Plan du site | Version texte | FAQs | Recherche |   Grec |  Anglais |  Français | 
Le bâtiment du ministère des Affaires étrangères

Emblème de la République hellénique


La Grèce en Europe
Le MinistèreActualitéPolitique étrangèrePolitique européenneDiplomatie économiqueLa Diaspora grecqueServicesHellenic AID
  

Déclarations du Premier ministre, M. Papandréou à l’issue de sa rencontre avec le Président des Etats-Unis, M. Obama (09.03.2010)

 

M. G. PAPANDREOU : J’ai informé le Président, M. Barack Obama de la situation économique de notre pays, de la détermination dont nous avons fait preuve en prenant des mesures difficiles, de la détermination du peuple grec, en vue d’inaugurer une nouvelle époque de développement durable dans notre pays. En outre, je l’ai informé  de notre volonté ferme d’apporter de grands changements institutionnels dans le domaine de l’économie, de l’administration publique, de l’éducation et de la santé, tout en entamant un parcours vers le développement vert afin que notre pays devienne compétitif et attrayant. Un pays qui dispose bien entendu de grandes capacités de développement, des capacités que nous soutenons et que nous préserverons.

En savoir plus...


   

Manifestation sur le thème « Francophonie et culture dans l’espace méditerranéen » (15.03.2010, Institut Français d’Athènes)

 

 

Lundi 15 mars à 19h30, l’Institut français d’Athènes en partenariat avec le ministère grec des Affaires étrangères organise une manifestation sur le thème « Francophonie et culture dans l’espace méditerranéen » (31, rue Sina, Auditorium de l’IFA) dans le cadre de la Semaine de la langue française et de la francophonie. L’entrée est libre.

 

(11/03/2010) Interview de M. Droutsas dans l’émission télévisée ANICHNEFSEIS de la chaîne de télévision ET3(10.03.10)

Athènes, le 11 mars 2010

 

 

 

M. SAVIDIS : Nous avons en ligne le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Droutsas qui se trouve actuellement à Washington. Bonjour, Monsieur le ministre.

 

 

M. DROUTSAS : Bonjour.

 

M. SAVIDIS : Au-delà des discussions engagées sur les questions économiques, d’autres questions ont-elles été abordées lors de l’entretien entre M. Papandréou et M. Obama ? Y a-t-il d’autres informations supplémentaires outre celles qui ont été rendues publiques par les medias en Grèce ou d’autres informations concernant la tournée européenne du Premier ministre ?

 

M. DROUTSAS: M. Savidis, je pense que nous avons des raisons d’êtres particulièrement satisfaits de la visite du Premier ministre à Washington mais aussi de sa tournée européenne. Je pense que les messages sont très clairs et très positifs.

 

Pour ce qui est de la lutte contre la situation économique difficile dans notre pays, notre pays a reçu un message de soutien clair. Tout le monde a reconnu que la Grèce, le gouvernement grec, le peuple grec déploient des efforts sérieux.

 

La Grèce a fait un travail de préparation systématique, a présenté des mesures sérieuses qui seront appliquées. Ainsi la Grèce a retrouvé sa crédibilité. Une crédibilité que notre pays avait perdue dernièrement. Et tel a été le premier enjeu pour nous. De regagner notre crédibilité. Et je pense que le peuple grec peut être fier de lui-même en dépit de la situation et des mesures difficiles. Les semaines, les mois à venir ne seront pas faciles. Mais l’important est que notre pays ait regagné la crédibilité et le prestige qu’il méritait sur la scène internationale.

 

 

M. SAVIDIS : Monsieur le ministre, c’est lorsque notre pays demandera de contracter un emprunt aux marchés internationaux qu’on verra si sa crédibilité a été rétablie, autrement dit, si le pays réussit à contracter un emprunt à des taux moins élevés.

 

Bien évidemment, cela dépend du niveau des marchés. Toutefois, on constate apparemment un changement d’attitude à l’égard de la Grèce au niveau des dirigeants politiques de l’Europe et des Etats-Unis par rapport à l’attitude adoptée initialement au début de la crise.

 

Ma question est la suivante : Est-ce que, au-delà de la discussion engagée sur la question économique, lors de l’entretien du Premier ministre avec M. Obama ont été soulevées des questions ayant trait à la politique étrangère, autrement dit ont été abordés les dossiers relatifs à Skopje, à la question chypriote et aux relations gréco-turques ?

 

 

M. DROUTSAS : Des questions relevant de la politique étrangère ont bien entendu été abordées tant lors de l’entretien avec M. Barack Oboma que lors de celui avec Mme Clinton.

 

Des questions d’intérêt particulier pour la Grèce ont été abordées telles que les évolutions relatives à la question chypriote, les relations gréco-turques, le rôle de la Grèce dans les Balkans et, bien entendu, la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine.

 

L’occasion nous a de nouveau été offerte de mettre les positions grecques au point, de présenter les positions claires de la Grèce sur toutes ces questions. Mais nous avons également eu l’opportunité de souligner qu’au-delà de ces dossiers, la Grèce est en train de regagner la place qu’elle mérite, notamment dans notre voisinage, le Moyen-Orient et les Balkans.

 

 

M. SAVIDIS : La partie américaine a-t-elle formulé une proposition précise concernant la question du nom de notre pays voisin ?

 

M. DROUTSAS: Il n’y a pas de proposition américaine. Il n’y a que la ligne nationale rouge que nous avons de nouveau présentée à nos interlocuteurs, à savoir une appellation avec détermination géographique pour tous les usages. Telle est la question dont nous sommes en train de discuter et que nous avons présentée.

 

M. P. SAVIDIS : La ligne rouge concerne, c'est-à-dire si Skopje accepte de discuter seulement de la question du nom et la dissocie [cette discussion] de la discussion sur la question de la langue et de l’identité, est-ce que la Grèce en discute ?

 

M. D. DROUTSAS : Ce dont la Grèce discute – et c’est aussi le mandat des Nations Unies qui est clair – c’est de parvenir à une appellation communément admise pour ce qui est de notre voisin.

 

M. P. SAVIDIS : Nous aurions l’occasion d’en reparler en studio M. le ministre, mais je voulais vous poser une autre question.

 

Il a été écrit, ou plutôt l’interprétation des déclarations du Premier ministre est que la question de la participation et de la présence renforcées de la Grèce en Afghanistan a été abordée. Est-ce vrai?

 

M. D. DROUTSAS : Merci M. Savidis de me donner l’occasion encore une fois de confirmer qu’une telle question ne s’est pas posée. Au contraire lors de notre entretien avec Mme Clinton et, M. Obama lui-même a remercié la Grèce pour sa contribution en Afghanistan et qui plus est dans une période financière difficile pour notre pays. Rien de plus ne nous a été demandé.

 

Les deux parties ont axé leur attention sur ce en quoi la partie grecque croit beaucoup, à savoir que l’heure est venue pour que l’Afghanistan, le peuple afghan prenne son avenir en main. Et la question de la formation non seulement des agents de sécurité, mais à tous les niveaux est une question que nous devrons examiner avec la plus grande attention. La Grèce devra voir ce qu’elle peut faire dans ce domaine.

 

 

M. P. SAVIDIS : Ma dernière question M. le ministre concerne le dossier chypriote. Nous nous souvenons pour ce qui est de l’affaire du plan Annan qu'avant que la délégation grecque rencontre les dirigeants américains à l'époque et que la question soit portée devant l’Organisation des Nations Unies, M. Erdogan avait alors rendu une visite au président américain.

 

Il y a peu, nous avons eu une visite de M. Erdogan aux Etats-Unis et ces jours M. Obama a vu le Premier ministre grec. Y a-t-il concernant le dossier chypriote quelque chose qui soit comme « une décision prise par l'axe Washington - Ankara et qui soit promu comme une solution au problème» ?

