Jeudi, 19 Janvier 2017
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Moyen-Orient

La Grèce entretient depuis l’Antiquité des liens historiques et culturels avec tous les peuples du Moyen-Orient. Cette région fait partie du voisinage élargi de la Grèce et par conséquent figure parmi les priorités de la politique étrangère grecque.

La question palestinienne est, bien entendu, au cœur des efforts consentis en faveur de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du développement, des efforts auxquels la Grèce contribue tant au niveau bilatéral que régional ainsi que dans le cadre de l’UE.

La Grèce soutient de manière ferme et constante le droit inaliénable des Palestiniens à un foyer national à l’intérieur des frontières reconnues au niveau international ainsi que le droit inaliénable d’Israël de coexister dans un environnement de paix et de sécurité avec ses voisins. Les résolutions des Nations Unies et l’ordre juridique international fournissent le cadre approprié pour parvenir à une solution durable à la question palestinienne.

En valorisant ses relations étroites avec les peuples de la région, la Grèce s’emploie à contribuer de manière active aux efforts déployés en faveur de la consolidation de la paix dans la région. La contribution spéciale de la Grèce a été souvent axée sur la promotion des relations et des contacts au niveau de la société civile ainsi que sur la facilitation du dialogue élargi entre les parties impliquées (Dialogue d’Athènes). La Grèce avec Chypre ont récemment lancé une initiative visant à apaiser la crise humanitaire à Gaza.

Au niveau politique, la position immuable de la Grèce est que seule une solution convenue qui recueillera le consensus du peuple, pourra être définitive et durable. Dans ce cadre, la Grèce soutient et promeut au niveau bilatéral, européen et international, toute initiative qui pourrait contribuer au changement de la mentalité du jeu à somme nulle et du conflit et sa transformation en une nouvelle mentalité en faveur de la coexistence pacifique.

En dépit du fait que la question palestinienne est au cœur du conflit israélo-arabe, la dimension régionale doit être prise en compte. Les progrès réalisés en faveur de l’intermédiaire palestinien risquent d’être sapés si des progrès parallèles ne sont pas réalisés pour ce qui est des intermédiaires libanais et syrien. En outre, les développements dans la région élargie du Moyen-Orient influent, souvent de manière négative, sur le processus de paix et c’est pourquoi l’Initiative de paix arabe revêt une importance vitale car elle fournit le cadre régional nécessaire pour promouvoir la paix durable.

Sans aucun doute, un paramètre fondamental pour maintenir l’élan insufflé au processus de paix est la situation sur le terrain. Dans ce cadre, il est nécessaire d’éviter les actes unilatéraux qui pourraient influencer l’issue des négociations menées sur le statut définitif ce qui donnera lieu à des situations de facto.

Cela est également valable dans le cas des activités de colonisation israéliennes dans les territoires occupés palestiniens, une pratique qui n’est pas conforme au droit international. Dans ce cadre, la Grèce ne reconnaîtra pas les changements portant sur le statut territorial d’avant 1967, sauf si ceux-ci sont convenus entre les deux parties, une position qui a d’ailleurs été adoptée tant par l’UE que par le Quartet.

Dans le même temps, toutefois, les actions donnant lieu à un cercle de violence vicieux qui alimente le conflit doivent être évitées.

Il y a urgence à faire face à la lutte humanitaire à Gaza. Il est également important de préparer le terrain afin que les Palestiniens obtiennent progressivement la possibilité de mettre en place des structures organisées tant au niveau de l’économie qu’à celui des institutions en vue de procéder sans heurts à la création d’un Etat palestinien. Tel est justement l’objectif du plan du Premier ministre palestinien, M. Fayad, un plan dont l’application a été à ce jour un succès.

L’Union européenne joue un rôle de premier plan dans ce sens. Non seulement elle est le principal fournisseur d’aide économique et humanitaire aux Palestiniens mais, dans le même temps, elle peut considérablement contribuer à la mise en place des institutions et des infrastructures publiques tout en préparant le terrain en vue de la création d’un nouvel Etat palestinien.

Dernière mise à jour jeudi, 14 avril 2011