Extrait d'une interview du ministre des Affaires étrangères Giorgos Gerapetritis, sur la chaîne « Fox News » (10.03.2025)

Extrait d'une interview du ministre des Affaires étrangères Giorgos Gerapetritis, sur la chaîne « Fox News » (10.03.2025)

JOURNALISTE : Question sur la situation en Syrie.

G. GERAPETRITIS : J'ai eu l'occasion de rencontrer le président syrien par intérim et le ministre des Affaires étrangères lors de ma tournée dans la région.

J'ai visité sept régions en sept jours, pour finir en Syrie, à Damas. L'objectif est de voir une Syrie prospère. La situation est terrible depuis 13 ans. Le pays a subi des destructions massives.

Ce que nous devons faire maintenant, c'est tout d'abord développer des institutions résilientes et inclusives. Cela signifie que toutes les communautés ethniques et religieuses doivent être incluses dans la gouvernance. L'État de droit et les droits de l'homme fondamentaux doivent être garantis pour tous les citoyens. Et bien sûr, le respect du droit international, et en particulier du droit international de la mer, doit être assuré.

La vérité est qu'il existe actuellement un certain nombre de sanctions à l'encontre de la Syrie. Nous soutenons que, pour que la Syrie ait une nouvelle perspective, elle a besoin d'un plan de reconstruction sous la souveraineté syrienne. C'est pourquoi nous proposons un assouplissement de ces sanctions. Toutefois, cette levée devrait être progressive et réversible.

Il est extrêmement important que l'Europe, ainsi que les États-Unis, suivent de près la situation en Syrie. Nous devons encourager à ce que le nouveau régime reste attaché au droit international. C'est pourquoi la communauté internationale doit lui apporter une aide substantielle.

JOURNALISTE : Question sur les relations entre la Grèce et la Türkiye.

G. GERAPETRITIS : La doctrine de la « patrie bleue » nous préoccupe. C'est une doctrine qui est contraire au droit international. La Grèce respecte le droit international et le droit international de la mer. Nous sommes parties à la Convention de 1982 sur le droit international de la mer.

La vérité est qu'au cours des deux dernières années, des mesures ont été prises en vue de la normalisation de nos relations. Nous avons signé un accord sur les relations de bon voisinage. Nous nous sommes coordonnés sur les questions d'immigration illégale.

Nous avons également minimisé les violations de l'espace aérien grec par la Türkiye. Il y a des avancées vers un agenda positif. D’un autre côté, une étape importante doit être franchie en ce qui concerne la délimitation des zones maritimes. Nous n'en sommes pas encore là, car pour y parvenir, nous devons tout d'abord nous mettre d'accord sur le champ d'application de la discussion. Et le champ d'application ne peut être autre que le droit international.

La Grèce est un pilier de la stabilité en Méditerranée orientale et dans l'ensemble de la région.

JOURNALISTE : Question sur la Chine et les projets d'interconnexion.

G. GERAPETRITIS : En ce qui concerne la Chine, nous sommes convaincus que nous devons développer d'autres partenariats, d'autres voies à travers d'autres pays importants. La Grèce a conclu une alliance stratégique avec l'Inde et nous discutons actuellement du développement du nouveau corridor Inde-Moyen-Orient-Europe. Ce grand projet est, je crois, un excellent projet de diversification des routes impliquant le transport, les données et l'énergie. Par conséquent, je pense qu'il est important de disposer d'un mécanisme de contrôle des investissements étrangers, tout en essayant de développer nos synergies régionales avec d'autres pays importants.

JOURNALISTE : Question sur les relations entre la Grèce et les États-Unis.

G. GERAPETRITIS : Avec les États-Unis, nous sommes des États qui partagent les mêmes idées en termes de politique étrangère et de sécurité. Ce que nous devons faire, c'est renforcer cette relation, non seulement au niveau régional, mais aussi au niveau mondial.

Mars 11, 2025