 

Et si vous voulez, en votre qualité de ministre adjoint des Affaires étrangères un commentaire car cette question nous contrarie et est d'actualité concernant la décision de la Cour européenne des droits de l’homme qui en fait reconnaît  les dites « autorités judiciaires » d’occupation.

 

 

M. D. DROUTSAS : Pour ce qui est de la question chypriote, il y a le processus mené sous l’égide des Nations Unies. Les efforts aussi consentis par le Président, M. Christofias dans le cadre des pourparlers avec le dirigeant Chypriote turc, M. Talat. Tel est le processus suivi actuellement, un processus que nous soutenons. Je voudrais encore une fois exprimer notre plein soutien au Président, M. Christofias.  Nous devons axer toute notre attention sur ce processus et non pas sur une action délibérée quelle qu’elle soit, d’après les allégations de certains.

 

 

Il n’y a que ce processus et nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour parvenir à la solution souhaitable, une solution sur la base des résolutions des Nations Unies. Et, ce que nous sommes en train de souligner à tous nos interlocuteurs est que nous voulons une solution européenne. Car il ne faut pas oublier que la République de Chypre est un Etat membre de l’Union européenne. Chypre continuera d’être un Etat membre de l’Union européenne après le règlement de la question. Par conséquent, Chypre doit pouvoir fonctionner de manière efficace au sein de l’Union européenne. Cela implique que la solution qui sera convenue respecte pleinement l’acquis communautaire, les règles de l’Union européenne, ce qui a été d’ailleurs l’un des messages transmis par le Premier ministre à M. Obama lors de la discussion engagée sur les développements relatifs à la question chypriote.

 

M. SAVIDIS : Nous vous remercions beaucoup monsieur le ministre pour cet entretien.

 

M. D. DROUTSAS : Merci également.

 

 



(11/03/2010) Interview du ministre adjoint, M. Droutsas dans l’émission « PROINI RADIOEFIMERIDA » diffusée par la station radio “NET 105,8”

Athènes, le 10 mars 2010



M. SIAFAKAS :
Nous avons en ligne M. Dimitris Droutsas, ministre adjoint des Affaires étrangères. Bonjour, Monsieur le ministre.

 

M. DROUTSAS : Bonjour.                        

 

M. SIAFAKAS : Nous vous remercions beaucoup pour votre patience.  Je sais que l’heure est tardive aux Etats-Unis. Première question, je serai bref : Que pensez-vous du résultat de la visite de M. Papandréou à la Maison Blanche et quel est à votre avis le résultat de l’ensemble des contacts qu’a eus M. Papandréou aux Etats-Unis?

 

M. DROUTSAS : Je pense que nous avons des raisons d’être particulièrement contents et satisfaits des rencontres qui ont eu lieu ici à Washington ainsi que des entretiens tenus aujourd’hui avec le Président, M. Obama et hier avec la Secrétaire d’Etat des Affaires étrangères, Mme Clinton. Je pense que nous avons reçu un message clair de soutien et de solidarité de la part des Etats-Unis pour ce qui est des efforts de la Grèce et du peuple grec pour lutter contre la crise économique que traverse notre pays.

 

L’important est, à mon avis,  que ce message est passé aussi aux marchés internationaux,  à savoir que la crédibilité a été rétablie en Grèce et que cette dernière est un pays crédible avec un gouvernement crédible qui a lutté contre cette crise en faisant preuve d'audace.

 

M. SIAFAKAS : Monsieur Droutsas, est-ce que M. Obama viendra à Athènes ? Y a-t-il une réponse à l’invitation que la Grèce lui a adressé ?

 

M. DROUTSAS : Comme il est normal, lors de son entretien aujourd’hui avec M. Obama, le Premier ministre grec, M. Papandréou a invité  le Président américain en Grèce. Je peux vous dire en toute sincérité que M. Obama a répondu très spontanément en éprouvant son immense désir de visiter notre pays, et ce,  dans le courant de son mandat.

 

De surcroît, il a dit qu’il voudrait prolonger sa visite dans notre pays d’un à deux jours afin de se rendre avec sa famille sur une des très belles îles de notre pays.

 

M. SIAFAKAS : Quels sont les résultats pratiques de cet effort consenti par le Premier ministre pour ce qui est de ce front qui est en train de se former contre la spéculation ? Quels sont les résultats pratiques émanant de ce voyage, de ces contacts pour la lutte contre la spéculation internationale ?

 

M. DROUTSAS: Pour ce qui est tout particulièrement de la question de la situation économique dans notre pays et de la lutte contre la spéculation, je vous demande d’envisager de manière combinée ces entretiens ici à Washington et ceux qu’a eus le Premier ministre à Luxembourg, à Berlin et à Paris. M. Papandréou a réussi à créer un front commun au sein de l’Union européenne et au sein de la zone euro –  et notamment avec les pays les plus importants de la zone euro, à savoir l’Allemagne, la France ainsi qu’avec le chef de la zone euro, le Premier ministre luxembourgeois, M. Juncker – une initiative commune entreprises par ces quatre pays contre la spéculation internationale.

 

Et il a présenté cette initiative au Président américain lors de leur entretien à Washington où il a été convenu que l’Union européenne et les Etats-Unis lanceraient une bataille commune contre la spéculation internationale, notamment dans le cadre du G-20 réunissant les 20 pays les plus riches du monde. Car non seulement l’Europe mais les Etats-Unis aussi sont confrontés à de gros problèmes liés à la spéculation.

 

M. SIAFAKAS : Qu’est-ce que vous avez dit concernant le G-20 ? La Grèce sera-t-elle invitée à participer au G-20 afin qu’elle développe ses arguments en vue d’adopter des mesures ou plutôt, en vue d’exercer une meilleure surveillance des marchés ?

 

M. DROUTSAS : Ecoutez, le G-20 étant un organe institutionnel, on ne peut pas parler à mon avis d’invitation adressée à la Grèce. Toutefois, je n’exclus rien. En ce moment, je ne peux savoir quelles seront les évolutions. Mais l’important est que la Grèce soit une partie essentielle de cette initiative dans le cadre de l’Union, de la zone euro.

 

Grâce à la Grèce et à l’intervention personnelle du Premier ministre, M. Papandréou, cette initiative a été rendue possible et sera entreprise en partenariat avec les Etats- Unis, le Président américain, M. Obama dans le cadre aussi du G-20.

 

M. SIAFAKAS : Monsieur le ministre, une question relative à l’initiative des Quatre : Attendez-vous de la part des Quatre une initiative commune, une action commune allant dans un sens précis ?

 

M. DROUTSAS : La première action commune est la lettre commune des Quatre qui sera adressée au Président de la Commission européenne, M. Barroso, autrement dit le Président de l’institution qui, étant compétente en la matière, peut entamer une action. Dans cette lettre aussi, un appel sera lancé à la Commission européenne afin que cette dernière élabore des propositions pratiques concernant la mise en place des moyens pour lutter contre le phénomène de la spéculation.

 

Il s’agit de la première action directe entreprise par les Quatre qui donnera par la suite lieu à une coopération avec la Commission européenne laquelle élaborera d’autres propositions précises.

 

M. SIAFAKAS : Monsieur Droutsas, une question sur le visa. M. Papandréou a qualifié la suppression des visas de vote de confiance en faveur de la Grèce. Ce vote concerne-t-il des questions de sécurité, d’économie ou en général l’image globale de notre pays ?

