Je souhaite la bienvenue en Grèce et à Athènes au ministre des Affaires étrangères, de l'Asile et de l'Immigration des Pays-Bas, M. David van Weel.
La Grèce et les Pays-Bas, partenaires au sein de l'Union européenne et alliés au sein de l'OTAN, partagent les mêmes principes et valeurs, qui régissent nos relations bilatérales.
Les défis auxquels nous sommes confrontés à notre époque ne cessent de se multiplier et de se complexifier. Sur la plupart de ces défis, la Grèce et les Pays-Bas partagent la même vision. Dans ce contexte géopolitique fragile, nous devons agir collectivement et de manière responsable.
Dans ce contexte, nous avons discuté du rôle que doit jouer l'Union européenne. Nous pensons qu'une Europe plus grande, stratégiquement autonome et compétitive agira comme un multiplicateur de puissance, tant pour elle-même que pour chaque État membre.
Nous avons parlé de l'OTAN, de la nécessité de maintenir la cohésion de l'alliance, de l'importance du système de sécurité collective et de l'approfondissement de la coopération entre l'Alliance et l'Union européenne.
L'affaiblissement de la multilatéralité internationale accroît l'insécurité dans le monde. En tant que membre élu du Conseil de sécurité des Nations unies, nous pensons que cette organisation est le forum international approprié pour prendre toutes les décisions nécessaires à la réalisation de la paix mondiale.
Les règles du droit international et les principes de la Charte des Nations unies, en particulier le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale, sont des caractéristiques absolument non négociables d'un ordre international pacifique.
En tant que nations maritimes, nous accordons une importance particulière à la pleine application du droit international de la mer et à la garantie de la liberté de navigation. Dans ce contexte, nous condamnons les attaques contre les navires marchands grecs, qui ne sont pas soumis au régime de sanctions et qui assurent la sécurité de la chaîne d'approvisionnement au sein de l'Union européenne. J'ai déjà soulevé cette question auprès des autorités européennes et de nos partenaires européens.
Avec le cher ministre, nous avons discuté de la situation dans l'ensemble du Moyen-Orient et des développements en Iran.
Les droits fondamentaux, notamment la liberté d'expression et de réunion, doivent être respectés par tous. Toute forme de recours à la violence, a fortiori lorsqu'elle entraîne la perte de vies humaines, est odieuse et doit être fermement condamnée.
Nous appelons le régime iranien à s'abstenir d'imposer et d'exécuter des peines à l'encontre des manifestants qui défendent la liberté. La peine de mort infligée à des jeunes, qui exercent un droit universel, est une honte intolérable pour la communauté internationale. Nous appelons à l'abstention totale de toute action de ce type.
Nous avons également évoqué la guerre en Ukraine. La Grèce ne peut que se ranger aux côtés de l'Ukraine, aux côtés de ceux qui se défendent, en s'opposant à toute forme de révisionnisme. Nous continuerons à soutenir la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine.
Nous avons également échangé nos points de vue sur la situation en Méditerranée et j'ai eu l'occasion d'informer mon homologue de la visite du Premier ministre et de la délégation grecque à Jérusalem et à Ramallah.
La Grèce a l'avantage comparatif d'entretenir traditionnellement d'excellentes relations avec le monde arabe et d'avoir une relation stratégique avec Israël. La consolidation de la trêve, le soulagement de la population civile, grâce à la circulation sans entrave de l'aide humanitaire, et le passage immédiat à la deuxième phase du plan de paix, constitueront la condition nécessaire à une paix durable dans la région très éprouvée du Moyen-Orient.
Monsieur le Ministre,
En tant que pays de première ligne, aux frontières extérieures de l'Union européenne, la Grèce subit plus intensément les conséquences de l'instabilité dans notre voisinage. Pensons à ce qui se passe en Afrique, et en particulier en Afrique subsaharienne, dans la zone du Sahel, au Soudan.
L'une de ces conséquences est l'immigration clandestine. Nous accordons une importance particulière à la mise en œuvre du pacte sur l'immigration et l'asile, au principe de solidarité et à la répartition équitable des charges. Nous accordons également une importance particulière à la nécessité de renforcer la coopération entre les partenaires, ainsi qu'avec les pays tiers.
Le ministre, qui est également chargé du portefeuille de la migration et de l'asile, a déjà pris des mesures importantes pour gérer efficacement cette question, ce dont nous avons discuté lors de notre rencontre.
En ce qui concerne nos relations bilatérales, nous sommes à un niveau exceptionnel, le meilleur niveau jamais atteint entre les deux pays. Nous avons discuté aujourd'hui des possibilités de renforcer encore ces relations dans les domaines de l'économie, du commerce, des investissements, de l'éducation et de la culture.
Nous apprécions particulièrement la coopération dans ces deux domaines, la culture et l'éducation, la promotion de la langue grecque par le biais des départements de langue grecque officiellement reconnus et, bien sûr, de la culture et de l'histoire grecques par le biais des universités néerlandaises et des départements d'études classiques.
Je ne saurais manquer de mentionner le pont humain entre la Grèce et les Pays-Bas, les visiteurs néerlandais - environ 1 million - qui viennent dans notre pays. Tout comme, bien sûr, les quelque 40 000 Grecs qui vivent aux Pays-Bas. Les gens sont toujours les meilleurs ambassadeurs de nos pays.
Cher Monsieur le Ministre, je vous remercie pour notre discussion d'aujourd'hui, je vous souhaite la bienvenue à Athènes et au ministère des Affaires étrangères et je vous assure de l'excellente relation que nous souhaitons entretenir avec les Pays-Bas, pays ami.
Janvier 14, 2026