Mercredi, 18 Octobre 2017
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Violation des droits de l’homme et libertés fondamentales


Les personnes enclavées

Un nombre très réduit de Chypriotes grecs (les enclavés) vivent désormais dans la partie nord occupée, à cause de la violation flagrante de part de la Turquie du IIIe Accord de Vienne (août 1975) qui, entre autres, obligeait la partie turque à offrir « toute l’aide » nécessaire aux Chypriotes grecs dans les territoires occupés afin que ces derniers « mènent une vie normale, y compris des facilités concernant l’instruction, la pratique de la religion, les soins médicaux assurés par leurs propres médecins et la liberté de circulation ». Le nombre total de personnes enclavées est passé de 20 000 en 1974 à moins de 500 aujourd’hui.

Ce n’est qu’en avril 2004 que le collège chypriote grec à Rizokarpasso a rouvert ses portes aux élèves. En septembre 2005 un collège-lycée à six classes comptant 58 élèves a finalement ouvert. Jusqu’en 2005, le régime d’occupation censurait les manuels scolaires (en supprimant les pages controversées). Force est également de signaler qu’en 2007, le régime d’occupation turc a décidé d’autoriser la prise de fonctions de prêtre à Rizokarpasso.

La même année (2007), toutefois, les forces d’occupation ont démoli de nombreuses maisons appartenant à des Chypriotes grecs à Rizokarpasso. En 2012, de nouvelles violations des droits patrimoniaux des Chypriotes grecs enclavés ont été commises, par le biais de saisies d’habitations et de propriété foncière dans l’intérêt des colons turcs.

En 2008, en se prononçant sur le recours de Mme Eleni Foka, enseignante à l’école primaire d’Agia Triada Gialoussas, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu un arrêt de condamnation de la Turquie pour violation de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme portant sur le droit à la liberté d’expression.

Tel qu’il a déjà été mentionné («composante humanitaire»), la CEDH a rendu un arrêt en mai 2014 dans lequel elle invite la Turquie à verser 60 millions d’euros à titre de dédommagement aux personnes enclavées.

Enfin, force est de noter des articles de presse chypriotes turcs selon lesquels en mai 2016, le pseudo-Etat dans les territoires occupés a décidé de limiter la célébration de cérémonies religieuses chrétiennes dans les territoires occupés à une cérémonie par an par église, à savoir soit à Noël, soit à Pâques, soit le jour de la fête du Saint auquel l’Eglise est dédiée. Le pseudo-Premier ministre de l’entité sécessionniste illégale, M. Ozgurgun et le pseudo-ministre des Affaires étrangères, M. Ertugruroglu ont fait des déclarations provocatrices en indiquant que les Chypriotes grecs « tendent à abuser » du droit de célébrer des cérémonies religieuses, en l’utilisant à des « fins politiques ». En conséquence de quoi, la police chypriote turque est « en permanence occupée à surveiller les églises orthodoxes grecques ». Cette décision provocatrice du pseudo-gouvernement a également été qualifiée de « juste » le 7 juin par M. Burcu, représentant du leader chypriote turc, M. Akıncı.




Dernière mise à jour mercredi, 10 mai 2017