 

M. DROUTSAS : M. Papandréou a utilisé exactement la même formulation que M. Obama. Un vote de confiance en faveur de la Grèce, en faveur du gouvernement grec. Et, permettez-moi d’interpréter ce vote comme un vote de confiance en faveur de l’action globale du gouvernement grec, de la Grèce, du peuple grec ces derniers mois pour ce qui est de la façon courageuse dont le peuple grec lutte contre la crise économique.

 

Mais aussi, un vote de confiance en faveur de la façon dont le nouveau gouvernement grec dès le début de son mandat s’emploie à exercer une politique étrangère à travers des initiatives de sorte que la Grèce soit de nouveau présente sur la scène internationale, notamment dans notre voisinage, les Balkans, le Moyen-Orient. Et je peux même affirmer que nous avons déjà entrepris les premiers pas dans ce sens.

 

Cela est à mon avis reconnu par la communauté internationale toute entière. Et je pense que le vote de confiance accordé par le Président, M. Obama en faveur de la Grèce est d'une importance majeure.

 

M. SIAFAKAS : Brièvement, très brièvement, s’agissant de l’Afghanistan, qu’y a-t-il de nouveau concernant nos actions dans cette région ?

 

M. DROUTSAS : Je veux être clair pour éviter tout malentendu. La partie américaine, M. Obama a exprimé ses remerciements et son estime à l’égard de la Grèce pour la contribution de cette dernière jusqu’à ce jour en Afghanistan, vu notamment la situation financière difficile du pays.

 

M. SIAFAKAS : Est-ce que la partie américaine a fait preuve de compréhension ?

 

M. DROUTSAS : Elle n’a non seulement fait preuve de compréhension mais elle a aussi exprimé sa plein estime à l’égard de la Grèce ainsi que ses remerciements. Force est de souligner et d’ajouter que la conviction commune de la Grèce et des Etats-Unis est qu’au stade actuel le peuple afghan doit désormais forger lui-même le destin de son pays. Pour ce faire, la Grèce mettra l’accent sur la formation des Afghans à tous les niveaux et non seulement sur la formation des forces de sécurité, afin que l’Afghanistan puisse assurer sa reconstruction par ses propres moyens.

 

M. SIAFAKAS : Nous vous remercions beaucoup pour cet entretien Monsieur le ministre.

 

M. DROUTSAS : Merci également.



(11/03/2010) Interview accordée par le ministre adjoint des Affaires étrangères à la chaîne de télévision NET lors de l'émission « Proïni Eni

Athènes, le 10 mars 2010

 

  

MME R. BIZOGLI : Nous allons à Washington où se trouve notre correspondant, Nikos Meletis avec le ministre adjoint des Affaires étrangères, M. Dimitris Droutsas pour voir les résultats des contacts du Premier ministre. Bonjour depuis Athènes.

 

M. N. MELETIS : Bonjour.

 

M. D. DROUTSAS : Bonjour depuis Washington.

 

M. N. MELETIS : J’aimerais commencer par poser une question au ministre adjoint. Un premier bilan de la visite à Washington du Premier ministre qui s’achève demain.

 

M. D. DROUTSAS : Le bilan de la visite du Premier ministre à Washington ne peut être que positif, outre la question de l'exemption de visas, le programme d'exemption de visas auquel participe officiellement la Grèce et que le Président Obama a annoncé au Premier ministre grec lors de sa visite d’aujourd’hui. Je pense que cela est un résultat très positif.

 

Cela étant, nous avons eu une très bonne discussion portant sur les moyens de lutter contre la crise économique de la Grèce mis en œuvre par le gouvernement et le peuple grec, sur le soutien des Etats-Unis, un message clair de soutien à la Grèce.

 

Nous avons également abordé les questions relevant de la politique étrangère, les questions d’intérêt grec en particulier, comme les développements de la question chypriote, les relations Grèce-Turquie, le rôle de la Grèce dans les Balkans et la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine.

 

Permettez-moi de souligner que le message de la Grèce, le message du Premier ministre grec concernant les questions de politique étrangère était que la Grèce acquiert de nouveau une voix, un rôle dans les développements internationaux, notamment dans notre voisinage direct, les Balkans, au Moyen-Orient. Donc la Grèce est de nouveau un allié et un partenaire fiable.

 

MME R. BIZOGLI : Monsieur Droutsas, cette politique de soutien, comme vous l’avez dit, le vote de confiance que nous avons reçu de la part des Etats-Unis et dont a parlé hier le Premier ministre est-ce que la Grèce doit payer une contrepartie?

 

M. D. DROUTSAS : Souvent je l’entends dire, à savoir que quand on va quelque part, notamment aux Etats-Unis à Washington pour des rencontres la Grèce doit toujours avoir une certaine contrepartie à donner. Je pense qu’il est grand temps de clarifier ces mythes.

 

La Grèce a des positions claires et immuables sur toutes les questions la concernant; Elle a un rôle à jouer dans les développements internationaux. La Grèce n’a pas besoin de donner de contrepartie pour bénéficier du soutien dont elle mérite pour toutes les questions la concernant.

 

M. K. ARVANITIS : Nous aimerions poser des questions M. Droutsas et à ce stade nous aimerions dire aux téléspectateurs que nous avons avec nous, deux très bons confrères, M. G. Kyrtsos et M. G. Lakopoulos.

 

M. G. KYRTSOS : Quelle est notre position concernant l’Afghanistan. Est-ce que la présence militaire sera renforcée, irons-nous dans des régions dangereuses ? Car par exemple aux Pays-Bas le dossier afghan a fait chuter le gouvernement. Nous savons que les dirigeants américains veulent le soutien européen. Comment avez-vous géré cette question ?

 

M. D. DROUTSAS : Bonjour à vous également. J’aimerais être clair concernant la question de l’Afghanistan. Le Président Obama a exprimé son estime à l’égard de la Grèce et du gouvernement grec pour leur contribution à la question de l'Afghanistan, compte tenu de la situation financière difficile dans laquelle se trouve notre pays.

 

Permettez-moi de dire que la Grèce n’a rien demandé de plus. La contribution de la Grèce suscite des sentiments de satisfaction et selon l'appréciation commune nous devrons à l'avenir, pour ce qui est du dossier afghan, concentrer notre attention sur le point suivant : permettre au peuple afghan de prendre en main l'avenir de son pays.

 

Et nous pourrons y contribuer en apportant une bonne formation aux forces postées en Afghanistan, non seulement au niveau des forces de sécurité, mais à tous les niveaux. Et là, la Grèce peut jouer un rôle important.

 

M. K. ARVANITIS : Monsieur le ministre, me faisant l’avocat du diable, je pourrais dire que nos efforts concernant l’exemption de visas ont aboutis et nous attendons de voir ce qu'il en sera de nos grandes questions nationales. Un commentaire à ce sujet. Qu'avons-nous obtenu?

 

M. D. DROUTSAS : Le plein soutien des dirigeants américains.

 

M. K. ARVANITIS : Est-ce que cela a un coût ?

 

M. D. DROUTSAS : Nous avons eu une très bonne discussion concernant l’approche de la Grèce et du gouvernement grec pour ce qui est des questions de politique étrangère.

 

Dès le début de son mandat, le gouvernement grec exerce de nouveau une politique étrangère axée sur les initiatives, notamment pour ce qui est de notre voisinage direct et cela a fortement été apprécié. Et je me réfère ici tout particulièrement à la question des Balkans et à la proposition, l’initiative de la Grèce, l’Agenda 2014 pour la perspective européenne d’adhésion des pays des Balkans occidentaux.

 

Tout comme a été appréciée la politique qu'entend exercer le gouvernement grec vis-à-vis de la Turquie, ce nouvel effort de coopération avec la Turquie. C'est ce que nous nous efforcerons de faire dans un avenir proche.

