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Discours prononcé par la ministre, Mme Bakoyannis devant le Comité permanent Défense nationale et Affaires étrangères

mardi, 20 février 2007

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les députés, membres du Comité permanent Défense nationale et Affaires étrangères,

C’est la quatrième fois en une année que j'ai l'honneur et la joie de m'adresser à ce comité important du Parlement.

Ainsi est établie une pratique particulièrement utile de débat public responsable et substantiel entre le gouvernement et les partis politiques sur des questions relevant de la politique étrangère du pays.

Ces discussions, ainsi que celles hors agenda, sont associées aux débats qui ont lieu dans le cadre des séances régulières – tous les quatre mois environ – du Conseil national de politique étrangère. De ce fait, un mécanisme informel – qui n'en demeure pas moins substantiel – de consultations entre les partis sur des questions relevant de la politique étrangère de notre pays est mis en place.

Ce mécanisme, positif à tous les niveaux, peut renforcer davantage la base du consensus élargi de la majorité des forces politiques concernant les grands choix stratégiques et orientations internationales du pays.

Ce consensus à caractère stratégique est un facteur de puissance pour le pays. Nous devons le sauvegarder et le renforcer. Nous y parviendrons lorsque les critiques attendues, mais nécessaires, et l’échange de vues démocratique sur ces questions cruciales seront pertinents et faits en toute responsabilité et non de manière ostentatoire.

Mesdames et Messieurs les députés,

L’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’Union européenne constitue un développement particulièrement important pour la région élargie et notre pays.

Pour la première fois en 25 ans, la Grèce acquiert une frontière commune et un lien direct avec l’espace élargi unique de démocratie, de stabilité et de développement économique de l’Union européenne.

La Grèce n’est plus le pays géographiquement isolé de l’Union européenne. Cette nouvelle réalité nous offre des possibilités sans précédent. Elle ouvre de nouveaux horizons, de nouvelles possibilités pour le pays, et plus particulièrement pour les régions de Macédoine et de Thrace qui acquièrent une frontière européenne et deviennent un arrière-pays européen.

Nous sommes décidés à mettre pleinement en valeur cette nouvelle réalité européenne. D’ores et déjà, la Grèce a une forte présence économique et commerciale en Europe du Sud-Est. Quelque 3.500 entreprises à intérêts grecs exercent une activité dans la région. Par ailleurs, il existe un réseau dynamique sans cesse croissant de 1.200 filiales de banques grecques qui représentent 20% du marché bancaire dans la région, y compris la Turquie. De janvier à octobre 2006, les exportations grecques ont augmenté de 30%, comparé à la même période en 2005. Les investissements grecs en Europe du Sud-Est ont franchi la barre des 14 milliards d’euros au cours des dix dernières années. Nous sommes le seul pays à bénéficier – et ce pendant ces prochaines années – de l’avantage que procure la participation à la zone euro.

Dans le cadre de cette stratégie qui est la nôtre, le gouvernement applique une politique de développement globale pour la région de Macédoine et de Thrace, qui revêt une importance capitale. Cette stratégie comprend la mise en valeur du capital humain. Les mesures annoncées par le comité gouvernemental en faveur de l’approfondissement et de l’élargissement de la politique d’égalité devant la loi et l’Etat pour la minorité musulmane de Thrace font partie intégrante de cette politique.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,

L’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie constitue, sans aucun doute, un succès pour ces deux peuples voisins et amis et leurs dirigeants. Dans un même temps, elle représente le succès de la politique que notre pays met en œuvre avec constance pendant toutes ces années, indépendamment du gouvernement au pouvoir. Une politique de soutien concret de la perspective et du parcours européens des pays de notre région.

La seule politique, la seule stratégie à même de transformer progressivement l’ensemble des Balkans en une région de stabilité, de démocratie moderne et de développement économique dynamique.

Il va sans dire que le cheminement sans heurts sur la voie européenne présuppose que les pays intéressés satisfassent l'ensemble des critères et respectent en fait les règles, les valeurs et les principes européens. Cette exigence de pleine adaptation devient aujourd’hui, par la force des choses, encore plus forte.

Les élargissements successifs de ces dernières années ont, en l'espace de quatre années seulement, augmenté de 80% le nombre d'Etats membres de l'Union européenne. Quinze Etats membres en 2003, 27 en 2007. Ce changement majeur allié à l’état stationnaire dans lequel se trouve la question cruciale de l’adaptation et du renforcement institutionnel de l’UE fait naître à Bruxelles et dans de nombreuses capitales européennes un sentiment de réserve, voire un certain négativisme face à l’éventualité de nouveaux élargissements en un espace de temps très restreint.

Pour cette raison, les efforts d’adaptation que doivent consentir les pays candidats à l’adhésion doivent être encore plus intenses et concrets. Sans déviations et rétrogradations.

