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iscours prononce par M. D. Avramopoulos devant le parlement lors de la discussion sur les declarations de politique generale du gouvernement

samedi, 07 juillet 2012

L’avenir nous impose d’avancer ensemble. Car l’avenir est entre nos mains.

Mesdames et Messieurs,
Chers collègues

Le gouvernement de responsabilite nationale d’Antonis Samaras, reposant sur une large majorite parlementaire est investi d'une mission historique.

Il s’agit du premier gouvernement de la période après le retour à la démocratie, dont l'ambition est de surmonter les dissensions du passé qui ont tant fait souffrir notre pays.

Ce gouvernement est chargé de défendre les acquis européens des Grecs, dans l’intérêt de la croissance, de la prospérité, de la sécurité et du progrès.

De jeter les bases d’un nouveau système politique basé sur les principes de l’efficacité, de la transparence, de la cohésion et de la continuité.

Mes chers collègues,

Nous vivons dans un environnement international marqué par la volatilité.

L’etendue de la crise de la dette internationale, la diffusion de la recession a de nombreux pays du monde, le flux migratoire incontrole qui a un impact sur notre pays et les problemes de securite ont cree un climat croissant d'incertitude et de peur et favorisent l’instabilite internationale.

Dans un contexte de crise nationale, la politique étrangère de notre pays peut ouvrir la voie de la croissance économique, contribuer à la création d’un environnement de sécurité et de coopération dans la région et bien entendu donner de l’espoir.

Elle peut apporter les premiers succès en termes de consensus pour pouvoir sortir de la crise.

Il ne faut pas oublier que la force de notre patrie est et à toujours été plus grande que sa taille géographique ou sa vigueur économique.

Il ne fait aucun doute que les prochaines années, la concurrence internationale sera plus marquée.

•    Pour attirer les investissements
•    Pour faire « bouger » les marchés financiers
•    Pour contrôler les ressources énergétiques
•    Pour avoir accès à des sources naturelles de croissance durable
•    Pour créer des emplois dans le monde.

La crise dépend en grande partie de la réhabilitation du prestige et de la crédibilité de notre pays.

La Grèce ne peut seulement « mendier » des programmes de financement, mais elle doit aussi jouer un rôle de premier plan dans les évolutions internationales.

Il faut que nous valorisions nos réserves historiques et nos avantages géostratégiques contemporains, que nous participions aux développements internationaux.

La Grèce est toujours plus indépendante et plus forte lorsqu’elle se modernise. Lorsqu'elle n'est pas animée par un sentiment de peur et d'insécurité. Lorsqu'elle ne confond pas l’intérêt de la nation et celui des partis politiques.

Le ministère des Affaires étrangères a pris l’initiative de créer un comité spécial international composé d’experts, de scientifiques, de diplomates, d’hommes d'affaires et d’intellectuels de Grèce et de l'étranger afin de mener une étude approfondie sur le nouveau rôle de la Grèce dans le monde et de jeter les bases ainsi que les principes directeurs d'un nouveau concept en matière de politique étrangère grecque.

Compte tenu de tout ce qui précède, je vous invite tous à mettre fin à l’introversion de la période après le retour à la démocratique.

Nous devons nous débarrasser de la conception selon laquelle tout ce qui est nouveau constitue une menace potentielle pour nos intérêts nationaux.

Nous devons nous débarrasser de ce sentiment de peur face aux initiatives que prennent les autres et qui résulte d’un manque de confiance en soi, de planification, de continuité institutionnelle et de stabilité.

La politique étrangère est le domaine par excellence qui ne requiert pas le consensus car celui-ci va de soi. On ne peut pas monopoliser la notion de patriotisme et de sensibilité nationale, mais alimenter ces notions dans l’intérêt national.