 

M. N. MELETIS : Monsieur Droutsas, j’aimerais vous poser la question suivante : la partie américaine, non seulement hier avec Mme Clinton, mais aussi les mois et les semaines précédentes, s'intéresse particulièrement au rapprochement euro-atlantique et à l'intégration des pays des Balkans occidentaux, y compris Skopje. Un obstacle notable à ce parcours est la question du nom. Est-ce que cela ne créé par pour la Grèce une pression supplémentaire de parvenir à une solution à la question du nom, qui plus est lorsque nous savons que le mois de novembre est une date butoir et le sommet de l’OTAN ? Avez-vous ressenti cette pression ici aux Etats-Unis pour la question du nom ?

 

M. D. DROUTSAS : Je serais catégorique. Nous n'avons ressenti aucune pression dans ce sens, que ce soit hier lors de ma rencontre avec Mme Clinton ou encore aujourd'hui avec M. Obama. Et permettez-moi d’expliquer pourquoi il n’est pas question de pression.

 

La Grèce, le gouvernement grec ont dès le début dit qu'ils souhaitaient la résolution de cette question. Nous avons devant nous la perspective européenne de tous les pays des Balkans occidentaux et de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine. Une des conditions toutefois est la résolution de la question du nom. Cela est clair et nous savons sur qui la pression est réellement exercée. Les positions de la Grèce concernant cette question sont claires et connues aux Etats-Unis. C’est ce que nous avons appelé la ligne nationale rouge, une appellation avec détermination géographique et pour tous les usages. Cela est bien compris et je pense que les Etats-Unis aideront dans ce sens.

 

M. G. LAKOPOULOS : Monsieur Droutsas, vous avez dit que le climat est meilleur. Nous avons dit que la Grèce et la politique étrangère grecque jouissaient de la confiance et du soutien de Washington. N'est-ce pas, et si je comprends bien vous avez annoncé quelques initiatives du Premier ministre concernant les questions de politique étrangère à la suite de ce climat positif.

 

Mais dans ce jeu nous ne sommes pas les seuls, il y a l’autre partie, il y a Skopje, il y a la partie turque et il y a aussi les difficultés dans le dossier chypriote. Vous avez dit qu’aucune pression n’avait été exercée sur la Grèce, je pense qu’il en va de même pour les autres. Par conséquent, qu’est-ce qui permettra de faire évoluer les choses vers une solution, que ce soit dans l’une ou l'autre question ?

 

M. D. DROUTSAS : Je pense que la mobilité dont a fait preuve le gouvernement grec ces derniers mois a été déterminante. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, grâce à la politique que nous exerçons, nous prenons de nouveau les rênes, nous montrons la direction à prendre et les autres doivent suivre.

 

M. G. LAKOPOULOS : Cela est positif, mais je pense que les positions du gouvernement de Skopje concernant la question du nom ne semblent pas changer, les avions turcs continueront de voler au dessus de Skyros, quant au chapitre chypriote nous avons les positions données d'Ankara. Comment les choses vont-elles évoluer? C'est ce que j'essaie de comprendre.

 

M. D. DROUTSAS : Ecoutez, énumérer les questions existantes n’est pas vraiment d’une aide précieuse. C’est la raison pour laquelle nous montrons cette mobilité, nous prenons les initiatives, pour pouvoir résoudre toutes les questions que vous avez énumérées.

 

Concernant la question du nom de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, nous pris de nouveau les rênes, nous montrons la direction à suivre. Je pense que la pression est maintenant de l’autre côté. Nous voulons trouver la solution à laquelle nous aspirons de manière constructive et dans un esprit d’ouverture.

 

En ce qui concerne les questions que vous avez soulevées avec la Turquie, c’est exactement dans ce sens que nous entendons aller avec notre politique. Nous voulons la coopération avec la Turquie. La politique que nous avons exercée pendant la période 1999-2004 est un précédent positif pour nous. Ce sont nos expériences, c'est notre guide si vous voulez. Et à travers cette politique nous espérons que la Turquie aura un esprit constructif afin que nous pourrons établir une relation d’amitié constructive.

 

M. G. LAKOPOULOS : J’aimerais avoir une information si vous le voulez bien. Le Premier ministre a invité le président américain en Grèce, y a-t-il du nouveau sur ce front ?

 

M. D. DROUTSAS : Le Premier ministre grec a adressé une invitation au Président américain, cela va de soi.

 

Et je vais vous dire en toute honnêteté quelle a été sa réaction, la réaction spontanée de M. Obama qui a révélé qu'il était navré de ne pas avoir visité la Grèce jusqu'à présent, de ne pas avoir eu l'occasion de le faire et son intention est de saisir la première occasion pendant son mandat pour venir dans notre pays. Et si possible, qu’il profite de sa visite pour se rendre dans une de nos belles îles.

 

M. G. LAKOPOULOS : Est-ce que cette visite pourrait voir lieu maintenant, dans le courant de l’année 2010 ?

 

M. D. DROUTSAS : Vous ne devez pas faire une mauvaise interprétation de mes propos. Il s’est lui-même référé à son mandat présidentiel, mais je pense qu'il ne serait pas sérieux de notre part de dire des choses que nous ne connaissons pas à l'heure actuelle.

 

M. N. MELETIS : Le mandat présidentiel dure cinq ans.

 

M. G. LAKOPOULOS : Je pense que ce que vous nous avez dit est suffisant.

 

MME R. BIZOGLI : Monsieur Droutsas, j’ai une autre question : que devons-nous attendre du prochain sommet du G20?

 

M. D. DROUTSAS : Cela a été l'une des questions importantes qui ont fait l'objet de la discussion entre le Premier ministre grec et M. Obama.

 

Comme vous le savez, après la visite de M. Papandréou à Berlin et sa rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel et après sa visite à Paris et sa rencontre avec le Président de la République, M. Sarkozy, ils ont communiqué leur volonté commune, ainsi que M. Juncker, président de l'Eurogroupe, de lutter contre la spéculation des marchés internationaux.

 

Cette question préoccupe les Etats-Unis, le Président américain et il a été dit que les Etats-Unis et l'Union européenne s'efforceront de concert dans le cadre du G20 de trouver les moyens appropriés pour lutter contre cette spéculation.

 

Je pense que c’est une initiative très importante, un succès - oserais-je dire - du Premier ministre grec et de la Grèce qui a engagé cette initiative avec nos partenaires de l'Union européenne et il y aura une coopération avec les Etats-Unis.

 

M. G. DRAKOPOULOS : Monsieur le ministre, s’agissant de cette question, ces derniers jours on entend parler – le Premier ministre a également évoqué cette question – de cette initiative prise par le Premier ministre lui-même, Mme Merkel, M. Sarkozy et M. Juncker. Toutefois, nous ne savons rien de précis sur cette initiative. Que signifie exactement une initiative contre les spéculateurs ? Allons-nous créer un fonds, convoquer une conférence ?

 

M. D. DROUTSAS : Je vous prie de faire preuve de patience. Dans les jours à venir vous aurez tous les détails sur cette initiative.

 

La seule chose que je puisse vous dire est qu’au premier stade les quatre dirigeants, Mme Merkel, M. Sarkozy, M. Juncker et le premier ministre grec, M. Papandréou adresseront une lettre au Président de la Commission européenne, M. Barroso.

 

Comme vous le savez, la Commission européenne en tant qu’institution compétente en la matière, élaborera les propositions appropriées et examinera la mise en place des dispositifs appropriés ce qui conduira à l’adoption des mesures précises par l’Union européenne en vue de lutter contre la spéculation internationale.

 

M. K. ARVANITIS : Monsieur le ministre, que demandez-vous de la communauté grecque de l’étranger – puisque les Grecs de l’étranger regardent aussi notre émission – en l’état actuel des choses ?

