Participation du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Yannis Loverdos, à la Conférence internationale sur la solution à deux États - Débat au CSNU sur les missions de paix (New York, 28-30 juillet 2025)

Participation du Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Yannis Loverdos, à la Conférence internationale sur la solution à deux États - Débat au CSNU sur les missions de paix (New York, 28-30 juillet 2025)

Le Secrétaire d’Etat aux  Affaires étrangères, Yannis Loverdos, a participé à la Conférence de haut niveau sur la solution à deux États, qui s'est tenue au siège des Nations unies du 28 au 30 juillet 2025.

Dans son intervention, M. Loverdos a souligné l'importance capitale de soutenir la perspective d'une solution à deux États, condition essentielle à la stabilité et à la paix à long terme dans l'ensemble du Moyen-Orient.

Il a indiqué que la Grèce a condamné sans réserve, dès le début, les actes terroristes du Hamas et d'autres groupes radicaux et a appelé à la libération immédiate et sans condition de tous les otages détenus à Gaza. La Grèce, a-t-il déclaré, maintient une position ferme contre l'antisémitisme et nous devons rester unis pour continuer à lutter contre l'antisémitisme et le discours de haine.

Le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères a évoqué la crise humanitaire sans précédent à Gaza, soulignant la nécessité d'assurer une aide humanitaire durable et sans entrave à grande échelle. M. Loverdos a déclaré que la Grèce contribue régulièrement à l'UNRWA, à l'OMS et à l'UNICEF en faveur des enfants palestiniens, tout en accueillant dans ses hôpitaux des enfants blessés de Gaza.

Il a salué la décision du gouvernement israélien d'accorder des pauses humanitaires et un accès par des couloirs, preuve des résultats tangibles du dialogue constructif. L'aide humanitaire ne doit pas être politisée, a-t-il déclaré, soulignant le rôle central de l'ONU et de ses agences dans son acheminement.

En ce qui concerne l'avenir de Gaza, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères a souligné que la condition préalable à tout avenir est le démantèlement complet du Hamas, qui ne doit jouer aucun rôle dans la gouvernance et les discussions futures.

Il a demandé le renforcement des forces de sécurité palestiniennes et a souligné la nécessité d'une Autorité palestinienne renforcée et réformée, qui aura le contrôle exclusif du recours légitime à la force, disposerait d'un cadre juridique unifié, serait transparente et responsable, en mesure d'exercer une gouvernance efficace en Cisjordanie et, finalement, à Gaza.

Il a qualifié le plan arabe pour Gaza de bonne base et a souligné la ferme opposition de la Grèce à tout déplacement de Palestiniens, ainsi que sa volonté de participer au plan, à condition que la question du désarmement du Hamas soit traitée de manière substantielle et définitive.

Le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères a également évoqué l'importance de maintenir et de protéger le statu quo à Jérusalem et dans les Lieux Saints, soulignant les services inestimables rendus par le monastère Saint-Porphyre de l'Église patriarcale orthodoxe grecque à Gaza à la population sinistrée, sans distinction de race ou de religion.

En conclusion, M. Loverdos a souligné la nécessité d'une architecture régionale de sécurité qui garantisse pleinement et efficacement la sécurité tant des Israéliens que des Palestiniens, afin d'ouvrir la voie à une solution à deux États et à une paix durable.

Le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères M. Loverdos a également participé au débat du Conseil de sécurité des Nations unies sur les opérations de paix intitulé « Adaptation des opérations de paix pour parvenir à des solutions politiques - priorités et défis ».

Dans son intervention, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères a réitéré la gratitude de la Grèce envers les personnes qui servent, dans les conditions les plus difficiles, dans les opérations de paix et a condamné toute attaque et tout acte hostile à leur encontre. Il a souligné l'attachement de la Grèce au renforcement de l'unité politique au sein du Conseil de sécurité sur la question des missions de paix.

Il a invité le Conseil de sécurité à placer les solutions politiques au centre des opérations de maintien de la paix afin de s'attaquer aux causes profondes des conflits.

Enfin, il a souligné la nécessité de garantir les ressources et les moyens nécessaires à l'accomplissement de la mission des opérations de paix.

Juillet 30, 2025