Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, à la chaîne de télévision ERT et au journaliste Fanis Papathanassiou (New York, 28 janvier 2026)

Déclaration du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, à la chaîne de télévision ERT et au journaliste Fanis Papathanassiou (New York, 28 janvier 2026)

JOURNALISTE : Monsieur le ministre, quels sont les points essentiels de votre intervention aujourd'hui au Conseil de sécurité ?

G. GERAPETRITIS : Tout d'abord, je tiens à exprimer mes sincères condoléances pour la perte de sept jeunes hier. C'est une tragédie indicible. La Grèce, l'État grec, s'est tenu dès le premier instant aux côtés des familles des victimes et des blessés. Les dépouilles seront rapatriées demain à Thessalonique par un vol spécial de l'armée de l'air, tandis qu'un blessé sera rapatrié dans sa ville par un vol spécial du Centre national d’aide d’urgence (EKAV) afin d'y recevoir des soins supplémentaires.

Aujourd'hui, l'occasion m’a été offerte, au Conseil de sécurité, de prendre position au nom de la Grèce sur les questions relatives au Moyen-Orient.

L'Grèce, dans le respect absolu du droit international et de la multilatéralité internationale, est favorable à toute initiative visant à instaurer la paix dans la région très éprouvée du Moyen-Orient. Nous avons estimé qu'il fallait avant tout garantir aujourd'hui la libre circulation de l'aide humanitaire et prendre toute initiative susceptible de contribuer à une paix durable dans la région. La Grèce sera présente demain grâce à ses relations traditionnelles et solides avec l'ensemble du monde arabe et à sa relation stratégique avec Israël.

J'ai également eu l'occasion de m'exprimer sur la question syrienne. La Grèce porte un intérêt particulier à la question syrienne. Les accords de cessez-le-feu qui ont été conclus doivent être strictement respectés. Tout acte de violence doit faire l'objet d'une enquête très approfondie et il doit y avoir une responsabilité totale. Le gouvernement syrien doit garantir le respect total des droits humains de tous les citoyens syriens, en particulier ceux des minorités ethniques et religieuses.

JOURNALISTE : Que pensez-vous des déclarations faites au parlement au sujet des zones grises ?

G. GERAPETRITIS : Les zones grises ne sont qu’une notion fabriquée de toutes pièce par la Türkiye qui ne repose sans aucune base réelle.

Elle est totalement infondée et sans aucun argument juridique à son appui. Notre position nationale immuable est que le droit international est très clair à ce sujet. Nous ne discutons d'aucune question de souveraineté nationale. Aucun gouvernement, aucun ministre ne s'écartera de cette position fondamentale. La Grèce renforce son empreinte internationale, se prémunit contre toute menace éventuelle et c'est pourquoi je considère qu'il est important que nous travaillions tous ensemble dans cette direction, sans introversion et en gardant à l'esprit le renforcement de notre pays.

Je vous remercie.

Janvier 28, 2026