Mardi, 19 Novembre 2019
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Désarmement et non – prolifération des armes de destruction massive

Consciente d’un environnement international sécuritaire en mutation et émaillé de défis, la Grèce, par sa position de principe et empreinte de réalisme, est en faveur de pas parallèles à entreprendre sur le chemin du désarmement progressif et de la non – prolifération des armes de destruction massive, celles-ci étant «deux faces de la même monnaie».

De ce fait, elle partage la conviction que l’architecture internationale de la non – prolifération et du désarmement devrait être maintenue ainsi que renforcée par le succès du 10ème cycle de révision du Traité de Non – Prolifération, par l’ouverture des négociations sur un traité d'interdiction de la production des matières fissiles et par le soutien des efforts visant à établir un mécanisme international de vérification des mesures de désarmement nucléaire.

La Grèce se tient à ce que le règlement cohérent sur le programme nucléaire iranien (J.C.P.o.A.) soit sauvegardé et cela par le biais de sa mise en oeuvre intégrale et soutenue.

Parallèlement, elle condamne la voie effrénée, provocante et illégale poursuivie par la Corée du Nord, ayant pour but la finalisation de son projet militaire nucléaire et balistique. Il est temps que cette dernière choisisse le retour à la légitimité internationale. Le but ultime, issu du dialogue et de la diplomatie, demeure toujours la dissolution totale, vérifiable et irréversible du projet nucléaire à caractère militaire de la Corée du Nord. Entre temps nous appelons la Corée du Nord à se réengager envers le Traité sur la Non-prolifération et à se conformer à l’accord de garanties généralisées avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique.

A fortiori, face au péril réel que forme la prolifération des armes nucléaires, la Grèce est devenue, depuis des années, un «avocat» ardent de la création de « zones dénucléarisées » dans des régions du monde vulnérables ou instables et à la fois géopolitiquement essentielles, en accordant une attention particulière – avec ses partenaires de l’Union Européenne –à la convocation d’une conférence sur l’instauration d’une zone libérée d’Armes de Destruction Massive au Moyen-Orient.

Par ailleurs, la prolifération des Armes de Destruction Massive et de leur technologie, qu’elles soient nucléaires, chimiques, radiologiques ou biologiques, constitue l’une des menaces les plus préoccupantes de notre temps pour la paix et la sécurité internationale. En l’occurrence, leur usage demeure indubitablement attentatoire aux dispositions du droit international, et notamment au droit international humanitaire.

Conformément à la position commune de l’Union Européenne, notre pays défend l’universalisation: du Traité sur la Non-prolifération (TNP), du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN), de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC) et de la Convention sur l’interdiction des armes biologiques (CABT).

Enfin, la Grèce est également membre des différents régimes de contrôle des exportations des armes de destruction massive, de leurs fournisseurs, de leur technologie ainsi que des matériels utilisés pour leur fabrication. A ce titre, les régimes susvisés sont les suivants : le Groupe de fournisseurs nucléaires pour les armes nucléaires (GFN) ; le Régime de contrôle de la technologie des missiles pour les missiles balistiques (RCTM); le Groupe d’Australie (GA) pour les armes chimiques et biologiques ; l’Arrangement de Wassenaar (AW) encadrant les armes conventionnelles et les matériels à double usage et le Comité Zangger (CZ) concernant la fourniture de types de combustibles nucléaire spécifique.

Armes conventionnelles

La Grèce a signé et ratifié les accords internationaux les plus importants portant sur les armes conventionnelles, tout en participant activement à leurs conférences des parties contractantes.

Plus précisément, c’est la Convention sur l’interdiction ou la limitation d’utilisation de certaines armes conventionnelles (CCWC) qui se distingue de par son importance majeure. Elle est composée de cinq protocoles visant l’interdiction a) des armes dont les fragments dans le corps humain ne sont pas perceptibles aux rayons X, b) des mines, c) des armes incendiaires d) des armes qui provoquent la cécité ou de graves troubles de la vision et, e)des résidus explosifs .Dans le cadre de la Convention susmentionnée, la Grèce s’est aussi engagée à la négociation d’un sixième protocole concernant les Systèmes d’Armes Létales Autonomes (SALA).

La Grèce a également signé et ratifié en 2002, la Convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines anti-personnel. En 2010, elle a parachevé son devoir de déminer et de détruire les mines répertoriées sur son territoire, 4 ans avant la date butoir imposée par son obligation conventionnelle.

De surcroit, la Grèce est partie contractante du Traité sur le Commerce d’Armes (TCA), un texte international juridiquement contraignant qui réglemente le commerce légal des plus importantes des armes conventionnelles, en y incluant les armes légères et les armes de petit calibre.

Parallèlement, la Grèce participe constamment depuis 2001 aux rencontres tenues dans le cadre du programme d’action des Nations Unies sur le trafic illicite d’armes légères et de petit calibre (ALPC), qui se déroulent tous les deux ans, de sorte à promouvoir la concertation des Etats contre le commerce illicite d’armes à travers le renforcement de leur législation nationale et par une coopération régionale.

Enfin, la Grèce et 47 autres pays ont endossé, le 5.10.16, la « Déclaration conjointe sur l’exportation et l'utilisation ultérieure de véhicules aériens sans équipage », suite à une initiative des Etats-Unis. Le dessein visé par cette initiative consiste en l'adoption de règles et de normes internationales y relatives.

Dernière mise à jour le 12 Février 2018

Dernière mise à jour jeudi, 31 octobre 2019