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Déclarations de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères, à la chaîne de télévision ERT, à l’issue du Conseil «Affaires étrangères» de l’UE (Bruxelles, 26 février 2018)

mardi, 27 février 2018

Déclarations de N. Kotzias, ministre des Affaires étrangères, à la chaîne de télévision ERT, à l’issue du Conseil «Affaires étrangères» de l’UE (Bruxelles, 26 février 2018)JOURNALISTE : Monsieur le ministre, vendredi dernier on a eu de la part de M. Tusk une déclaration tranchante concernant le comportement de la Turquie en Egée, mais aussi dans la ZEE chypriote. Est-ce que cette déclaration très claire de la part des Européens, au sujet du comportement de la Turquie contribue à l’amélioration du climat entre la Grèce et la Turquie et à l’accélération, si vous voulez, de la mise en œuvre des mesures de confiance ?

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Je pense qu’il s’agit de la meilleure déclaration et de la plus exacte qui n’ait jamais été faite par l’Union européenne concernant les relations gréco-turques, car elle indique clairement que les relations de bon voisinage et le respect du droit international sont une condition préalable à tout parcours européen de la Turquie.

Aujourd’hui, lors du Conseil des ministres des Affaires étrangères, nous avons débattu des questions relatives à la Moldavie, au Venezuela et notamment des évolutions au Moyen-Orient. Nous avons eu l’honneur et le plaisir d’accueillir à notre réunion les six ministres des Affaires étrangères des Etats arabes ainsi que les dirigeants de la Ligue arabe.

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, le Président de la Commission européenne et le Commissaire à l’élargissement effectuent actuellement une tournée dans la région des Balkans occidentaux. 

La question concernant la partie grecque est de savoir à quel rythme avancent les négociations avec Skopje et si, à votre avis, les deux parties et Skopje sont sur la même longueur d’onde quant à l’acceptation d’un processus de consensus sur la question du nom.

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Je pense que les deux parties sont d’accord sur la nécessité de parvenir à une solution. La partie de Skopje pense que la solution doit être une solution facile pour eux, et nous, pensons qu’il faut parvenir à une solution durable et juste.

JOURNALISTE : La récente déclaration de M. Zaev à savoir qu’une éventuelle suppression des références irrédentistes figurant dans leur constitution pourrait être faite à un stade ultérieur, constitue-t-elle pour vous une source de préoccupation ?

Ν. ΚΟΤΖΙΑS : Non, mais je pense que quiconque signe un accord, ne le conteste pas avant le signer. Il veille  à son maintien et à sa mise en œuvre.