 

M. D. DROUTSAS : Tout d’abord, je voudrais remercier la communauté grecque aux Etats-Unis qui nous a  accueillis très chaleureusement et dès les premiers instants nous a assuré de son plein soutien, ce qui est très important.

 

En outre,  nous venons d’assister à un dîner avec des membres de la communauté grecque lesquels nous ont assuré de leur plein soutien. Nous avons eu une discussion importante et très constructive lors de laquelle de très bonnes propositions ont été formulées à l’intention du Premier ministre concernant la façon dont nous pourrons ensemble lutter contre la crise financière en Grèce. Des idées et des initiatives qui nous permettront d’attirer des investissements en Grèce ce qui contribuera au développement ultérieur de l’économie grecque. Je voudrais encore une fois remercier la communauté grecque.

 

M. G. LAKOPOULOS : Une dernière question : hormis les investissements auxquels vous vous êtes référés, est-ce que lors de ce dîner une discussion a été engagée sur l’initiative de M. Petsalnikos, une initiative qui a été désormais placée sous l’égide du Président de la République, concernant une aide financière versée au fonds de solidarité par les hommes d’affaires ou des Grecs de l’étranger ?

 

M. D. DROUTSAS : Le Premier ministre a eu l’occasion d’informer la communauté grecque de cette initiative et nous verrons maintenant comment on pourra appliquer en pratique certaines de propositions abordées.

 

M. N. MELETIS : Pour la petite histoire, ce dîner a été appelé « le dîner des quelque 80 milliards de dollars », car c’est à cette somme qu’est estimée la fortune des Grecs de l’étranger qui ont assisté à ce dîner.

 

Mme BIZOGLIS : Bon. Je vous remercie tous les deux. Bonne journée.

 

M. N. MELETIS : Nous devons remercier le ministre car il est minuit ici.

 

M. K. ARVANITIS : Bien sûr, nous vous remercions beaucoup monsieur le ministre et toi Nikos.

 

M. D. DROUTSAS : Merci également.

 

 



(10/03/2010) Communiqué du ministère des Affaires étrangères concernant la rencontre des Agents de la Grèce et de l’ex-République yougoslave

Athènes, le 9 mars 2010

 

 

Une rencontre a eu lieu aujourd’hui à la Cour internationale de justice de la Haye entre les Agents de la Grèce et de l’ex-République yougoslave de Macédoine et le Président de la CIJ, M. Hisashi Owada. Les entretiens ont porté sur la requête déposée par l' ex- République yougoslave de Macédoine devant le tribunal à l’encontre de la Grèce au sujet d’une violation prétendue de notre part de l’article 11 de l’Accord intérimaire de 1995.

 

L’objectif de cette rencontre de caractère procédural était de déterminer la suite de l’affaire après le dépôt d’un mémoire de la part de l’ex-République yougoslave de Macédoine le 20 juillet 2009 et d’un contre-mémoire de la part de la Grèce le 19 janvier 2010.

 

Une ordonnance sera prochainement rendue par la Cour et sera disponible sur son site internet.

 

A la rencontre ont assisté les Agents de la Grèce dans cette affaire, l’ambassadeur M. Georges Savvaides et le Conseiller juridique et Chef de la section de droit international du ministère des Affaires étrangères, Mme Maria Telalian.



(09/03/2010) Entretien entre le Premier ministre, M. Papandréou et le Président français, M. Sarkozy – Conférence de presse conjointe (07.03.

 

Athènes, le 8 mars 2010

 

M. N. SARKOZY : Nous venons d'avoir avec le Premier ministre grec une discussion très approfondie et très positive. J'avais eu aujourd'hui même une longue conversation téléphonique avec la Chancelière Merkel. Je veux saluer le courage de Monsieur Papandréou. C'est un homme courageux qui a pris avec détermination les mesures qui s'imposent pour permettre l'assainissement des finances publiques grecques, comme il s'y était engagé le 11 février.

La Grèce agit avec résolution et détermination, en conséquence de quoi la Grèce peut compter sur le plein soutien de la France. La France est aux côtés de la Grèce de la façon la plus résolue.

Le 11 février, au Conseil européen, nous avions dit deux choses. Premièrement que la Grèce devait tout faire pour tenir l'objectif ambitieux de réduire son déficit budgétaire de 4% en 2010, y compris en prenant des mesures supplémentaires. C'est ce que la Grèce a fait. La Grèce a fait ce que l'Europe lui a demandé. Et nous avions dit une deuxième chose, que les Etats membres de la zone euro prendraient des mesures déterminées et coordonnées si cela s'avérait nécessaire.

Le gouvernement grec a donc pris les mesures qu'on attendait de lui. Les Etats de la zone euro doivent désormais être prêts à prendre les leurs. La France, en étroite liaison avec ses partenaires fera donc le nécessaire.

Aujourd'hui, la Grèce n'a pas besoin d'un financement spécifique, Monsieur Papandréou nous l'a confirmé. La Grèce a montré qu'elle était capable de retrouver sa crédibilité par ses seuls efforts. Mais je veux être très clair, si cela était nécessaire, les Etats de la zone euro rempliraient leurs engagements. Il ne peut y avoir aucun doute à cet égard.

L'euro est notre monnaie. L'euro implique la solidarité. Il ne peut pas y avoir de doute sur l'expression de cette solidarité.

Je voudrais d’ailleurs dire que dans cette affaire c’est bien sûr l’avenir de la Grèce qui est en cause, mais c’est aussi celui de l’Europe qui se joue. Les européens ont construit ensemble  la monnaie unique. Tous les Etats qui partagent cette monnaie doivent être solidaires. C’est un engagement politique, c’est une obligation morale, mais c’est également une réalité économique.

J’attire d’ailleurs votre attention sur le fait que la Grèce, l’Allemagne et la France, nous prendrons une initiative concertée pour lutter contre la spéculation. La France est donc déterminée à  tout faire pour que la Grèce et l’Europe sortent de cette crise, plus fortes et plus unies.

 

Le 11 février, nous avons décidé de nous donner les moyens en faisant du Conseil européen le gouvernement économique de l’Europe. Les engagements que nous avons pris seront donc tenus et je remercie Christine Lagarde et Bernard Kouchner d’avoir participé au même titre que le Premier ministre grec à cette discussion.

 

M. G. Papandréou : Monsieur le Président, mon cher Nicolas, je voudrais tout d’abord te remercier chaleureusement  pour cet engagement  personnel et extrêmement important pour la Grèce, un engagement et un soutien que tu montré tout de suite.

 

Je reconnais en toi un ami solide qui exprime bien évidemment l’amitié entre nos deux peuples mais aussi l’intérêt stratégique de ce lien.

 

Comme tu l’as déjà affirmé, nous avons parlé de la crise économique qui bien évidemment n’a pas comme objet unique l’économie grecque mais également l’euro, le noyau dur de l’Union européenne. Cette question tient également au fonctionnement des marchés internationaux.

 

Aujourd’hui, j’ai eu l’occasion de présenter à M. Sarkozy les mesures qui ont été adoptées par notre pays pour faire face à la crise économique. Et j’ai également souligné que nous avons une volonté politique ferme de redresser et de restructurer notre économie et de faire de la Grèce un pays attrayant pour les investissements et le développement par le biais de la justice et de la cohésion sociales nécessaires.

 

Merci beaucoup Nicolas, merci beaucoup que vous-mêmes et la France reconnaissez les efforts énormes du peuple grec. Et je sais que non seulement vous mais aussi le peuple grec tout entier est solidaire avec nous. Et je voudrais remercier le peuple français pour sa solidarité.

