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Déclaration du ministre des Affaires étrangères, N. Dendias, après sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères de la République de Chypre, N. Christodoulidis (Nicosie, 07.10.2019)

lundi, 07 octobre 2019

 Déclaration du ministre des Affaires étrangères, N. Dendias, après sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères de la République de Chypre, N. Christodoulidis (Nicosie, 07.10.2019)

«Nous avons eu l’occasion d’aborder en détail avec mon homologue et ami, Nikos Christodoulidis, les dernières évolutions dans notre région.

Nous nous sommes entretenus à un moment où les violations inadmissibles de la Turquie et ses activités illégales au détriment de la souveraineté et des droits souverains de la République de Chypre se poursuivent et, malheureusement, perdurent.

Les provocations de la Turquie ignorent totalement le droit international, les valeurs européennes et les positions très claires de l’UE, des Etats-Unis et des pays de la région.

Avant-hier, à Athènes, j’ai eu l’occasion d’informer en détail le Secrétaire d’Etat américain, M. Pompeo. Il a lui-même envoyé un message particulièrement fort depuis Athènes où il se trouvait. Etant profondément convaincu que la Turquie viole le droit international et sape tout effort de promotion de la paix et de la coopération dans la région, il a souligné que les activités de forage illégales de la Turquie étaient inadmissibles et que nous ne pouvions permettre à cette dernière de continuer dans ce sens.

Par ailleurs, d’autres pays importants, partenaires de la Grèce et de Chypre, se sont également positionnés à ce sujet, tout en soulignant que le respect du droit international est la seule voie acceptable dans les relations internationales contemporaines.

Comme j’ai coutume de le dire, la diplomatie de la canonnière est, heureusement, irrémédiablement révolue. Elle appartient désormais au 19e siècle.

La militarisation et l’escalade artificielle d’une situation déjà exacerbée est le comportement d’un fauteur de trouble retranché dans les impasses de ses propres choix malheureux. Ce n’est pas le choix d’un Etat de droit moderne, européen et démocratique.

Aujourd’hui, j’effectue une visite à Nicosie afin que de concert, la Grèce et Chypre, nous puissions coordonner nos prochaines actions. La semaine prochaine, au Conseil des ministres des Affaires européennes de l’UE, nous informerons nos partenaires des nouvelles activités illégales de la Turquie et examinerons la meilleure façon de réagir. D’ailleurs, c’est une question qui concerne l’Union européenne dans son ensemble.

Chypre, mes chers amis et amies, n’est pas seule.

Dans le même temps, nous nous sommes entretenus sur la perspective de réouverture de négociations substantielles en vue du règlement de la question chypriote. Une perspective qui est malheureusement assombrie par les provocations permanentes de la Turquie dans les zones maritimes de Chypre, voire dans des parcelles bénéficiant de licences et aussi à Famagouste.

Le comportement illicite de la Turquie n’aura pas raison de notre volonté ferme de mettre fin à l’occupation de l’île, une situation inadmissible.

Comme l’a également dit Kyriakos Mitsotakis depuis cette tribune ici, à Nicosie, le règlement de la question chypriote est le principal objectif de notre politique étrangère. Notre guide, dans ces efforts, demeure le droit international, les résolutions des Nations Unies ainsi que l’acquis communautaire.

Je vous remercie».