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Déclarations du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias, à l’issue de la réunion du Conseil National sur la Politique étrangères (MAE, 12.09.2018)

mercredi, 12 septembre 2018

Déclarations du ministre des Affaires étrangères, N. Kotzias, à l’issue de la réunion du Conseil National sur la Politique étrangères (MAE, 12.09.2018)N. KOTZIAS : Bonjour. Le Conseil National sur la Politique étrangère s’est de nouveau réuni. Comme vous le savez, mon souhait est de mener à chaque fois une discussion très précise et élargie sur un sujet. Aussi bien devant le Parlement que devant la Commission spéciale des Affaires étrangères et de Défense, nous avons discuté en détail de questions ayant trait aux relations gréco-albanaises, à l’ARYM et à l’avenir de la « Macédoine du Nord » ainsi qu’aux relations gréco-turques.

Vous savez également que le pays a plus que jamais besoin de coordination et de planification en matière de crise, des grands problèmes nationaux, tout ce dont nous avons besoin pour nous préparer et pouvoir parer à toute éventualité et nous pensons que pour y parvenir avec succès nous avons besoin d’une institution qui existe dans de nombreux pays du monde. Il s’agit du Conseil de Sécurité Nationale avec à sa tête un Conseiller à la sécurité nationale chargé de coordonner les différents ministères, les différents services et dans le cadre du projet de loi que nous préparons, ce conseiller aura pour mission de mener des consultations et d’informer, avec le Premier ministre, les chefs des autres partis.
La discussion a été productive et je remercie les représentants de tous les partis pour leurs remarques et leurs réflexions critiques. Nous avons décidé d’y travailler en coopération avec ces derniers afin de pouvoir élaborer la meilleure loi possible qui répondra aux besoins du pays et que les partis de l’opposition parviennent à un consensus.

Malheureusement, la Nouvelle Démocratie n’a pas contribué à cette bonne ambiance, comme toujours, car elle a décidé de ne pas discuter de questions que nous sommes appelés à résoudre – comme les questions de sécurité nationale par exemple – et préfère se limiter à un discours de dénonciation systématique.
J’aimerais vous distribuer l’invitation que nous avions adressée. Elle date du 16 août 2018. Par ailleurs, je vais vous donner la liste des destinataires ; sur cette liste ont signé ces mêmes destinataires le jour où ils ont reçu l’invitation. J’aimerais le dire, car M. Koumoutsakos a réceptionné le document et a lui-même signé – et non pas un de ses représentants – le 17 août 2018. Depuis le 17 août, il avait le temps d’envoyer ses réflexions, voire faire des remarques sur l’ordre du jour ou proposer de changer les points de l’ordre du jour si cela ne lui convenait pas.

Il ne l’a pas fait, affirmant de manière mensongère n’avoir reçu l’invitation qu’il y a deux jours, alors que la date qu’il a lui-même inscrite à côté de sa signature prouve bien qu’il l’a reçue il y quasiment un mois. Et tout cela pour ne pas prendre position sur les questions afférentes au Conseil de Sécurité Nationale et suivre une politique qui est sans précédent dans l’histoire de la politique étrangère grecque et au sein de l’Institution du Conseil National pour la Politique étrangère, que je connais depuis le premier jour de sa création car j’ai moi-même participé à la planification de la loi elle-même avec M. Liakouras à l’époque.

Il se contente de dénoncer, de faire des déclarations et de ne rien proposer de concret en politique étrangère. Il affirme de manière mensongère ne pas avoir reçu l’invitation en temps utile. Il a oublié qu’il a signé cette invitation. Cela montre que la Nouvelle Démocratie est purement au service de ses intérêts partisans et on continue d’observer le phénomène suivant : au lieu d’avoir les yeux tournés vers les besoins du pays, l’environnement international, ou du moins à l’intérieur du pays, elle a les yeux rivés vers les affaires intérieures de son parti.

Nous n’avons plus à faire à une politique partisane, mais à une politique se limitant aux querelles internes de la Nouvelle Démocratie et dont l’objectif est de prouver qu’ils peuvent se quereller sans arguments et sans contenu aucun. J’en suis profondément navré car la Grèce se trouve – et de la perspective dont on discute aujourd’hui – devant une étape audacieuse de modernisation institutionnelle et de renouvellement avec des institutions étant nécessaires à des pays comme la Grèce qui est au carrefour de nombreuses crises internationales et problèmes internationaux, à une époque marquée par les grands changements.

Nous et moi personnellement feront notre devoir vis-à-vis du pays. Je ne cèderais pas – et vous savez bien que je n’en ai aucune envie – à des propos insultants. Je pense que cela n’en vaut pas la peine. Le pays a besoin d’un gouvernement, de ministres et d’une opposition qui contribuent à la résolution de problèmes et non à la création de problèmes par rapport aux solutions.
Je vous remercie.

JOURNALISTE : Qui sera membre, Monsieur le ministre ? Ce seront des ministres ? Ils seront issus des partis ?

N. KOTZIAS: Tout d’abord, nous sommes dans la phase initiale de la planification et ce que nous prévoyons est d’avoir un Conseil de sécurité classique – classique pour l’agenda international j’entends – qui sera constitué de ministres, mais aussi de fonctionnaires dont le travail est lié à des nouveaux phénomènes de crises ou aux besoins de sécurité du pays.

Et nous avons un deuxième niveau, où le Premier ministre et le Conseiller à la sécurité nationale informera les chefs des partis politiques sur les débats, les planifications et les alternatives qui apparaitront au premier niveau.

C’est une originalité de notre loi qui n’existe nulle part ailleurs au niveau international.

JOURNALISTE : Le Conseiller à la sécurité sera un ministre ou quelqu’un de nouveau ?

N. KOTZIAS : Le Conseiller à la sécurité ne sera pas un ministre comme un vice-président, il pourra assurer la coordination des autres ministères. Le Conseiller à la sécurité nationale en réfèrera au Premier ministre du pays, mais il sera au niveau d’un ministre pour ce qui est de ses connaissances scientifiques et de ses devoirs. Comme c’est le cas dans le monde entier, car certains font comme s’ils découvraient quelque chose d’inédit.

Bien entendu, le Conseiller à la sécurité nationale – qui sera chargé de coordonner des services, des ministères et qui se concertera avec les partis de l’opposition – sera désigné par le Premier ministre. C’est l’originalité de notre loi. Mais il devra d’abord être soumis à l’approbation du Parlement conformément à la procédure prévue par le Parlement lui-même. Il bénéficiera donc d’une couverture et approbation parlementaire. Je vous remercie.