A ce stade, j’aimerais me référer aux élections municipales en Albanie que nous avons suivies avec la plus grande attention. Tout comme l’OSCE et la Commission européenne, nous constatons nous aussi des irrégularités et des dysfonctionnements dans le processus électoral. A Heimara, plus particulièrement, ces phénomènes suscitent de vives préoccupations. Le dépouillement des votes se poursuit. Nul besoin de souligner que cette procédure doit se dérouler dans le strict respect des règles démocratiques, tel qu’il est imposé par l’UE, à laquelle notre pays voisin aspire à adhérer.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,

La pleine application des règles de bon voisinage revêt pour notre région une importance particulière. Le respect du droit international et des règles internationales en sont une des composantes fondamentales. Ou encore le non recours à des actions susceptibles de provoquer des tensions et des frictions et de compromettre de ce fait les relations bilatérales et la coopération régionale.

La récente décision du gouvernement de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine de rebaptiser l’aéroport de Skopje de « Petrovec » «Alexandre le Grand» ne constitue pas une action de bon voisinage. Elle est contraire à l’Accord intermédiaire de 1995. Elle est contre-productive du point de vue politique et désuète sur le plan historique. Tout comme l’a souligné M. Nimitz lui-même lors de sa visite en Grèce, une telle action vient entraver sa mission en tant qu’envoyé spécial de l’ONU.

La Grèce a prouvé qu’elle participait de manière constructive au processus visant à rechercher une solution mutuellement acceptable à la question du nom. Elle respecte l’Accord intermédiaire sur le fond et la forme.

Toutefois, il est certain que l’absence d’une solution acceptable, due à l'intransigeance persistante des dirigeants à Skopje ne contribue en aucun cas au développement du parcours euro-atlantique de l'ARYM.

Plus particulièrement, pour ce qui est de l’Union européenne, les récentes déclarations du Commissaire Rehn viennent confirmer les nombreux problèmes auxquels Skopje est confronté dans le cadre de ce parcours. Le soutien de la Grèce et des autres Etats membres voisins lui est tout aussi nécessaire que précieuse.

En revanche, une solution mutuellement acceptable aura de nombreux résultats positifs. a) Renforcement de nos relations bilatérales et de la coopération régionale et b) progrès substantiel et tangible de la perspective euro-atlantique de Skopje.

Tel est l’avenir que nous souhaitons pour notre région. C’est pour cet avenir européen qu'œuvre la Grèce, avec constance, responsabilité, modération et détermination.

Cet objectif de stabilité régionale et de développement dicte notre politique aussi pour ce qui est de la question cruciale du statut futur du Kosovo qui se trouve à un tournant décisif.

Demain débutent les pourparlers cruciaux des parties intéressées portant sur les propositions du Président Ahtisaari.

Nous soutenons ses efforts visant à rapprocher les différends, à atteindre un compromis et garantir ainsi un résultat viable et fonctionnel.

Certes, la solution ne peut être le retour au statut précédent du Kosovo, celui d'avant 1999.

Nous invitons les deux parties à faire preuve, ne serait-ce que maintenant, de l'esprit constructif nécessaire et à ne pas entreprendre des actions unilatérales qui viseraient à influencer l'issue finale de ce processus. Nous ne manquons d'ailleurs pas de le souligner constamment à nos interlocuteurs de Belgrade et de Pristina.

Si l’atteinte d’un compromis viable, à l'avantage des deux parties, nécessite une plus grande patiente et persistance, la communauté internationale devra faire preuve de la volonté requise. Et elle ne devra pas imposer des délais étroits qui pourraient avoir comme conséquence de paralyser le processus de négociation.

Nous relevons trois points du plan Ahtisaari :

?) Nous notons avec satisfaction les pouvoirs élargis et les droits prévus pour les minorités, et certes pour les Serbes du Kosovo qui habitent dans cette région.
Cela est indispensable à la création d'une société stable et pacifique qui soit multiculturelle et pluriethnique.

Β) Nous constatons dans un même temps que ces propositions ne font pas état d’une application progressive qui permettrait aux parties impliquées de se familiariser avec le nouvel état de choses et de l’assimiler.

C) Dès lors que ces propositions font déjà l’objet de négociations, nous concluons qu’elles ne sont pas définitives – autrement dit elles ne sont pas « à prendre ou à laisser» – et peuvent de ce fait être sujettes à modifications ou adaptations, qui découleraient d'un accord entre Belgrade et Pristina.

La réalité, mesdames et messieurs les députés, est que les positions de départ des deux parties sont diamétralement opposées. « Rien de moins que l’indépendance » réclame Pristina. « Tout sauf l’indépendance » demande Belgrade.

Par conséquent les pourparlers seront extrêmement difficiles. L’étape suivante, conformément au processus convenu, se déroulera dans un mois environ où une discussion aura lieu au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies en vue de prendre une décision sur cette question.

