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Responsabilité de protéger

La responsabilité de protéger (Responsibility to Protect) est un principe qui devient de plus en plus important et actuel car il a été tout récemment invoqué lors de l’intervention des Nations Unies en Libye.

En 2005, le texte de la Réunion au sommet mondiale (paragraphes 138 et 139) a doté la Responsabilité de protéger d’une base légitime, toute en reconnaissant la responsabilité des Etats et de la communauté internationale à l’égard de la protection des populations contre le danger du génocide, des crimes de guerre, des nettoyages ethniques et des crimes contre l’humanité. Par la suite, en 2006, a été adoptée la résolution 1674 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui confirme les dispositions des paragraphes 138 et 139 du texte susmentionné de la Réunion au sommet mondiale concernant la Responsabilité de protéger.

Le Rapport initial du Secrétaire général des Nations Unies (2009) sur l’application de la Responsabilité est axé sur trois piliers : a. L’obligation de l’Etat de protéger sa population contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité, b. L’aide accordée par la communauté internationale aux Etats afin que ces derniers protègent leurs populations, et, c. L’intervention de la communauté internationale en cas d’échec des pays d’assurer la protection de leurs populations. Certains considèrent le troisième pilier comme étant de caractère ambigu car ils pensent qu’il pourrait est utilisé pour le changement de régime.

Le récent débat thématique au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies concernant la Responsabilité de protéger a été engagé le 5 septembre 2012 et a été axé sur le troisième pilier. Dans le rapport y relatif du Secrétaire général (août 2012) est indiqué que l’action préventive dans le cadre des deux premiers piliers et la réaction rapide et décisive dans le cadre du troisième pilier, constituent un système unique et doivent être envisagées de manière globale et non fragmentaire. Dans le rapport il est souligné qu’il existe tout un éventail de moyens de force sous le troisième pilier et que le recours à la force doit intervenir en dernier recours.

Le Secrétaire général des Nations Unies devrait rédiger au cours de 2013 un nouveau rapport sur la responsabilité de protéger dans lequel sera déclinée la stratégie à suivre en matière de prévention.

L’UE soutient la responsabilité de protéger et veut maintenir vif l’intérêt à l’égard de ce principe. La Grèce participe aux discussions y relatives tout en faisant preuve d’un esprit constructif, tant au sein de l’UE qu’au niveau mondial. La Grèce est parmi les pays qui ont nommé un contact national chargé de la responsabilité de protéger (le nombre de contacts nationaux s’élève à ce jour à 22).

Dernière mise à jour mercredi, 03 avril 2013