 

La France également soutient l’euro et ceci d’une façon tangible et systématique. C’est ce que nous voulons également, à savoir soutenir l’euro. C’est pour cela que nous avons voulu faire preuve de notre détermination et de notre capacité à prendre les mesures qui bien que dures, peuvent contribuer à la stabilisation tout d’abord de l’économie grecque mais aussi à la stabilisation de la zone euro.

 

Notre gouvernement est au pouvoir depuis tout juste quelques mois et le mandat qui m’a été confié lorsque j’ai assumé mes fonctions, était d’apporter des changements dans mon pays, la Grèce. Notre mandat était de construire une Grèce différente, une nouvelle Grèce et de décider de notre propre destin. Pour ce faire, notre premier pas a été de sortir de la crise, de prendre les premières mesures difficiles et de poursuivre avec le peuple grec les efforts laborieux en vue de redresser notre économie et de restaurer le prestige et la crédibilité de notre pays au niveau international et européen.

Tel est notre devoir tout d’abord vis-à-vis de l’avenir de la Grèce et par la suite vis-à-vis de nos partenaires au sein de l’Europe. C’est pourquoi les attaques spéculatives quelles qu’elles soient, actuelles ou futures, à l’encontre de notre pays ne seront pas une question grecque mais plutôt une question européenne. Ces attaques concernent l’Europe, la zone euro et l’euro lui-même.

Et, j’espère que cette crise qui a touché mon pays, la Grèce, sera l’occasion de renforcer l’unité de l’Europe, de renforcer l’Europe et la zone euro qui sera dotée d’une gouvernance économique puissante, comme vous l’avez dit Monsieur le Président, mon cher Nicolas. Nous avons tout d’abord besoin de détermination pour faire face à toute attaque spéculative contre la Grèce.

 

Et je pense qu’aujourd’hui nous avons pris une décision très importante sur une action commune contre la spéculation avec le Président, M. Sarkozy, la Chancelière Mme Merkel et le Président de l’Eurogroupe, M. Jean Claude Juncker. Il s’agit d’une initiative qui sera bientôt entreprise.

 

Je pense qu’il est inutile d’aborder d’autres questions. Les relations entre nos deux pays sont excellentes et comme je l’ai souligné lors de ma visite précédente ici, il existe un bon nombre de domaines de coopération bilatérale dans le cadre de l’Union méditerranéenne, une initiative du président Sarkozy, mais également dans les Balkans, le Moyen-Orient, que nous avons également évoqué.

 

Monsieur Nicolas nous t’attendons en Grèce. Et je te remercie encore une fois.

 

JOURNALISTE : Question double : Monsieur Papandréou est-ce que vous continuez à exclure totalement le Fonds monétaire international. Monsieur Sarkozy, est-ce que vous pouvez garantir qu’en aucun cas les pays européens ne laisseront la Grèce faire appel au FMI ?

 

M. N. SARKOZY : Ecoutez, je prends mes responsabilités. Nous avons créé l’euro, une monnaie unique. Un progrès considérable qui nous a permis, entre autres, de traverser la crise financière sans avoir à gérer des problèmes de dévaluation entre nos pays.

 

Cette solidarité de la monnaie, ce marché commun économique et cette solidarité de la monnaie se fondent sur une solidarité, un pays membre de la zone euro doit d’abord compter sur les autres pays de la zone euro. Sinon, à quoi sert d’avoir une monnaie unique ? 

 

Lorsque j’exerçais la présidence de l’Union européenne, j’ai eu à négocier avec le FMI 25 milliards de dollars d’aide pour la Hongrie, membre de l’Union européenne, mais pas membre de l’euro. La logique, c’est donc un pays membre de l’euro attaqué comme c’est le cas aujourd’hui de la Grèce, par la spéculation doit d’abord compter sur la solidarité des autres pays de la zone euro. Ou alors, pourquoi avons-nous fait une monnaie unique ?

 

Donc, ma position est très claire, je l’ai dit à Georges Papandréou et le dit à chacun autour de la table de l’Europe : c’est la zone euro qui doit se porter aux côtés d’un de ses membre attaqué par la spéculation. Aujourd’hui, la Grèce, demain ça peut être autre chose.

 

Et si à la première crise on n’agit pas comme ça, quel message envoyons-nous? Je voudrais d’ailleurs dire que ma position, me semble-t-il, est partagée par le Président de la Banque centrale européenne, M. Trichet, avec qui j’en ai parlé à de nombreuses reprises, qu’elle est partagée par le Président de la Commission européenne, que je crois pouvoir dire, même si je ne suis pas son porte-parole, qu’elle est partagée par le Président stable du Conseil européen, M. Van Rompuy, la Belgique étant également membre de la zone euro.

 

Que le FMI nous aide techniquement, peut-on en discuter, mais l’appartenance à l’euro, en tout cas mois je me battrais pour défendre l’euro et la solidarité à l’intérieur de la zone euro est la signification de cette monnaie unique. C’est pas du tout une question de défiance vis-à-vis de qui que ce soit, certainement pas des Etats-Unis, dont vous connaissez mon attachement – certainement pas du FMI avec qui nous travaillons très bien. C’est une question de logique, de cohérence.

 

On peut imaginer tout un tas de formules différentes. Mais c’est d’abord la logique et la cohérence de la zone euro. Et c’est pour ça que la France est aux côtés de la Grèce. Et, non seulement parce que la Grèce est membre de la zone euro mais parce que nous avons une monnaie en commun.

 

Et que les spéculateurs doivent savoir que la solidarité ça veut dire quelque chose et quand il y a un problème, on est là. C’est ça l’Europe. Je me suis battu toute ma vie pour une Europe politique qui compte, un gouvernement économique de l’Europe, pour une monnaie unique. Ça a des conséquences.

 

Je le dis d’ailleurs, plus tôt qu’on dit ça, plus fermement qu’on dit ça, plus rapidement sera réglé le problème. Je crois avoir été sans ambigüité. En tout cas, c’est mon point de vue.

 

M. G. Papandréou : En essayant de faire face à notre problème économique, notre pays a pris des mesures. Des mesures même plus importantes et supplémentaires par rapport à celles que les spécialistes de la Commission, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international nous avaient préconisées.

 

Notre premier objectif est de pouvoir avancer sans difficultés, car nous avons adopté ces mesures. Nous voulons donc pouvoir emprunter comme tout autre pays de la zone euro avec un taux qui est similaire, peut-être pas identique, mais similaire et comparable aux autres pays de la zone euro.

 

Mais, bien évidement, nous connaissons les marchés internationaux, si la spéculation continue et si nous nous trouvons dans une position difficile, même si ces mesures ont été adoptées, nous aurons besoin de cette solidarité. Bien évidement, le FMI existe et le FMI contribue dans ce genre de situation, si un pays se trouve dans une situation où il a des difficultés à emprunter. Très souvent, ce n’est pas le FMI qui prête mais le FMI joue un rôle dissuasif. Bien évidement aujourd’hui en Europe nous n’avons pas l’équivalent du FMI. Si un fonds est crée en Europe, de telles situations pourraient être envisagées.  

 

Mais aujourd’hui, ce fonds n’existe pas. Et, nous, nous voulons une solution européenne. Nous ne voulons pas choisir le FMI. La solution européenne, jusqu’à hier ou avant-hier, restait très théorique. Après les différentes rencontres que j’ai eues cette semaine, également après cette dernière rencontre avec Nicolas, j’ai entendu, vous l’avez entendu également, que la volonté politique existe et non seulement de la part du Président Sarkozy. Des solutions donc existent pour éventuellement faire face à un problème, si notre pays venait à emprunter. C’est pourquoi je voulais ici revenir sur cette expression de volonté politique et le remercier particulièrement.

