Le Conseil des Affaires étrangères se réunit aujourd’hui, alors que la crise s’intensifie dans l’ensemble du Moyen-Orient.
La Grèce s'est prononcée en principe en faveur de l'application universelle du droit international, du respect des droits des civils et, bien sûr, du retour à la diplomatie au lieu de la guerre. En ce qui concerne plus particulièrement la liberté de navigation, la Grèce est favorable à la libre circulation de tous les navires dans la région élargie et nous appelons l’Iran à respecter les règles du droit international de la mer. L'opération ASPIDES, à laquelle ne participent que deux États membres de l'Union européenne, est déjà en cours dans la région élargie.
La Grèce est solidaire avec les pays touchés, les pays du Golfe, et apporte une aide en matière de défense à Chypre. La Grèce n’a pas l’intention de s’impliquer dans la guerre.
En ce qui concerne plus particulièrement la liberté de navigation, je tiens à souligner à quel point il est crucial, non seulement pour les prix du pétrole, mais aussi pour l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, que les mers restent libres. Je porterai à l’attention de mes collègues européens la question de l’attaque contre un navire grec dans les eaux internationales de la mer Noire. Il est évident que cette affaire doit faire l’objet d’une condamnation sans équivoque tandis que les parties impliquées doivent rendre compte de leurs actes.
Il va de soi qu’en ces moments extrêmement critiques, dont les conséquences peuvent être très importantes, non seulement sur le plan géopolitique, mais aussi sur les plans économique et environnemental pour la Méditerranée, l’Europe doit se montrer à la hauteur des circonstances et assumer un rôle de premier plan.
Mars 16, 2026