Vu l’état des choses actuel ainsi que le scepticisme manifesté publiquement par certains pays dont la Russie, la discussion au sein du Conseil de sécurité pourrait être difficile. L’ambiance sera complètement différente si, avant le Conseil de sécurité, les deux parties font preuve de maturité et de réalisme et admettent que dans une solution de compromis acceptable il n’y aura pas que des vainqueurs ou que des perdants.

La situation se complique davantage car après les élections récentes en Serbie un gouvernement n’est pas encore constitué. Nous avons à maintes reprises affirmé - à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE- combien il était important que la perspective européenne du pays joue un rôle catalyseur dans la formation d’un gouvernement avec la participation des forces politiques serbes modérés et pro européennes.

En outre, nous attachons une importance particulière à la promotion du parcours euro-atlantique de la Serbie à travers des actions précises et concrètes. Nous pensons que, entre autres, cela offrira d’autres opportunités à la Serbie afin qu’elle puisse faire face à la situation difficile s’agissant de la question du Kosovo.

Après des efforts intenses – consentis également par la Grèce - l’OTAN a décidé lors du Sommet de Riga, d’accepter l’entrée de la Serbie dans le « Partenariat pour la Paix », ce qui constitue un élément très positif. De plus, un autre élément positif a été le message clair transmis par le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE, selon lequel le processus pour la signature d’un Accord de stabilisation et d’association entre la Serbie et l’UE pourrait redémarrer bientôt.

Certes, l’UE demande à la Serbie de faire preuve d’une forte volonté de coopération avec la Cour pénale internationale de la Haye.

Le principal souci de notre politique s’agissant de la question du Kosovo, et de notre politique étrangère en général, est la stabilité et la paix.

En tout cas, la forte présence de la communauté internationale au Kosovo est et demeurera indispensable, en vertu de la Résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les incidents sanglants survenus récemment à Pristina ont confirmé cette nécessité.

L’Union européenne se prépare d’ores et déjà à jouer un rôle substantiel au niveau politique de cette présence internationale. La Grèce a décidé d’y apporter une contribution importante, en plus de sa participation à la force multinationale pour le Kosovo.

Un autre objectif ferme de la Grèce est l’existence d’une position européenne unie sur cette question. On doit préserver l’unité de l’Union européenne car c’est ainsi que cette dernière pourra jouer un rôle prépondérant durant la période qui suivra la définition du statut. Et cela est au profit de la région et de notre pays qui aspire à la stabilité au lendemain de la définition du statut.

Mesdames et messieurs les députés,

Tout ce que j’ai dit tout à l’heure concernant la nécessité pour les pays aspirants à l'adhésion de satisfaire pleinement les critères et les modalités de l’UE, notamment les relations de bon voisinage, vaut également pour la Turquie.

Nous ne nous fatiguerons pas à répéter notre position sincère en faveur de la perspective européenne de ce pays. Nous pensons que cette stratégie pourra progressivement apporter, si elle est menée avec persistance et patience, les avantages escomptés. Pour le peuple turc, pour notre région, pour l’Europe, et bien entendu pour la Grèce.

Cette stratégie vise à la consolidation de la paix, à l’amélioration des relations gréco-turques et au renforcement du développement économique de la région.

Je pense et j’espère que la Turquie ne tournera pas le dos à la perspective d’un meilleur avenir, d’un avenir européen. J’ose espérer que, malgré l’exaltation du nationalisme dans certains milieux, son gouvernement responsable demeurera fermement attaché à la voie européenne. Une voie difficile mais pleine d’opportunités et de possibilités.

Nous comprenons qu’une période préélectorale intense comme celle que la Turquie traversera bientôt peut ne pas être « le meilleur conseiller » pour des prises de positions publiques modérées et mesurées. Mais cela ne peut pas servir de prétexte pour créer, sans raison et ne serait-ce que de manière indirecte, un climat de tension dans une région aussi sensible que la Méditerranée orientale.

Nous avons souligné que cette région, plus que tout autre, a besoin de stabilité et de paix. Les relations de bon voisinage et le respect mutuel entre les pays sont indispensables, ce que font l’Egypte, Chypre et le Liban à travers les accords récemment signés.

L’application, par des Etats indépendants souverains, des règles et des principes fondamentaux du droit international et de la pratique quotidienne des relations internationales, ne doit pas et ne peut être contestée.

La définition des zones maritimes d’exploitation, comme la Zone économique exclusive, favorise la coopération entre les Etats et offre des perspectives de développement économique. Nous suivons de près ces questions avec le sérieux, l’attention et la fermeté qui s’imposent.

Nous continuons de croire et de contribuer aux efforts consentis en faveur de l’amélioration et de la normalisation continuelles des relations gréco-turques qui nécessitent et requièrent également la même attention.