 

JOURNALISTE : J’adresse ma question aux deux présidents. Monsieur le Président, la crise économique, le problème économique, n’est que le bout de l’iceberg. Je crois que d’autres pays du Sud de l’Europe ont des problèmes similaires. Mais aujourd’hui ils empruntent à des taux moins élevés que la Grèce. Vous avez tous les deux dit aujourd’hui que les moyens dont disposent l’Europe ne protègent pas aujourd’hui les économies européennes. Donc le gouvernement économique que vous proposez et cette initiative commune contre la spéculation pourrait-elle soutenir et protéger les économies européennes contre ces attaques spéculatives ? Merci.

 

 

M. G. Papandréou : Je crois que vous avez évoqué trois choses différentes. Premièrement comment faire face immédiatement et tout de suite au problème de l’économie grecque. Nous avons pris des mesures, nous voulons montrer notre crédibilité et notre détermination et ceci est démontré également par le peuple grec. Ces mesures sont difficiles mais la détermination est là.

 

Dans ce domaine, nous voulons croire que les choses vont évoluer de façon positive sur les marchés. Si ceci n’est pas le cas nous aurons peut-être besoin de solidarité et dans ce cas quelque chose doit être fait pour justement résoudre le problème grec qui ne sera plus un problème grec mais européen.

 

Deuxièmement, nous voulons voir comment nous allons faire face aux attaques spéculatives, mais également à ce que l’on appelle les CDS. Donc ne pas attendre qu’un de vos voisins soit dans la catastrophe pour gagner de l’argent. Nous devons trouver les moyens pour faire face à ce genre de situation, avec une présence plus marquée de l’Europe dans cet effort visant à réglementer le système économique, non seulement en Europe, mais sur le plan mondial.

 

Et le troisième sujet que vous avez évoqué est est-ce qu’il y aurait un outil européen ou un fonds monétaire européen qui pourrait faire face à ce genre de situation. Mais ceci ne peut pas être envisagé à court terme car ceci impliquerait un changement de traité.

 

  

N. SARKOZY: Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la spéculation qui se joue contre la Grèce pour faire monter artificiellement le loyer de l’argent dont la Grèce a besoin, ce problème pourrait arriver dans de nombreux pays si nous n’imaginons pas une réponse collective.

 

Il existe des moyens concrets, précis, sur lesquels nous n’avons pas à communiquer ce soir, certainement pas, mais qui permettront de démontrer le moment venu que la Grèce n’est pas simplement soutenue politiquement, mais qu’elle est soutenue dans tous les aspects de ces demandes éventuelles. Et Christine Lagarde en accord avec ses collègues de la zone euro, de l’Europe, en accord avec le Président de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne, est entrain de travailler sur un certain nombre de mesures précises.

 

Si la Grèce a besoin, nous serons là et ce que je veux dire aux Français c’est que cette monnaie commune, cette monnaie unique qui est la nôtre, dans cet espace économique commun, c’est de notre intérêt à tous d’y ramener de la stabilité, ce n’est pas simplement l’intérêt de nos amis grecs. La solidarité ça a un sens. Ça veut dire que quand les autres ont un problème, ce problème peut arriver chez d’autres encore.   

 

C’est le rôle de la France de dire cela et de prévoir cela. Nous travaillons avec nos amis grecs, nous ne travaillons pas qu’avec eux, nous travaillons avec la Banque centrale européenne et avec d’autres pays en Europe pour établir ces réponses. C’est très simple à comprendre. La Grèce aujourd’hui quand elle lève de l’argent, elle lève à 6,5%, d’autres pays comme la France ou l’Allemagne soulèvent l’argent à 3%. D’où notre intérêt de ramener les choses calmement et ne pas laisser la dérégulation et la spéculation ajouter une crise financière à une crise économique qui a déjà été créée par des comportements insensés d’un certain nombre d’autres banques de l’autre côté de l’Atlantique.

 

L’Europe a besoin de stabilité et de solidarité pour qu’on retrouve la croissance, pour qu’on créé des emplois et pour qu’on revienne à une économie qui permettra un avenir meilleur à l’ensemble des Européens. 

 

Tout ceci est très concret, très précis, et nous travaillons d’arrache-pied sur l’ensemble de ces questions.

 

JOURNALISTE : Dans l’hypothèse où un pas supplémentaire pour aider la Grèce serait nécessaire, est-ce que la garantie de la dette grecque par les autres membres de la zone euro serait une hypothèse privilégiée. Je crois que le premier ministre belge, M. Leterme, s’est même prononcé pour la création d’une agence européenne de la dette. Est-ce que cela vous semblerait une bonne idée et concrètement pour lutter contre la spéculation ce sont des réglementations supplémentaires, des taxes, comment est-ce qu’on s’y prend ?

 

M. N. SARKOZY : Nous ne souhaitons pas rentrer dans le détail de toutes ces mesures que nous sommes entrain de préparer. Vous comprenez bien, et vous avez l’expérience vous-même êtes journaliste, que face à des mouvements spéculatifs, nous n’avons aucun intérêt à expliquer ce que nous ferons « au cas où ».

 

Ce que vous devez comprendre, c’est que nous avons des mesures, que nous sommes prêts et que nous sommes déterminés. C’est ça le message que nous souhaitons faire passer. 

 

Je voudrais d’ailleurs dire une autre chose. J’ai veillé également à maintenir un contact très précis comme le Premier ministre Papandréou avec Mme Merkel, qui a elle-même ses propres problèmes juridiques. Je sais ce que M. Papandréou lui a dit, je sais ce qu’elle lui a répondu. M. Papandréou sait ce que nous avons dit Mme Merkel et moi pendant notre très longue conversation téléphonique. Car il est très important de maintenir la confiance entre nous et que chacun sache minute par minute où nous en sommes. Parce que c’est très important, en tenant compte bien sûr des différences de chaque pays.

 

Mme Merkel est totalement solidaire des décisions qui ont été prises le 11 février où elle a annoncé sa solidarité, elle l’a d’ailleurs répétée avec le Premier ministre grec. Et si cela s’avérait nécessaire, elle l’a dit elle-même sa disponibilité à faire davantage.

                           

Il faut donc bien que vous compreniez que face à cette situation difficile, les principaux acteurs sur la scène européenne, nous sommes décidés à faire ce qu’il faut pour que la Grèce ne soit pas isolée. Le message doit être compris. Cela est extrêmement important.

 

M. G. PAPANDREOU : Je voudrais rajouter et là je m’adresse au peuple français. Nous ne demandons pas un prêt aux autres pays, c’est également la façon dont l’a exprimé M. Sarkozy. Ce que nous demandons c’est de pouvoir emprunter à des taux similaires aux autres pays de la zone euro.

 

Vous comprendrez bien évidemment que, par exemple, nous sommes entrain d’emprunter la somme de 5 milliards en payant 750 millions supplémentaires par rapport à un prêt équivalent de l’Allemagne. Ce n’est pas viable pour notre économie. Nous ne pouvons pas être compétitifs.

 

C’est pour cela que nous avons adopté des mesures et si nécessaire nous demanderons de pouvoir nous aussi lever des fonds empruntés aux mêmes conditions. Nous demandons des règles communes et un traitement équitable.

 

JOURNALISTE : Je voudrais poser une question à M. Sarkozy et une autre à M. Papandréou :

 

Vous aviez dit devant Mme Merkel que tous les pays ont les mêmes droits, mais pas les mêmes devoirs. Est-ce que vous pensez qu’aujourd’hui deux grands pays comme la France et l’Allemagne font face à leurs obligations et ne laissent pas aujourd’hui la Grèce seule et isolée.

 

J’ai entendu de la part de certains que la Grèce pourrait éventuellement vendre certaines îles pour arriver à faire face à sa dette. Est-ce que vous, la France, pourriez vendre une région à l’Allemagne, l’Alsace par exemple, pour faire face à vos dettes ?