Chers collègues,

La question chypriote demeure une question nationale primordiale pour la Grèce. Or en ce moment, cette question est de nouveau dans une impasse. Suite à la communication d’informations que j’ai eues de la part du Président et du gouvernement chypriotes lors de ma visite à Nicosie, le jour où Chypre a assumé la présidence de l'Union européenne, il a été clairement dit qu'une telle occasion avait été manquée en raison de l'insistance de la Turquie de ne pas reconnaître la présidence chypriote et de geler ses relations avec l'Union européenne pendant le second semestre 2012.

Dans le même temps, la partie chypriote turque a déclaré qu’elle cessait toute négociation intercommunautaire, en dépit du fait que ce processus est mené sous l'égide et la surveillance du Secrétaire général de l'ONU.

Deux décisions, celle de la Turquie et des Chypriotes turcs, qui ne coïncident pas avec la légalité internationale.

Deux décisions unilatérales, qui ne facilitent pas la Turquie dans son cheminement vers l’Union européenne, qui l’éloignent du règlement de la question chypriote et qui portent atteinte aux instances européennes, car la Présidence qu'exerce Chypre aujourd'hui est une instance européenne de premier plan.

Malgré cette situation, la Grèce et Chypre sont toutes deux fidèles à leur objectif : parvenir à un règlement de la question chypriote.

Une solution globale, équitable et durable, dans le cadre des résolutions de l’ONU, qui défende les droits de tous les citoyens de l’île, des Chypriotes grecs et turcs.

Pour ce qui est des relations gréco-turques, notre pays a consenti ces dernières années je dirais, des efforts inlassables en vue de parvenir à leur normalisation et à leur évolution vers des relations de bon voisinage et de coopération.

Lors de ma récente rencontre avec le ministre turc des Affaires étrangères, en marge de la réunion des pays de la coopération de la Mer Noire et suite à l’entretien téléphonique des Premiers ministres de la Grèce et de la Turquie, il a été décidé de poursuivre les rencontres du Conseil supérieur de coopération après l’automne.

Il faut continuer de promouvoir les contacts et la coopération avec tous les pays de la région et notamment notre voisin la Turquie avec laquelle d’importantes questions demeurées en suspens continuent de nous opposer.

Toutefois, la Turquie doit bien comprendre – et je l’ai bien souligné à mon homologue turc – qu’il n’est pas possible que les contacts exploratoires qui concernent la délimitation du plateau continental se poursuivent, que les Conseils suprêmes de coopération se poursuivent et qu'en même temps l'assemblée nationale turque continue de se prononcer en faveur du casus belli.

Cette «menace» doit être levée dans les plus brefs délais et nous travaillerons de manière très méthodique dans ce sens.

La grande majorité des forces politiques embrassent et soutiennent le choix stratégique de la politique étrangère grecque pour le rapprochement gréco-turc.

Dans le cadre strict de la légalité internationale, de la souveraineté nationale et du respect mutuel.

Nous continuerons d’œuvrer en faveur du progrès de nos relations bilatérales, mais aussi de la promotion des questions ayant trait au Patriarcat œcuménique, comme la réouverture de la Faculté de théologie de Halki.

Le prestige et la dimension du Patriarcat ne permettent – que ce soit au niveau du droit international ou de l’éthique internationale – de le contester, ni d’aspirer à un statut de réciprocité avec la minorité musulmane en Thrace.

Mesdames et Messieurs,
Mes chers collègues,

Le principal objectif de la politique étrangère de la Grèce et la priorité du gouvernement est de délimiter les zones maritimes avec tous nos voisins.

En l’espèce, le cadre juridique de la Convention de l’ONU pour le droit de la mer revêt une importance décisive car elle fait partie de l’acquis communautaire.

Tous les pays membres de l'Union européenne, mais aussi l'Union européenne elle-même ainsi que tous les pays candidats à l'adhésion - à l'exception de la Turquie - sont parties contractantes à la convention.

Mais au-delà de tout cela, la convention de 1982 constitue un droit coutumier, quant à l’instauration de zones maritimes et à leur mode de délimitation.

