Mardi, 19 Novembre 2019
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Terrorisme

Les attentats terroristes qui ont frappé l’Europe et la recrudescence de l’activité terroriste dans les pays de l’Afrique du nord et du Moyen-Orient ont stimulé les efforts de l’ONU et de l’UE. Le phénomène de migration de combattants étrangers de nombreux pays vers la Syrie, l’Irak et la Libie et la menace qu’ils représentent pour leur pays d’origine lors de leur retour, ainsi que la mondialisation des menaces et l’extrémisme violent de l’organisation de l’Etat islamique (EI / Da’esh) ont porté cette question au centre des discussions, tant au sein des institutions européennes qu’au niveau des fora internationaux.

Les priorités de la lutte contre le terrorisme international s’étendent au-delà de la répression de l’action des organisations terroristes pour englober la prévention de la menace terroriste et ses enjeux, tels que la prévention contre la radicalisation et le recrutement de nouveaux combattants, l'endiguement des flux financiers, la lutte contre l'extrémisme violent et le renforcement de la coopération avec les pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Dans le cadre de l’ONU, le Conseil de sécurité joue un rôle primordial. En 2001 il a créé, en vertu de la résolution 1373 (2001), le Comité contre le terrorisme (Counter-Terrorism Committee) chargé de surveiller l’application de la politique contre le terrorisme.

En septembre 2006, l’Assemblée générale a voté la Stratégie anti-terroriste mondiale des Nations Unies (United Nations Global Counter-TerrorismStrategy). Cette Stratégie constitue le texte politique central des Nations Unies, tandis que les questions particulières de la politique antiterroriste sont conçues sur la base de celle-ci. Le texte de la Stratégie a fait l’objet de six révisions jusqu’à présent (2008, 2010, 2012, 2014, 2016,2018).

Sous l’égide de l’ONU, la communauté internationale, poursuivant un processus engagé avant la Résolution 1373 (2001) du Conseil de sécurité, a adopté instruments juridiques internationaux (international legal instruments) relatifs au terrorisme. Ces textes prévoient les obligations assumées par les Etats dans le cadre du terrorisme, couvrent un large éventail d’actions qualifiées de terroristes et contiennent les orientations générales ainsi que la vision politique générale contre le terrorisme.


Afin de relever les nouveaux défis qui apparaissent sur le plan du terrorisme au cours de la dernière période, comme l’Etat islamique (EI/ Da’esh), le phénomène des combattants étrangers et le financement du terrorisme, le Conseil de sécurité a adopté en 2014 les résolutions 2170 et 2178 ; en 2015 les résolutions 2199, 2214, 2249 et 2253 ; en 2016 la résolution 2322, en 2017 la résolution 2396, et en 2019 la résolution 2482, dans lesquelles il invite les Etats à coopérer pour faire face à ces défis.

En juin 2017, a été crée le Bureau de lutte contre le Terrorisme, au niveau de Secrétaire Général Adjoint, avec le mandat de mener les efforts de l’Organisation dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.


Dans le cadre de l’Union européenne, la Stratégie de lutte anti-terroriste de l'UE (European Union Counter Terrorism Strategy), adoptée en  novembre 2005, constitue un texte fondamental. Il contient quatre objectifs principaux qui se résument aux domaines de la prévention, de la protection, de la répression et de la lutte contre les actions terroristes.

Le Coordinateur européen de la lutte contre le terrorisme (EU Counter-Terrorism Coordinator) a un rôle de coordination dans l’harmonisation des pratiques nationales mais aussi de la politique qu’applique l’UE en matière de terrorisme.

Les conclusions du Conseil des Affaires Etrangères, datant du 9 février 2015, ainsi que deux stratégies centrales de l’U.E., constituent les points de références pour la lutte internationale contre le terrorisme. Il s’agit de: a) la Stratégie de lutte contre le phénomène des combattants étrangers en Syrie et en Irak, et b) la Stratégie régionale pour la Syrie et l’Irak ainsi  que pour la menace d’ISIL/Da’esh. Quant aux conclusions adoptées par le Conseil des Affaires Etrangères de 20 juin 2017, elles démontrent l’intention des Etats-membres de l’UE de s’adapter aux nouveaux défis soulevés par le terrorisme.

Activité grecque :

La Grèce a signé les textes juridiques internationaux sur le terrorisme.

Notre pays est, par ailleurs, membre depuis 1991 du Groupe d’action financière (Financial Action Task Force/FATF), un organe intergouvernemental qui a pour vocation de promouvoir des politiques par le biais de recommandations visant, entre autres, à la répression du financement du terrorisme.

Lors de la Présidence hellénique du Conseil de l’UE (premier semestre 2014), la Grèce a joué un rôle de premier plan dans la promotion de la politique de l’UE dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, et plus particulièrement, dans la lutte contre la radicalisation et le recrutement de terroristes, la lutte contre le financement du terrorisme, la mise en relation des problématiques de sécurité et de développement, ainsi que les flux de combattants étrangers vers la Syrie et l’Irak.

Dans le cadre des efforts visant à éliminer les sources de financement du terrorisme, la Grèce a saisi le groupe de travail compétent de l’UE de la question de la lutte, comme source de financement, contre le trafic et la vente d’objets d’art en provenance d’Irak et de la Syrie.

Dans le domaine de la législation interne, toutes les mesures nécessaires sont prises afin de lutter contre le financement du terrorisme. En vertu de la loi 4557/2018 opère l’Autorité de lutte contre la légalisation des revenus d’activités criminelles et le financement du terrorisme et de contrôle des déclarations de patrimoine, laquelle constitue, entre autres, l’équipe nationale exerçant une activité dans la lutte contre le financement du terrorisme.

Dernière mise à jour jeudi, 31 octobre 2019