Mesdames et Messieurs les députés,

Je suis sûre qu’en affirmant que la pleine normalisation des relations gréco-turques exige l’atteinte d’une solution juste, viable et fonctionnelle à la question chypriote, j’enfonce une porte ouverte. La fin de l’occupation et la réunification de l’île, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, du droit international, des principes et des valeurs européens ainsi que de l’acquis communautaire, peuvent garantir que tous sur l’île, Chypriotes grecs et Chypriotes turcs, bénéficieront des avantages d’une participation à l’Union européenne.

Un effort essentiel est actuellement en cours en faveur de la valorisation et de l’application de l’Accord de juillet dernier entre le Président Papadopoulos, l’ex-assistant du Secrétaire général des Nations Unies, M. Gambari et le chef chypriote turc M. Talat.

Toutefois, cet effort se heurte à de nombreux problèmes en raison de l’attitude de la partie chypriote turque. Nous espérons qu'une fin sera mise à cet état stationnaire et que les consultations entre les deux communautés démarreront dans un avenir proche, comme le prévoit l’Accord du 8 juillet 2006.

La Grèce soutient fermement un processus de résolution de cette question bien préparé qui garantira le succès.

La visite à Athènes du Président de la République chypriote nous donnera l’opportunité, dans le cadre d’une communication et d’une coopération continuelle des deux gouvernements, d’aborder en détail toutes les questions d’intérêt mutuel.

Mesdames et Messieurs les députés,

En guise de conclusion, j’aimerais me référer brièvement aux questions relatives au Moyen Orient et à sa région élargie.

En dépit de l’évolution positive de la constitution d’un gouvernement palestinien d’unité nationale après l’accord de la Mecque entre le Hamas et le Fatah - l’Arabie saoudite et la Jordanie y ayant fortement contribué - la situation au Moyen Orient demeure extrêmement compliquée, inquiétante et instable. Lors de la rencontre tripartite récente entre Rice – Olmert - Abbas, il semble qu’aucune nouvelle évolution importante n’est survenue ayant un impact positif sur les efforts consentis pour sortir de l’impasse actuelle.

La situation de sécurité en Irak demeure et devient de jour en jour plus inquiétante car les affrontements sanglants entre les sunnites et les chiites continuent. Les régions kurdes au nord de l’Irak demeurent un point de référence en raison de leur tranquillité et stabilité.

Le Liban vit dans un climat de tension qui a été aggravée par l’assassinat récent de Gemayel. Le gouvernement Siniora malgré le soutien de la communauté internationale, est confronté à de nombreux problèmes en suspens tandis qu’en même temps il essaye d’entreprendre des actions concrètes en faveur de la reconstruction du pays. A cette fin, la Grèce a mobilisé au total une somme de 7.500.000 euros.

Le problème du programme nucléaire iranien ainsi que ses multiples implications demeure, puisque aucun progrès important n’a été réalisé dans ce sens.

En Afghanistan aussi, le progrès relatif à la mission de l’ISAF, conformément à la résolution y relative du Conseil de sécurité des Nations Unies ne s’effectue pas à un rythme souhaitable. Des indications claires attestent d’une résurgence des forces extrémistes dans cette région.

De manière générale, nous constatons avec inquiétude l’influence accrue des voix extrémistes dans toute la région.

Dans cette région du monde, mesdames et messieurs les députés, une question ne peut pas être définitivement résolue si les autres questions restent ouvertes. Toutes les questions sont étroitement liées, que ce soit de manière manifeste ou non.

Pour cette raison, la communauté internationale doit mettre en œuvre une stratégie intégrale qui, tout en étant axée sur la question palestinienne - à notre opinion – prendra en compte le Moyen-Orient dans son ensemble.

Une stratégie de ce genre doit prendre en compte tous les acteurs de la région, et évidemment la Syrie et l’Iran.

Le rôle que l’UE est appelée à jouer est très important. D’après les conclusions que m’ont permis de tirer les consultations que j’ai eues dans la région, y compris ma visite récente aux Emirats arabes unis, le monde arabe aspire à une intervention plus active de l’Europe dans cet effort, sans plus tarder.

La Grèce est présente et continuera de l’être en contribuant à cette entreprise en faveur de la stabilité et de la paix dans la région qui est « à notre porte ».

Les relations excellentes que nous entretenons aussi bien avec Israël qu’avec les Arabe, mais aussi avec les Iraniens le permettent.

Mesdames et messieurs les députés,

La politique étrangère du gouvernement, dans ces temps difficiles, s’exerce de manière responsable et planifiée, avec sagesse et détermination. Cette politique est active sans chercher à impressionner. Elle garantit les intérêts de notre pays en créant des conditions de stabilité et de paix dans notre région élargie.

Je vous remercie.