Par conséquent, la Convention de Montego Bay est obligatoire pour tous les pays membres de l'ONU, indépendamment de leur adhésion ou non à la convention, comme la Turquie.

Nous continuerons de définir cette perspective dans le cadre des négociations d’adhésion de la Turquie avec l’Union européenne. Et bien entendu, la zone économique exclusive, comme la délimitation du plateau continental en Mer Egée, constituent une priorité absolue de notre politique étrangère.

En Europe du sud-est, nous œuvrons en faveur de la création d’une zone de développement, de progrès et de coopération régionale étroite.

Un objectif synonyme de la perspective européenne des Balkans occidentaux, en vue de la présidence grecque de l’Union européenne au premier semestre de 2014, pendant laquelle la Grèce s'activera pour donner un nouveau souffle au processus d'élargissement.

Nous avons d’ores et déjà progressé dans la création d’un bureau spécial de la présidence grecque de l’Union européenne, qui sera chargé de la planification et de la coordination pour la meilleure préparation possible de notre pays.

En ce qui concerne l’Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), la question du nom de Skopje ne constitue pas seulement un différend sur des faits ou symboles historiques, qui très certainement ont de la valeur.

C’est aussi une question de respect du droit international.

La Grèce, faisant preuve de l’esprit constructif nécessaire, a fait un pas important pour essayer de parvenir un compromis, en acceptant une appellation avec déterminatif géographique et pour tous les usages (erga omnes).

Les dirigeants actuels de Skopje adoptent une rhétorique et une attitude intransigeantes, qui frisent le ridicule, et suscitent bien des interrogations qui peuvent difficilement être répondues par la logique et grèvent le climat de nos relations bilatérales

Nous espérons que règneront les voix du consensus et du sens commun.

A ce stade, nous devons être plus clairs vis-à-vis de nos voisins, nos partenaires à l’Union européenne et nos alliés à l’OTAN. Nous recherchons une solution à la question du nom qui soit conforme à la légalité internationale.

Avec l’Albanie, nous soutenons de manière décisive sa perspective européenne, tandis que la Grèce demeure le plus grand investisseur étranger et le deuxième plus grand partenaire commercial du pays.

La coopération entre les deux pays peut constituer un tremplin de croissance et de prospérité avec comme facteur important de cet effort, la présence de la minorité grecque en Albanie et des travailleurs albanais dans notre pays.

Prochainement, nous nous efforcerons de mettre en œuvre l’accord qui avait été conclu pour la délimitation de la zone maritime entre les deux pays, qui est gelée, suite à la fameuse décision de la cour constitutionnelle albanaise.

Dans le même espace géopolitique, la Serbie est l’un des pays les plus importants et nous aspirons à maintenir et à renforcer son orientation européenne dans la période à venir.

La Grèce qui entretient des liens traditionnels d’amitié avec la Serbie soutient à tous les niveaux sa perspective européenne, ce qui contribue à l’instauration de la paix et de la stabilité et au renforcement du climat de réconciliation dans la région.

Notre pays n’a pas reconnu l’indépendance du Kossovo; il adopte néanmoins une attitude constructive et encourage concrètement toute initiative qui vise à surmonter les problèmes du passé et à bâtir un avenir européen commun pour la région tout entière des Balkans occidentaux.

Chers collègues,

Le renforcement ultérieur des relations entre la Grèce et les Etats-Unis constitue une priorité stratégique de notre politique étrangère.
Les relations gréco-américaines se trouvent actuellement à leur meilleur niveau.
Nous partageons les mêmes valeurs, un parcours historique commun et un pont unique en son genre est instauré entre nos deux peuples, à savoir la communauté grecque de l’étranger.
Nous partageons une vision commune pour ce qui est de la croissance économique au niveau mondial.

Nous élargissons le champ de nos initiatives communes en vue de parvenir à une coopération économique plus approfondie visant à attirer plus d’investissements dans notre pays et à augmenter les exportations grecques vers le marché américain.

