Mercredi, 14 Avril 2021
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Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Nikos Dendias, à l’issue des travaux de la Réunion des ministres des Affaires étrangères « Forum Philia » (Athènes, 11.02.2021)

jeudi, 11 février 2021

Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Nikos Dendias, à l’issue des travaux de la Réunion des ministres des Affaires étrangères « Forum Philia » (Athènes, 11.02.2021)Mesdames et Messieurs, mes chers collègues, c’est un grand honneur pour moi de vous accueillir aujourd’hui au « Forum Philia ». Votre présence ici revêt un symbolisme fort.

Notre rencontre aujourd’hui nous permet de jeter une base supplémentaire pour la consolidation de la paix, de l’amitié et de la prospérité dans la région élargie. De la Méditerranée jusqu’au Golfe.

Nous avons eu aujourd’hui l’occasion de voir comment nous allons pouvoir réaliser cet objectif ambitieux. Tout d’abord, nous sommes convenus de créer un réseau de coopération régionale qui relie Mashreq à l’Europe.

Le Forum d’amitié constitue un cadre dans lequel des pays de cette région peuvent échanger des vues pour relever des défis communs.

Comme par exemple, la lutte contre la pandémie qui ne connaît ni frontières, ni continents. Mais aussi des questions comme la Libye ou la Syrie.

Parallèlement, il constitue le socle pour la création de synergies dans différents domaines, comme l’économie, l’énergie, les transports, le tourisme, la culture, l’éducation, la protection civile, le dialogue entre les religions.

Pour la consolidation de la prospérité dans la région élargie, nous avons toutefois besoin d’un ingrédient fondamental, à savoir la paix. Malheureusement, la paix dans notre région est menacée au quotidien par des puissances révisionnistes et perturbatrices, invoquant non pas la raison, mais l’irrationnel.

Pour arriver à leurs fins, ces puissances entreprennent une série d’actions illégales et irrationnelles, comme l’accord turco-libyen. Elles menacent ou recourent à la force. Elles occupent les territoires d’autres Etats. Soutiennent des groupes ou des idéologies extrémistes, favorisent le terrorisme, s’ingèrent dans les affaires internes des autres pays dans le but de renverser des gouvernements qui ne leur sont pas favorables.

Ce qui nous rassemble tous aujourd’hui, ici, est la condamnation de telles actions, la condamnation d’actions irrationnelles, qui sapent la paix et la sécurité.

Notre but est de bâtir un rempart contre les menaces, la violence, l’extrémisme, l’intolérance, la distorsion de la religion, l’absurdité.

Cette position procède de nos principes communs, qui ne sont autres que ceux déclinés dans la Charte des Nations Unies. A savoir les relations de bon voisinage, la résolution pacifique des différends sur la base du droit international.

Manifestement, ce n’est pas par hasard que tous les pays aujourd’hui, ici, ont signé la Convention des Nations Unies pour le Droit de la Mer, qui constitue, comme chacun sait, du droit coutumier également.

J’aimerais être clair : nous n’avons pas l’intention de créer une alliance défensive. Le Forum ne se retourne contre personne.

Nous tendons la main de l’amitié dans toutes les directions. Sans aucune exception. À une seule condition : le respect du droit international et des principes fondamentaux du comportement international.

Chers collègues, notre pays, la Grèce, ambitionne de devenir un pont entre la Méditerranée de l’est et le Golfe et les Balkans et le reste de l’Europe.

Et à ce stade, j’aimerais saluer le courage et la vision ainsi que les efforts inlassables déployés par les pays représentés aujourd’hui ici pour la promotion de la paix et de la prospérité dans la région.

Nous cassons le cercle vicieux qui perdure depuis des années. Nous essayons d’ouvrir de nouvelles voies de paix et de coopération.