Communiqué du ministère des Affaires étrangères concernant le communiqué du ministère turc des Affaires étrangères et les déclarations de responsables turcs au sujet de la minorité musulmane de Thrace (24.10.2026)

Communiqué du ministère des Affaires étrangères concernant le communiqué du ministère turc des Affaires étrangères et les déclarations de responsables turcs au sujet de la minorité musulmane de Thrace (24.10.2026)

Le traité de Lausanne de 1923, qui régit le statut juridique de la minorité musulmane en Thrace, est clair : il s'agit d'une minorité religieuse. Son caractère ne saurait être remis en cause ni redéfini à volonté. La minorité musulmane de Thrace est composée de citoyens grecs et fait partie intégrante de la société grecque.

Avec la loi n° 4964/2022, la Grèce a instauré une procédure moderne et démocratique d’élection des muftis, avec la participation de membres de la minorité elle-même, y compris des femmes, renforçant ainsi la transparence et garantissant le plein respect de la liberté religieuse.

Il est pour le moins hypocrite de la part de la Turquie de donner à la Grèce des leçons de liberté religieuse et de respect des droits de l’homme, d’autant plus qu’en Turquie même, les muftis sont nommés par l’État. La crédibilité de telles recommandations suppose avant tout une cohérence entre les paroles et les actes.

Le libre exercice de la foi religieuse constitue un droit fondamental. Toutefois, ce droit ne saurait être invoqué de manière sélective ni servir de prétexte à des ingérences dans les affaires intérieures d’un État souverain. La Grèce, en tant qu’État européen de droit, protège les droits de tous ses citoyens, dans le plein respect des principes d’égalité devant la loi et d’égalité de traitement entre les citoyens, ainsi que dans le respect intégral du droit international.

Octobre 24, 2026