Mardi, 17 Octobre 2017
greek english french
Accueil arrow Politique Étrangère arrow Parlement et Politique Étrangère arrow Discours devant le Parlement Héllenique arrow Année 2013 arrow Réponse du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères K. Tsiaras à une question d’actualité du parti Aube Dorée

Réponse du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères K. Tsiaras à une question d’actualité du parti Aube Dorée

mercredi, 23 janvier 2013

Première partie

Le peuple grec peut être rassuré que pour nous il n’y a pas de « zones grises ». Cela ne se discute même pas. Les accords internationaux en vigueur (Traité de Lausanne, accords gréco-turc de 1932, Traité de Paris de 1947) consacrent pleinement et explicitement la souveraineté de la Grèce sur toutes les îles grecques, et donc à Imia, et ne sauraient être mal interprétés.

Notre souveraineté n’est en aucun cas influencée par des contestations ou des revendications non pertinentes, quelle qu’en soit l’origine. La persistance dans de ce genre de théories est stigmatisée à chaque occasion et tout comportement infractionnel fait l’objet d’une réponse claire et au niveau approprié. La Grèce œuvre clairement à la consolidation de la stabilité et de la sécurité dans notre région élargie et aspire à des relations de coopération et de bon voisinage avec tous les pays voisins, y compris la Turquie.

Mais des relations qui se développent conformément au droit international et dans le respect de la souveraineté nationale. Notre effort vise au renforcement et à la protection du bien-être et du rôle de notre pays. Cela passe bien entendu par la défense de nos droits souverains, en vertu des règles du droit international.
La réactivité franche et réelle de l’autre partie, sur la base des mêmes principes, constitue une condition nécessaire à la véritable amélioration de nos relations bilatérales et cela nous le faisons clairement savoir à nos interlocuteurs turcs, sans ambages et à chaque occasion. Dans ce contexte, nous soutenons la perspective européenne du pays voisin, à la condition stricte bien entendu que ce dernier s’acquitte des termes et modalités fixés par l’Union européenne dans des décisions prises à l’unanimité.

Au niveau bilatéral, le Conseil de coopération de haut niveau constitue un mécanisme utile de promotion de la coopération dans des domaines importants de ce que l’on appelle la « basse politique», comme l’économie, le commerce, la santé, l’environnement, la culture, le tourisme, etc. Nous estimons que la coopération avec la Turquie dans ces domaines doit être poursuivie et renforcée, cela étant dans l’intérêt des deux parties.

Je souligne à nouveau que les droits et compétences de la Grèce ne sauraient être influencés par des déclarations ou allégations infondées ou encore une attitude et des actes illégaux, quel que soit le prétexte avancé. La vigilance est toujours de mise au niveau diplomatique. En conclusion de cette première partie et me référant à l’incident tragique d’Imia, j’aimerais souligner que notre marine de guerre nationale, rend honneur à ses trois héros avec le plus grand respect, lors de manifestations de commémoration et par le biais des décision du Conseil suprême naval. Les trois héros qui se sont sacrifiés pour leur patrie seront toujours dans nos mémoires et dans nos cœurs et constituent pour nos forces armées, et pour nous tous, un modèle de dévouement, de constance, de détermination et de vaillance.


Deuxième partie

Nous continuerons d’œuvrer pour réaliser des progrès de manière mutuellement profitable au niveau de nos relations bilatérales avec la Turquie. Toutefois, les progrès dans des domaines tels que le commerce et le tourisme ne suffisent pas pour instaurer la confiance et parvenir à une pleine normalisation des relations gréco-turques.


L’objectif est de mettre fin de manière définitive à toutes les actions de provocation, aux menaces de guerre, aux violations et aux contestations de la souveraineté grecque et des droits souverains, des pratiques qui appartiennent au passé. 

Quoi qu’il en soit, persister dans des comportements infractionnels va à l’encontre de la réalité actuelle et des relations de bon voisinage qui sont indispensables entre les pays alliés et futurs partenaires. 

C’est justement dans le cadre de notre volonté de réaliser des progrès au niveau des relations gréco-turques que s’intègrent nos efforts visant à régler le différend relatif à la délimitation du plateau continental avec la Turquie par le biais du processus confidentiel des contacts exploratoires qui ont été entamés en 2002 et sont toujours en cours. 

Leur objectif est de voir dans quelle mesure un lieu commun pourrait être trouvé dans le cadre toujours du droit international en vue de pouvoir lancer les négociations sur la délimitation.

Faire perdurer ce différend ne fait qu’empoisonner les relations bilatérales, saper les perspectives des deux pays et influer de manière négative sur leur prospérité et leur sécurité générales.

La Grèce demeure attachée aux règles du droit international et de la légalité internationale.

Tel est le cadre de nos actions visant à défendre les droits grecs et à promouvoir les intérêts grecs.

Cela, bien évidemment, ne signifie en aucune manière que nous nous versons dans l’autosatisfaction et que nous ne sommes pas prêts à défendre de manière efficace et rapide la sécurité, l’intégrité territoriale et les droits souverains de notre pays.