Vendredi, 18 Juin 2021
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Accueil arrow Actualité arrow A la Une arrow Déclaration du ministre des Affaires étrangères, N. Dendias à des journalistes grecs à l’issue de sa rencontre avec le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres (New York, 04.09.2020)

Déclaration du ministre des Affaires étrangères, N. Dendias à des journalistes grecs à l’issue de sa rencontre avec le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres (New York, 04.09.2020)

vendredi, 04 septembre 2020

20200904_Dendias_Guterres_NUN. DENDIAS : Rencontrer le Secrétaire général des Nations Unies est avant tout toujours un événement agréable en soi. Il est un vieil ami de notre pays et un
homme particulièrement expérimenté dans les questions afférentes à notre région. Il m’a donné l’occasion de lui expliquer ce qui se passe en Méditerranée orientale, comment l’attitude infractionnelle de la Turquie pose des problèmes pour la stabilité et la paix dans la région. Nous avons également discuté de l’accord conclu entre la Grèce et l’Egypte, dont je lui ai remis une copie, comme le prévoit le protocole.
Je lui ai remis une lettre du Premier ministre, M. Kyriakos Mitsotakis, qui l’invite à la lire devant le Conseil de sécurité. Nous avons par ailleurs eu l’occasion d’échanger des vues sur l’avenir de la question chypriote. A savoir comment les choses pourraient évoluer après les «élections» dans la partie occupée.
JOURNALISTE : Est-ce que la Grèce est mécontente du document remis par M. Stoltenberg à la Grèce et à la Turquie ?
N. DENDIAS : Nous n’avons pas encore étudié ce document. Par conséquent, je ne pourrais vous dire si nous sommes contents ou mécontents. Ce que j’aimerais toutefois redire c’est ce qui est contenu dans les communiqués faits hier par le ministère des Affaires étrangères, à savoir que la Grèce ne négocie pas avec la Turquie. La Grèce a dit clairement qu’elle ne pourra négocier avec la Turquie que quand cette dernière aura retiré ses navires du plateau continental grec. Non tant que les navires turcs restent là-bas.
JOURNALISTE : Est-ce que la Grèce pense saisir le Conseil de sécurité en raison des menaces turques qui vont à l’encontre de la paix et de la sécurité dans la région ?
N. DENDIAS : La saisine du Conseil de sécurité est un droit de tout Etat membre des Nations Unies et par conséquent de notre pays. Mais savoir quand et dans quelles conditions un pays peut recourir à cette possibilité est une question qui est décidée dans les conditions du moment.
Je vous remercie.