Pour ce qui est de la Russie, l’objectif de notre politique étrangère est de renforcer davantage nos relations avec ce pays.

Notre patrimoine culturel et religieux commun n’est pas le seul lien qui unit nos deux pays.

Nous avons également des intérêts économiques communs, notamment dans le domaine de l’énergie et du tourisme.

Nous voulons renforcer nos relations bilatérales avec la Fédération de Russie à tous les niveaux et dans tous les domaines, notamment dans le domaine de l’économie, de l’énergie, de la culture et du tourisme.
Nous nous emploierons à établir des relations plus intensives et plus étroites avec la République populaire de Chine ainsi qu’avec toutes les économies émergentes de la région élargie de l’Asie, dans le domaine commercial et économique, tout en visant à l’établissement d’une coopération stratégique.

L’exemple réussi de l’investissement chinois dans le port du Pirée, nous offre l’opportunité d’envisager de manière plus intégrale et ciblée la perspective de nouveaux investissements chinois dans notre pays et une plus grande présence de la Chine dans le domaine du tourisme grec.

S’agissant maintenant d’une région plus proche de notre espace géopolitique, les relations entre la Grèce et Israël ont d’ores et déjà contribué de manière décisive à la stabilité dans la région de la Méditerranée orientale et deviennent de plus en plus stratégiques.

Avec Israel, sans nous tourner, par le biais de notre cooperation, contre un autre pays quel qu’il soit de la region, nous pouvons contribuer a la croissance economique, a la technologie, a l’energie et au tourisme et, nous pouvons aussi trouver de nouvelles sources de richesse pour les Grecs, tout en contribuant a la sortie de notre pays de la crise.

Dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord, les bouleversements provoqués par le « Printemps arabe » se poursuivent. Il semble qu’un vent d’espoir pour la liberté et la démocratie a commencé de souffler très fort.
Toutefois, les défis et les menaces sont nombreux.

La Grèce continuera de soutenir les luttes livrées par les peuples de la région et, ce toujours en respect de leur souveraineté.
La Grèce entretient une relation de longue date avec cette région et des liens d’amitié traditionnels avec tous ses peuples.

Elle constitue un pont de communication entre le monde arabe et l’Europe.
Dans ce cadre, une condition fondamentale à l’établissement d’une stabilité durable dans la région est le règlement de la question palestinienne sur la base de deux Etats.

La Grèce pense que la seule solution est la création d’un Etat palestinien indépendant et viable qui coexistera de manière pacifique avec Israël.
La situation en Syrie suscite de grandes inquiétudes. L’impasse à laquelle nous assistons ces derniers temps tend à prendre la forme d’une guerre civile généralisée.

Il est évident que le régime d’Al-Assad a perdu toute sa légalité et son départ volontaire du pouvoir dans les plus brefs délais sera dans l’intérêt du peuple de la Syrie et de la stabilité de la région. D’une manière ou d’une autre, cela sera imposé par les événements.

Et les efforts déployés par l’envoyé spécial de l’ONU et la Ligue arabe vont justement dans ce sens, et nous soutenons pleinement ces efforts.

Il existe toutefois la question de l’Iran aussi. Une question d’intérêt mondial et de caractère géostratégique.
Notre pays soutient la « double approche » de l’Union européenne, à savoir exercer des pressions visant au règlement immédiat de la question du programme nucléaire iranien et mener dans le même temps des négociations substantielles.

La Grèce est touchée par les sanctions imposées à l’Iran, en raison de ses besoins en pétrole.

Des solutions alternatives ont d’ores et déjà été mises en route.

Toutefois, nous pensons que nous devons valoriser et épuiser tout moyen de la diplomatie et de la coopération avec l’Iran, un pays avec lequel nous entretenons des liens historiques marqués d’un respect mutuel, ce que nous ne devons pas oublier.

Chers collègues,
Une des priorités stratégiques fondamentales de notre politique étrangère est de rétablir et de renforcer le prestige de notre pays dans l’environnement international.

