit international : Il n’est pas question de principe de mutualité s’agissant de questions afférentes aux droits de l'homme. Cela est clair et consigné dans toutes les conventions internationales relatives aux droits de l’homme. La protection des droits de l’homme est une obligation des Etats envers leurs citoyens. Ils sont responsables envers leurs citoyens qui jugent leur attitude et la façon dont ils protègent ces droits. Il n’est pas question de ce principe pour ce qui est des obligations de la Turquie envers ses citoyens. Des obligations liées aux injustices et aux obstacles que l'Etat turc avait imposés à ces citoyens et aux efforts qu’il consent aujourd’hui pour réparer ces injustices. Ce sont les obligations que la Turquie a assumées vis-à-vis de ses citoyens et vis-à-vis de l’Union européenne, dans le cadre de la réalisation des critères du processus d'adhésion. C'est dans ce cadre qu'elles sont évaluées.

F. PAPATHANASSIOU : Malgré cela, c'est la position grecque. Lors d'une discussion, la partie turque avait soulevé la question du principe de la mutualité pour ce qui est de la restitution des biens confisqués. Y a-t-il à un moment donné, pendant ce processus, une loi turque, est-ce que la partie turque a soulevé la question du principe de la mutualité en la matière ?

G. DELAVEKOURAS : Je répète que la question du principe de la mutualité ne se pose pas et que la Grèce ne discute pas sur la base de...

Ν. MELETIS : Que la question ne se pose pas, c'est un fait. Mais est-ce qu’on en discute ?

G. DELAVEKOURAS : J'affirme cela car tout a l'heure Mme Voudouri a dit que le ministre turc des Affaires etrangeres aurait fait des declarations parlant du principe de la mutualite. Je pense que la reponse est claire, a savoir qu’une telle question ne se pose pas. Et la Grece ne discute pas non plus de questions concernant les ressortissants grecs et un gouvernement tiers. Je pense que cela est tres clair. Permettez-moi de redire que cette decision, le decret presidentiel constitue un pas positif. Il est important que la mentalite de l'Etat turc vis-a-vis de ses citoyens change. Les obstacles, les injustices, les persecutions qu'ont subies les minorites en Turquie ne provenaient pas d'un facteur exogene, mais de l'Etat turc lui-meme. La reconnaissance de ces injustices par le Premier ministre et son gouvernement ainsi que leur volonte de les reparer revet une importance particuliere. C'est une question importante sur le principe et ce pas est tres positif. Mais ce n’est qu’a la fin que nous jugerons sur la base des resultats obtenus. Je vous rappelle qu’en 2008 une loi a ete adoptee concernant les etablissements religieux d’utilite publique. Cette loi n’a pas resolu ces situations. Nous attendons encore de voir et d'analyser les articles parlant de l’application de la loi, qui n’ont pas encore ete publies. Les demandes des membres de la minorite grecque seront jugees par une commission speciale. Nous devrons en definitive juger sur la base des resultats. Nous reconnaissons toutefois que le gouvernement turc a proclame une nouvelle attitude vis-a-vis de ses citoyens et cela est important. Un pas positif a ete fait.

S. BERBERAKIS : Monsieur le porte-parole, indépendamment de savoir s'il est question de mutualité ou non, y a-t-il des questions demeurées en suspens concernant les établissements religieux d’utilité publique en Thrace ? Car Mme Bakoyannis avait dit, à plusieurs reprises, alors qu'elle était ministre des Affaires étrangères, que certains problèmes avaient été réglés, sans dire de quels problèmes il s'agissait.

G. DELAVEKOURAS : Il n’y a pas à ma connaissance des questions de patrimoines importantes [en suspens] en Grèce.

Merci beaucoup.