 

Et ma question à M. Papandréou. Après votre rencontre avec Mme Merkel, pensez-vous que d’autres mesures seraient nécessaires en Grèce ?

 

M. G. PAPANDREOU : Je voudrais répondre que les mesures que nous avons adoptées sont des mesures supplémentaires par rapport à ce qui nous a été demandé. Nous savons que la situation est difficile. Il s’agit de mesures extraordinaires pour une situation extraordinaire.

 

Et ce n’est pas agréable pour un Premier ministre de prendre des mesures difficiles pour les citoyens de mon pays. Mais je tiens à démontrer la détermination du peuple grec qui a été plusieurs fois critiquée, notre crédibilité, notre volonté de faire face de façon courageuse à cette crise a été plusieurs fois critiquée. Nous voulons aujourd’hui ouvrir une nouvelle voie.

 

Nous n’allons pas bien évidemment nous en tenir à ces mesures extraordinaires. Nous espérons l’arrivée de la croissance, il y aura des réformes courageuses pour notre système fiscal, éducatif et de la santé pour avoir une économie et une société justes.

 

Nous allons donc passer à la prochaine étape de nos objectifs et à la réalisation de ces objectifs.

 

M. N. SARKOZY: Trois brèves remarques. La première, c’est que les efforts importants qui sont demandés par le gouvernement grec au peuple grec ne sont pas faits pour rémunérer la spéculation. Et je comprends parfaitement la position du Premier ministre Papandréou.

 

Ces efforts sont faits pour la Grèce revienne dans les exigences qui s’imposent à chacun d’entre nous du Pacte de Stabilité du fait de notre monnaie commune, unique. Et donc ce qu’a expliqué Georges est parfaitement judicieux. A chaque fois on va leur demander des efforts supplémentaires et ils seront annihilés parce que le coût de l’argent est tellement important que les économies supplémentaires serviront à rémunérer les spéculateurs.

 

Franchement ce n’est pas ce que l’on veut et c’est pour cela que la France s’engage aux côtés de la Grèce et que nous avons des mesures précises pour répondre à cela.

 

Deuxièmement, est ce que la France fait face à ces obligations. Cela fait deux fois en quinze jours que j’ai le plaisir d’avoir des réunions de travail avec le Premier ministre grec, les ministres français, les ministres grecs, je ne vois pas trop ce que nous pourrions faire de plus. Permettez-moi de vous dire que l’engagement du peuple français aux côtés du peuple grec est très sincère. Ne vous trompez pas.

 

Mais je veux avoir l’honnêteté de vous dire, comme je l’ai dit au Premier ministre, que si cela avait été un autre pays de la zone euro, la réaction de la France aurait été la même. Parce qu’il faut savoir, on croit à l’euro, on ne croit pas à l’euro. En plus c’est la Grèce, avec qui nous lient tant de liens, tant d’intérêts, tant d’histoire partagée. Le peuple français est solidaire du peuple grec.

 

Troisièmement, dans toutes les situations difficiles, il y a toujours des gens qui font des déclarations provocatrices. Le mieux qu’on puisse faire c’est de les ignorer et de leur donner le peu d’importance qu’elles méritent. C’est mon conseil et n’assimilez pas cette déclaration à la position de l’Allemagne. Moi je crois à la solidarité européenne de l’Allemagne. Et je crois à l’engagement européen de Mme Merkel. On a des organisations qui ne sont pas les mêmes, on a des problèmes qui ne sont pas les mêmes, mais croyez-bien nous avons les nôtres. En tout cas, les deux premiers pays d’Europe doivent faire face à leurs obligations européennes. Et parmi ces obligations, il y a la solidarité. Je vous remercie.



Archive

Déclarations – Discours
Points de presse
Interviews - Articles

févr.mars 2010avr.
lun.mar.mer.jeu.ven.sam.dim.
22232425262728
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930311234


Union Européenne

Liens utiles »



Greek Chairmanship of Contact Group on Piracy off the Coast of Somalia

Greek Chairmanship of Contact Group on Piracy off the Coast of Somalia

Présidence grecque du Groupe de contact pour la lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes



Premier ministre - Ministre des Affaires étrangères
M. George A. Papandréou
Curriculum Vitae  | Mot de bienvenue  |
Déclarations – Discours  | Contact |

Greece at a glance




- Service de traduction
- Opportunités de carrière au Ministère
- La Grèce
- Opportunités de carrière au sein d'Organisations internationales
- Nous contacter
- Affaires consulaires
- Visas pour les Grecs qui visitent l'étranger
- Bureau d'informations
- Instructions consulaires communes
- Visas pour les étrangers qui visitent la Grèce


- Appels d'offre
- Concours
- Opportunités de financement et d’investissements

© Copyright 2010 Ministère des Affaires étrangères
Nous contacter| Clause de responsabilité | Librairie| RSS
Le Ministre
Le Ministre adjoint
Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères
Secrétaire général
Secrétaire général aux Affaires européennes
Secrétaire général des Relations économiques internationales et de la coopération au développement
Secrétaire général adjoint des Relations économiques internationales et de la coopération au développement
Secrétariat spécial pour le développement des programmes internationaux
Structure
Missions grecques à l'étranger
Histoire du Ministère
Conventions internationales
Curriculum Vitae
Agenda
Déclarations-Discours
Contact
Mot de bienvenue du ministère des Affaires étrangères
Dimitris Droutsas
Spyros Kouvelis
Yannis-Alexis Zepos
Constantinos A. Papadopoulos
Secrétaire spéciale pour le développement des programmes internationaux
Service spécial de coordination et d'application des projets de financement
Mission et compétences
Organisation
Protocole
Académie Diplomatique
Unité de gestion des crises
Archives historiques et diplomatiques
Centre d'analyse et de planification
Fondation-Evolution
Installations
Dépêches
A la Une
Autres actualités
A la Une (archive)
Points de presse
Discours
Interviews
Agendas ministériels
Agenda
Les dernières dépêches
Les nouvelles de la semaine
Archives
Announcements before 11/2005
Ministre des Affaires étrangères
Le Ministre adjoint
Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères
Régions géographiques
Diplomatie multilatérale
Conseil national sur la politique étrangère
Parlement et politique étrangère
Afrique Sub-saharienne
Amérique du Nord
Amérique Latine
Asie-Océanie
Europe
Europe du Sud-Est
Méditerrannée-Proche Orient
Russie-Europe de l'Est-Asie Centrale
Questions mondiales
Organisations internationales
Culture
La Grèce dans l' UE
Relations Extérieures-Elargissement
Marché intérieur - Politiques sectorielles
Affaires intérieures
Le Traité de Lisbonne
Présidence actuelle de l' UE
Le budget de l'UE
Le Bureau du Parlement européen
Objectifs et priorités
ESOAB
AGORA
Politique énergétique
Investissements en Grèce
Economie-Commerce
Secrétariat général des Grecs à l'étranger
Conseil des Grecs de l'étranger
Nous contacter
Espace Citoyens
VISAS
Espace Entreprises
Opportunités de carrière
Liens utiles
FAQs
Clause de responsabilité
Librairie
Au Ministère
Missions étrangères en Grèce
Missions grecques à l'étranger
Bureau d'informations
Service de traduction
Affaires consulaires
Assistance consulaire fournie par des Etats membres de l'UE
Informations générales
Visas pour les étrangers qui visitent la Grèce
Visas pour les Grecs qui visitent l'étranger
Instructions consulaires communes
Concours
Appels d'offre
Opportunités financières & d'investissement
Opportunités de carrière au Ministère
Opportunités de carrière au sein d'Organisations internationales
La Grèce
Le Monde
Le rôle du SCIAD