Mercredi, 13 Décembre 2017
greek english french
Accueil arrow Politique Étrangère arrow Parlement et Politique Étrangère arrow Discours devant le Parlement Héllenique arrow Année 2010 arrow Discours du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas devant le Comité « Défense nationale et Affaires extérieures » du parlement hellénique

Discours du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas devant le Comité « Défense nationale et Affaires extérieures » du parlement hellénique

mercredi, 17 février 2010

Mesdames et messieurs les députés,

La réunion d’aujourd’hui portant sur le projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de Stabilisation et d’Association UE-Monténégro intervient à un moment où la Grèce, ancien membre de l’UE et de l’OTAN, assume de nouveau un rôle de protagoniste dans notre région.

Dans ce contexte, la Grèce a formulé une proposition précise sur la promotion du parcours d’adhésion des Balkans occidentaux, ledit « Agenda 2014 » qui s’inscrit dans le prolongement de la Stratégie de Thessalonique qui a consolidé la perspective européenne des Balkans occidentaux. Une stratégie que nous avons promue en 2003 au cours de la présidence hellénique de l’UE.

Notre message est simple et symbolique : l’Union européenne, le modèle de paix le plus efficace et réussi en Europe, doit assumer ses responsabilités à l’égard de la région des Balkans. Elle doit assumer ses responsabilités et contribuer de manière déterminée à la paix et à la stabilité ici, dans notre voisinage.

L’objectif ferme de la politique étrangère grecque est de transformer les Balkans en un véritable voisinage européen de paix, de démocratie, de prospérité et de stabilité, une région marquée par la coopération régionale et les relations de bon voisinage. Tout le monde s’accorde à dire que l’intégration des Balkans occidentaux dans l’UE constitue une question de haute priorité pour la Grèce. La condition substantielle à cela est bien entendu le plein respect des conditions et des modalités fixées par l’UE.

Mesdames et messieurs les députés,

La ratification de l’Accord de Stabilisation et d’Association UE - Monténégro constitue un pas supplémentaire vers la réalisation de cet objectif, étant donné que deux Etats membres seulement n’ont pas encore ratifié cet accord, à savoir la Grèce et la Belgique.

Le processus de stabilisation et d’association (PSA) constitue le cadre régissant les relations de l’UE avec les pays des Balkans occidentaux. Dans ce contexte, le Monténégro, tout comme les autres pays de la région, se prépare pour sa future adhésion à l’UE, à travers un ensemble d’obligations que ce pays doit remplir, sous la forme de réformes, en vue d’atteindre les objectifs majeurs à savoir le bon fonctionnement des institutions démocratiques, la mise en place d’une économie de marché et la capacité d’assumer les obligations d’un Etat membre de l’UE. Dans ses relations avec les pays tiers, l’UE allie mesures d’incitations et conditionnalité, un processus visant à la mise en place des réformes nécessaires. Le fait que le Monténégro constitue un pays ayant une perspective européenne claire renforce tant les exigences que les aspirations de l’UE.

Le cadre du Processus de Stabilisation et d’Association (PSA) couvre tout le dialogue politique et technique engagé entre l’UE et ce pays. Les objectifs du Processus est la stabilisation à travers le développement économique, la démocratisation et la consolidation de l’Etat de droit, la consolidation des relations pacifiques entre les Etats voisins et, bien entendu, l’intégration à long terme de ces derniers dans les structures européennes.

Le Monténégro commencera à appliquer l’ASA pendant qu’il attend les résultats de l’évaluation par la Commission européenne de sa demande d’adhésion soumise en décembre 2008. La Commission a d’ores et déjà amorcé le processus d’évaluation de la demande du Monténégro et a déclaré que son objectif était de rendre « un avis fondé et juste ». L’avis y relatif devra être rendu au cours de 2010. La Grèce soutient la nécessité de procéder à un examen minutieux de la demande de manière juste et substantielle. Par ailleurs, le chemin vers la pleine adhésion doit demeurer ouvert dès lors que les conditions et les modalités sont remplies, notamment dans les domaines de l’Etat de droit, du respect des droits de l’Homme et des relations de bon voisinage.
Mesdames et messieurs les députés,

L’avenir de la région des Balkans occidentaux est au sein de l’Union européenne. C’est la réponse que nous donnons à ceux qui parlent de fatigue de l’élargissement. Nous avons annoncé l’initiative pour l’ « Agenda 2014 ». Nous pensons que l’objectif de 2014 encouragera l’intensification des efforts des autres pays envers l’UE et le règlement des questions en suspens dans la région sur la base des relations de bon voisinage ce qui constitue d’ailleurs la condition régissant le Processus de Stabilisation et d’Association.

Dans ce contexte, je pense que la ratification de l’accord offre au Monténégro la possibilité de réaffirmer à travers son application, sa volonté de procéder à l’adhésion en assumant bien entendu toute une série d’obligations qui seront dans l’intérêt mutuel de toutes les parties. En ce qui nous concerne, nous soutenons l’effort de la présidence espagnole visant à finaliser en temps utile la ratification de l’Accord de Stabilisation et d’Association afin que ce dernier entre en vigueur dans les plus brefs délais et que le premier Conseil d’Association UE-Monténégro se tienne au cours de ce semestre.

Merci.