Notre fierté nationale a subi un coup pénible, ce qui est injuste et insultant. Nous devons mettre fin à cela car il sape les efforts de notre nation visant à relancer sa croissance économique, affaiblit notre politique étrangère et affecte les générations actuelles et futures.

Devant ce défi, le ministère des Affaires étrangères a pris l’engagement de faire tout ce qui est en son pouvoir afin de mettre en valeur sur le niveau mondial la « Grèce véritable ».

Il est enfin temps d’activer un plan d’action en faveur de l’image et de l’identité de notre pays.

Une initiative stratégique du Premier ministre grec à laquelle l’Etat grec, les citoyens grecs et la communauté grecque de l’étranger contribueront de manière décisive.

La mise en valeur de l’identité grecque qui embrassera les avantages comparatifs de notre économie et de notre société.

Cet effort ne sera pas financé par des ressources publiques.

Des fonds du Cadre de référence stratégique national seront mobilisés ainsi que des fonds apportés par des bienfaiteurs nationaux.

Chers collègues,

La priorité stratégique de notre politique est la valorisation substantielle des forces de l’hellénisme œcuménique.

Sur decision du Premier ministre, un Secretaire d’Etat aux Affaires etrangeres charge de la diaspora grecque a ete nomme et le Secretariat general de la diaspora grecque, devenu Direction generale, est de nouveau operationnel.
Pour nous, la politique que nous menons pour l’hellénisme œcuménique constitue un chapitre séparé de notre politique étrangère et une priorité d’importance vitale pour le redressement de notre nation.

Il est temps que notre politique à l’égard de la diaspora grecque s’ouvre aux générations des Grecs qui sont nés à l’étranger et qui participent activement au processus de production, ils se sont intégrés avec succès à la vie culturelle, politique et scientifique et se trouvent au cœur de la prise de décisions.

Des décisions qui déterminent l’avenir de notre pays et qui peuvent influer sur les relations et les intérêts internationaux de la Grèce.
Nous créons ainsi de nouveaux réseaux pour la diaspora grecque et inaugurons des politiques visant au renforcement des origines historiques et de l’identité nationale de nos compatriotes de l’étranger.

Car l’hellénisme est le dénominateur commun de plus de 20 millions de Grecs à travers le monde.
Chers collègues,

En ces moments difficiles, nous sommes appelés à livrer une bataille qui, du point de vue historique, doit être gagnée.

C’est la bataille que nous livrons pour limiter les effets de la crise et dans le même temps jeter les bases pour apporter des changements radicaux dans tous les domaines de la vie publique de notre pays.

Dans cette bataille le temps n’est pas notre allié. Nous n’avons pas le droit de nous diviser et de nous perdre dans des rivalités.
Notre politique étrangère mettra en place les conditions de stabilité à travers la création d’alliances régionales, en mettant l’accent sur les pays du sud de l’Europe et nous relèverons les défis communs pour garantir l’union de l’Europe et notre avenir commun.

La Grèce est appelée à renforcer son rôle, en tant que facteur de stabilisation au service de la paix, de la sécurité, de la stabilité et de la coopération avec tous les pays de la région.

Vu les tensions et les pressions exercées par la concurrence internationale, la Grèce, l’Europe n’ont qu’un seul choix à faire, former un front uni et impénétrable.
Un front qui conduira nos sociétés sur le chemin de la croissance et loin de la récession et de la dégradation sociale qui menacent la démocratie et la stabilité internationales.

Notre gouvernement et nous tous, consacrerons tous nos efforts sur l’atteinte de cet objectif national ainsi que sur la défense de nos droits nationaux.
La Grèce a besoin de nous tous, notamment en ce moment où notre unité constitue notre arme contre toute menace provenant de la crise économique et pesant soit sur la cohésion sociale, soit sur notre indépendance nationale. Et l’avenir nous impose d’avancer ensemble. Car l’avenir est entre nos mains.
Je vous remercie.