Discours du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, lors de la cérémonie du partage de la galette du Nouvel An (12.02.2026)

Discours du ministre des Affaires étrangères, Giorgos Gerapetritis, lors de la cérémonie du partage de la galette du Nouvel An (12.02.2026)

Bonne année à tous, que cette année soit heureuse ! Que la joie et le succès soient toujours présents dans nos foyers et dans notre travail, ici, au ministère des Affaires étrangères.

Je tiens à vous dire que je suis fier que nous assistions une fois de plus à la cérémonie du partage de la galette du Nouvel An, ce qui signifie que nous survivons. Mais il est très important que, chaque fois que nous nous réunissons pour souhaiter une bonne année et faire le bilan de l'année écoulée, nous ayons toujours quelque chose de plus positif à dire sur le pays. Comme vous l'avez vu, nous avons eu hier une mission assez complexe et difficile qui, grâce aux efforts considérables du personnel du ministère des Affaires étrangères et de la présidence du cabinet du Premier ministre, s'est, je pense, plutôt bien déroulée. Notre souhait est que le pays et le ministère des Affaires étrangères rayonnent de confiance et de puissance, et que nous soyons non seulement forts sur la scène internationale, mais aussi forts dans nos relations bilatérales. Que tout le monde comprenne que l'empreinte diplomatique du pays ne cesse de se renforcer.

La vérité est que 2025 a été une année au cours de laquelle notre empreinte s'est considérablement renforcée. Pour la première fois, la Grèce a établi, au niveau de l'acquis européen, la carte de l’espace maritime, les aires marines, et nous avons vu des géants venir en Grèce pour conclure des accords de forage. Nous avons connu de nombreux événements importants, qui se sont inscrits dans la base de nos alliances stratégiques avec les États-Unis et Israël. Surtout, à partir du 1er janvier 2025, nous avons rejoint le cercle restreint des pays qui co-déterminent l'architecture mondiale de sécurité au Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous en sommes déjà à la deuxième année de notre mandat. Il est extrêmement important que l'excellent travail accompli à New York soit reconnu. La Grèce est présente sous de nombreuses formes, et je tiens à remercier chaleureusement notre délégation et tous ceux qui y ont servi pour les efforts considérables qu'ils ont déployés en faveur de la patrie.

Le ministère des Affaires étrangères a pour mission de faire en sorte que les citoyens se sentent en sécurité et fiers de leur patrie. Et tant que je serai ici, cet effort se poursuivra jusqu'au bout.

Mais ce fut également une année importante en ce qui concerne les efforts que nous avons déployés avec la direction politique pour renforcer les ressources humaines, renforcer les infrastructures du ministère des Affaires étrangères, rendre le travail des cadres du ministère plus efficace et plus pertinent.

Tout d'abord, nous avons eu une augmentation importante de notre budget, principalement parce que nous avons réussi, en collaboration avec le ministère des Finances, à obtenir une part importante des ressources provenant des frais consulaires. Lorsque je suis arrivé au ministère des Affaires étrangères, celui-ci ne percevait que 40 % des frais consulaires. Aujourd'hui, il perçoit 70 % des frais consulaires, dont 10 % sont versés dans un fonds spécial destiné à l'entretien, à la rénovation et à la construction de bâtiments diplomatiques à l'étranger. Par une disposition légale  le ministère des Affaires étrangères s’est vu déjà confier la gestion et l'exploitation des bâtiments à l'étranger et je suis très heureux de vous annoncer qu'un vaste programme de rénovation est actuellement en cours, par exemple à Zagreb, où comme vous le savez, il y a eu d'énormes dégâts lors d'un tremblement de terre, mais aussi les bâtiments emblématiques en haut desquels flotte le drapeau grec, comme notre ambassade à Washington, notre consulat à New York, Canberra, Ottawa, Le Caire, Alexandrie.

Partout où se trouvent des bâtiments arborant le drapeau grec, nous veillerons à ce qu'ils soient à la hauteur de la puissance et de l'image de la Grèce. Ce programme est supervisé par la Secrétaire générale, Mme Teresa Angelatou, sur laquelle j'exerce une pression constante pour qu'elle suive ces questions, et qui voyage presque autant que moi pour s'occuper de toutes ces tâches.

Il est toutefois très important, et j'insisterai sur ce point jusqu'au dernier moment, que la Grèce ait une forte présence à l'étranger, non seulement par sa mission diplomatique et son rayonnement diplomatique, mais aussi au niveau des bâtiments qui constituent généralement nos ambassades, qui sont des lieux emblématiques à l'étranger.

Enfin, je voudrais faire référence aux efforts considérables qui ont été déployés en 2025 pour enfin améliorer la situation financière du personnel du ministère des Affaires étrangères. Grâce à la décision du Premier ministre, 30 millions d'euros ont été alloués au ministère des Affaires étrangères, spécialement pour améliorer les rémunérations des cadres du ministère. C'est la première fois en 15 ans que nous avons eu une augmentation salariale significative. Au-delà de l'augmentation accordée à tous les fonctionnaires et agents publics, nous avons eu une augmentation significative du barème salarial. Pour la première fois, une prime a été accordée à tous ceux qui travaillent au ministère des Affaires étrangères et qui sont mutables.

Je pense qu'il est compréhensible que la position des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères n'est pas celle de n'importe quel fonctionnaire et qu'il ne s'agit pas seulement de la fonction qu'ils exercent au service de la patrie. Le fait est que leur vie est très différente de celle de tous les autres, car ils sont au service de leur patrie et peuvent à tout moment se retrouver n'importe où dans le monde, ce qui les place toujours dans une position beaucoup plus vulnérable. Je suis vraiment très satisfait et fier du fait que désormais, les employés du ministère des Affaires étrangères, lorsqu'ils quittent leur pays et se trouvent n'importe où dans le monde, se sentiront un peu plus en sécurité. Un peu plus en sécurité, car l'indemnité d'expatriation a été augmentée en fonction des conditions particulières du coût de la vie dans chaque pays, car l'indemnité de logement a été augmentée, car pour la première fois - et c'est ce qui me satisfait le plus - personne ne doit et n'a besoin de se soucier de l'éducation de ses enfants.

Pour la première fois, le ministère des Affaires étrangères couvre 100 % des frais de scolarité des enfants, non seulement à l'étranger, mais aussi en Grèce. Car nous comprenons tous ce que signifie pour les enfants de grandir dans des conditions de déménagement constant ou, en tout cas, de disponibilité constante pour déménager. Nous voulons que le personnel du ministère des Affaires étrangères se sente beaucoup plus en sécurité afin de pouvoir accomplir la tâche qui lui a été confiée et qui est une mission nationale.

Avant de conclure, je tiens à vous informer que la vice-ministre, Mme Papadopoulou, est, comme vous le savez, en convalescence. Elle est hospitalisée après avoir contracté la grippe de type A. Elle va bien. J'ai eu l'occasion de lui rendre visite à l'hôpital général de l'armée de l'air 251 et nous espérons la revoir bientôt parmi nous.  Nous lui garderons aussi une part de la galette. J'espère qu'elle trouvera la fève pour qu'elle se rétablisse rapidement et obtienne le congé auquel elle a droit, après tout ce qu'elle a fait.

Je souhaite à tous une bonne année, avec davantage de jours ensoleillés, tant dans notre politique étrangère que dans le cœur des gens. Soyons heureux et à l’année prochaine ! Bonne année à tous !

Février 12, 2026