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Réponse du ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas à une question d'actualité au parlement

lundi, 01 mars 2010

PREMIERE REPONSE : Mesdames et Messieurs les députés,

Comme j’ai eu l’occasion de le dire à nombreuses reprises dans mes interventions depuis cette tribune, le cadre dans lequel se déroule la discussion sur le nom de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine est acquis. Il est défini par les résolutions 817 et 845 de 1993 du Conseil de sécurité des Nations Unies ainsi que par l’Accord intermédiaire conclu entre les deux pays.

La position de la Grèce dans ce contexte est tout aussi acquise et claire, il s'agit de la ligne nationale rouge à laquelle convient une grande majorité des partis ici au Parlement hellénique : un nom avec détermination géographique et pour tous les usages (erga omnes).

C’est la seule solution pouvant mettre définitivement fin à cette question demeurée en suspens. La seule solution qui permettra aux deux pays de développer des relations de bon voisinage sur une base solide et permanente, au sein de l'OTAN et de l'Union européenne.

Nous ne manquons une occasion de réitérer cette position à tous nos interlocuteurs. A aucun moment nous ne nous sommes éloignés de cette position et jamais nous ne nous en éloignerons. Et jamais nous ne ferons de concessions concernant cette question. Je vous informe que c'est exactement cette clarté dans nos vues qui renforce notre position de négociation, mais aussi la crédibilité de notre pays.

Dans le cadre de ce processus, le gouvernement vient à la table des négociations dans un esprit constructif et en ayant des arguments imparables à faire valoir. Et nous attendons que Skopje en fasse de même, concrètement. Recourir à des idéologies artificielles qui rappellent des époques révolues ne contribue pas à ce qu'un règlement soit atteint. Ni les attitudes perçues comme étant provocatrices.

Enfin, la semaine passée, M. Nimetz, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU sur la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine était, comme chacun sait, en visite dans notre pays. Cette visite qui a eu lieu suite à notre invitation et initiative, était un premier contact avec le nouveau gouvernement grec. Nous avons eu une bonne discussion et l’occasion nous a été donnée d’expliquer et de clarifier de nouveau nos positions dans l’esprit que je vous ai décrit. Et le plus important, de ramener la discussion sur une base juste.

Merci beaucoup.

DEUXIEME REPONSE : J’aimerais avant tout dire que la Grèce n’a bien entendu peur de personne. Et elle n'a aucune raison d'avoir peur. Mais je répèterais de nouveau : nous avons la ligne nationale rouge à laquelle se rallie la grande majorité des partis au Parlement hellénique, les Grecs et les Grecques.

Et j’aimerais souligner un point qui à mon sens est très important ; j’ai eu l’occasion et l’honneur de le dire à plusieurs reprises depuis cette tribune également : l'unité pour nous sur les questions de politique étrangère, sur nos questions nationales est très importante. Elle est notre force en tant que pays. Elle est notre force de négociation. Contester cette unité n’est pas utile pour notre pays. Nous avons combattu pour cette unité et nous devrons non seulement la conserver, mais aussi la valoriser.

La question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine est bien entendu une question nationale et comme je l’ai dit nous devrons être très unis à cet égard. C'est pourquoi je ne m'adresse pas seulement à vous. Je m'adresse à tous les députés. Je m’adresse à tous les partis du Parlement hellénique. Nous devons protéger la politique étrangère contre les opportunismes des partis, car c'est seulement en étant unis que nous pourrons davantage réussir dans notre pays.

Ces propos là vous les connaissez tous et je suis sûr que vous les respectez. Je sais combien votre préoccupation est grande concernant nos questions nationales. Croyez-moi ma préoccupation est tout aussi grande, tout comme la préoccupation de tous les Grecs et les Grecques. C'est pourquoi j’insiste en disant que nous devons parler d’une seule voix. Unis.

Merci beaucoup.