Athènes, le 2 février 2010
M. D. DROUTSAS: Je me suis entretenu avec la direction du ministère des Affaires étrangères des Etats-Unis, la Secrétaire d’Etat, Mme Clinton et le Sous-secrétaire d’Etat, M. Steinberg.
Cela a été une bonne occasion d’approfondir à nouveau nos relations avec les Etats-Unis, d’échanger des vues sur toutes les questions d’intérêt commun et les développements internationaux et de montrer de notre côté que la Grèce pouvait jouer un rôle dans ces développements, notamment dans notre voisinage direct. Nous avons un rôle à jouer dans les Balkans et à offrir notre contribution dans la région du Moyen-Orient et du monde arabe.
Telle est l’image que nous voulons à nouveau présenter à la communauté internationale. Celle d’un pays doté d’une présence, d’une voix et jouant un véritable rôle dans les évolutions internationales.
Cette rencontre a été une excellente occasion pour moi de réitérer les positions de la Grèce concernant les questions d’intérêt grec. Pour ce qui est du dossier chypriote, nous traversons de nouveau une étape importante. Au chapitre de nos relations avec la Turquie, notre effort visant à établir un nouveau rapprochement et une coopération avec la Turquie est bien connu. En ce qui concerne la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, la volonté de la Grèce de résoudre cette question est connue, tout comme la ligne nationale rouge.
S’agissant de toutes ces questions, il est important que les Etats-Unis connaissent nos positions. Il est important que nous les répétions, qu’ils connaissent notre approche, et ce, toujours dans le cadre de la coopération entre nos deux pays. Une coopération équitable entre deux alliés et partenaires ».
QUESTION: Avez-vous abordé la question de l’exemption des visas ?
M. D. DROUTSAS: Bien entendu, nous avons abordé cette question. La Grèce a, pour sa part, achevé toutes les préparations et s’est acquittée de toutes ses obligations relatives à cette question. La partie américaine nous l’a d’ailleurs confirmé, en soulignant que la Grèce était prête. Maintenant ce n’est qu’une question de procédures internes des Etats-Unis et de notre côté nous devons attendre.
QUESTION: En ce qui concerne la question chypriote, M. le ministre, M. Ban Ki-Moon a récemment effectué une visite. Sommes-nous satisfaits des développements et quel est notre message?
M. D. DROUTSAS: Toute initiative du Secrétaire général des Nations Unies en faveur du règlement du problème chypriote est importante et bienvenue. La présence du Secrétaire général à Chypre constitue bien entendu un pas très important. Nous espérons que cela contribuera au processus en cours et que la partie chypriote turque, M. Talat, comprendra dans quel sens aller pour résoudre la question chypriote.